Ébréon

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Ébréon
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Aigre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Bruno Latouche
2008-2014
Code postal 16140
Code commune 16122
Démographie
Gentilé Ébréonais
Population
municipale
158 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 18″ N 0° 01′ 55″ E / 45.9383, 0.0319 ()45° 56′ 18″ Nord 0° 01′ 55″ Est / 45.9383, 0.0319 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 118 m
Superficie 10,05 km2
Localisation

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Ébréon

Ébréon est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Ébréonais et les Ébréonaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ébréon est une commune du Nord-Charente située à 5 km au nord d'Aigre, le chef-lieu de son canton.

Le bourg est aussi à 9 km au sud de Villefagnan, 13 km de Mansle, 16 km de Ruffec et 34 km d'Angoulême[1].

La commune est traversée par la D 19, route d'Aigre à Villefagnan, et le bourg est situé à 0,6 km à l'ouest de cette route. Il est desservi par la D 31 qui va à Tusson à l'est et Saint-Fraigne à l'ouest, et qui rejoint la D 737, route d'Angoulême à Aigre et Chef-Boutonne[2].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 8 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Ébréon compte deux hameaux, qui sont la Potonnière juste à côté du bourg à l'est et au carrefour de la route de Villefagnan, et Baunac au nord[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ébréon
Souvigné
Saint-Fraigne Ébréon Tusson
Villejésus

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Le Kimméridgien et Oxfordien terminal au nord-est occupent plus particulièrement la surface communale (Jurassique supérieur). Des alluvions récentes du Quaternaire occupent les vallées ainsi que des colluvions sous forme de grèzes au sud du bourg[3],[4],[5].

Le sol est karstique, et une carrière de pierre est située au sud de la commune dans la forêt de Tusson.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plaine ondulée bordée par une vallée à l'ouest, d'une altitude moyenne de 90 m. Le point culminant est à une altitude de 118 m, situé sur la limite au sud-est dans la forêt de Tusson. Le point le plus bas est à 69 m, situé sur la limite sud-ouest le long du ruisseau de Siarne. Le bourg est à 90 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Siarne limite la commune à l'ouest. C'est un affluent de l'Aume et un sous-affluent de la Charente. Ruisseau intermittent en amont depuis la commune de Brettes, il est alimenté par des sources au niveau du hameau de Siarne, comme la fontaine de Charroux, mais aussi par un court affluent naissant à la Font des Marais et passant au pied du bourg, où on trouve aussi la fontaine du Clard[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une chapelle construite vers le XIIIe siècle a existé à Beaunac. Elle a été détruite avant 1741[6]. Il y existait aussi un cimetière du haut Moyen Âge et une vingtaine de sarcophages y ont été découverts en 1884[7].

Hasard des archives, un parchemin du concernant Ébréon a été localisé dans les archives municipales de Valenciennes (département du Nord). Il concerne un dénombrement de fief effectué par François Richart, écuyer, seigneur de Champérambault, par-devant Geoffroy de Beauchamp, écuyer, seigneur de Souvigné.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Créée Ebreons en 1793 elle est devenue Ébréon en 1801.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001   Bruno Latouche SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 11,22 % sur le bâti, 45,21 % sur le non bâti, 5,30 % pour la taxe d'habitation et 12,97 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 158 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
453 540 474 500 544 526 556 554 554
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
514 483 482 447 450 428 381 340 334
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
319 324 333 338 327 324 258 251 240
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
215 185 188 174 176 157 155 158 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ébréon en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,3 
19,0 
75 à 89 ans
17,1 
16,5 
60 à 74 ans
15,8 
22,8 
45 à 59 ans
23,7 
17,7 
30 à 44 ans
18,4 
5,1 
15 à 29 ans
9,2 
19,0 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Ébréon est une petite commune agricole.

Les calcaires et diorites du moulin du Roc sont la seule entreprise.

Il y a un menuisier.

Le tourisme a amené la création d'un gîte rural.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles et collège sont à Aigre. Il existe un circuit de bus pour les écoles maternelle, primaire et l'école privée avec trois arrêts à la Potonnière, Ébréon et Beaunac et un circuit pour le collège avec les trois mêmes arrêts une heure plus tôt.

Autres services[modifier | modifier le code]

Ils sont tous à Aigre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens, ancien prieuré, a été reconstruite au XVIIe siècle à la place d'un édifice qui aurait daté du XIIe siècle. Elle est à un vaisseau à plan en croix latine. La flèche est polygonale. L'église a été agrandie en 1870[12].

Le logis de Beauregard, construit au XVIe siècle a été remanié au XVIIIe siècle. Excepté le pigeonnier, les parties agricoles ont été détruites au XIXe siècle[13].

Le logis de Champlambeau, lui a été construit au XVIIe siècle. Il comporte une grange, une cour et un jardin[14].

Le logis de la Font des Marais, lui a été construit au XVIIe siècle avec un étage carré comporte une cheminée remarquable. Le jardin et les bâtiments agricoles sont complétés par un pigeonnier[15].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]