Charles Jacques Huault de Montmagny

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Charles Jacques Huault de Montmagny
Image illustrative de l'article Charles Jacques Huault de Montmagny
Fonctions
Gouverneur de la Nouvelle-France
12 juin 163619 août 1648
Monarque Louis XIII
Louis XIV
Prédécesseur Marc Antoine Jacques Bras-de-fer de Châteaufort
Successeur Louis d'Ailleboust de Coulonge
Biographie
Date de naissance Vers 1583
Date de décès 1653 ou 1657
Lieu de décès Saint-Christophe
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Religion Catholicisme
Résidence Québec
Gouverneurs généraux de la Nouvelle-France

Charles Jacques Huault de Montmagny, né en France vers 1583 et décédé à Saint-Christophe aux Antilles, en 1653 ou 1657[1]. Il fut gouverneur-général de Nouvelle-France du 11 juin 1636 au 19 août 1648.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant son administration, il a contribué à la défaite des Iroquois et conclu avec eux une paix durable à Trois-Rivières en 1645. Il a également encouragé la poursuite des explorations du territoire et à l'agrandissement de la Nouvelle-France par les Jésuites au nord et à l’ouest au-delà des limites connues.

Chevalier de Malte et commandeur de Poincy, après son retour en France, il fut nommé par l'ordre de Saint Jean de Jérusalem comme successeur au gouverneur Philippe de Longvilliers de Poincy qui venait d'acheter l'île de Saint-Christophe et ses dépendances (Saint-Martin et Saint-Barthélemy) pour 120 000 écus à la Compagnie des Isles d'Amérique. Il se montra réfractaire à céder son poste. Selon le dominicain Jean-Baptiste Du Tertre, Montmagny se retira à Cayonne (maintenant Cayon), petit hameau de l'île, et y vécut retiré en tant que particulier privé attendant la mort de Longvilliers de Poincy pour lui succéder. Au bout du compte, il mourut avant Poincy.

Il fut le premier gouverneur de la Nouvelle-France nommé Onontio ou « Grande Montagne » par les Amérindiens du Canada et des Grands Lacs. Ce titre, qui sera porté par tous les gouverneurs par la suite, jusqu'à la chute du Canada français, est censé traduire le nom « Montmagny » dont l'étymologie serait Mons Magnus[2].

Le Gouverneur Montmagny est l'un des personnages importants de L'Autre Monde (1657) de Cyrano de Bergerac, au début de la première partie intitulée Histoire comique des Estats et empires de la Lune. Ce roman dans lequel Cyrano se met en scène est considéré comme le premier roman de science-fiction. Montmagny, qui est sur le point d'attaquer les Iroquois, y tient une conversation philosophique avec Cyrano peu de temps avant que celui-ci décolle pour la Lune à bord d'une machine s'apparentant à une fusée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Du Tertre, Histoire generale des Antilles habitées par les François, t. 1, Chez T. lolly,‎ 1667-71, p. 447
  2. Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing dans Le dictionnaire des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978., Montmagny ne contient pas l'adjectif magnus. Ils ont quelques raisons précises. En effet, un toponyme roman composé avec l'adjectif magnu- aurait abouti à Montmagne, Montmaigne (en supposant que « mont » soit employé au féminin) ou Montmain. On y reconnait en fait Magny, nom de plusieurs communes dans le nord de la France, Magnac dans le sud. L'association dans un toponyme roman d'un nom gallo-romain préexistant est chose assez courante. Montmagny signifie donc « le Mont de l'endroit appelé Magny », Magny étant un archétype gallo-roman en -acum composé avec le nom d'homme latin Manius commun dans la Rome antique et utilisé comme d'autres par les Gaulois. Manius signifie « né le matin », une utilisation du terme Magnus comme nom de personne signifiant "le grand" est également possible. Les Magny remontent, d'après les formes anciennes, à Maniacum « le domaine de Manius » ou à Magnacum « le domaine de Magnus ». Cependant, quelques Magny remontent au toponyme roman Mesnil, parfois prononcé « Mâni » et graphié Magny.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]