Sorbiers (Loire)

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Sorbiers
Vue de Sorbiers
Vue de Sorbiers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Saint-Héand
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Raymond Joassard
2014-2020
Code postal 42290
Code commune 42302
Démographie
Gentilé Sorbérans
Population
municipale
7 799 hab. (2011)
Densité 640 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 19″ N 4° 27′ 03″ E / 45.4886111111, 4.4508333333345° 29′ 19″ Nord 4° 27′ 03″ Est / 45.4886111111, 4.45083333333  
Altitude Min. 435 m – Max. 822 m
Superficie 12,19 km2
Localisation

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Sorbiers

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Sorbiers

Sorbiers est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Rose des vents Saint-Héand Fontanès Saint-Christo-en-Jarez Rose des vents
La Tour-en-Jarez N Saint-Chamond
O    Sorbiers    E
S
La Talaudière La Talaudière ; Saint-Jean-Bonnefonds Saint-Chamond

La localité est située sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée. D'un côté de la commune (ouest) coule l'Onzon[1], un sous-affluent de la Loire et de l'autre (est) le Langonand un sous-affluent du Rhône.

Par la route la plus courte, Sorbiers est située à 215 kilomètres de son homonyme Sorbiers dans les Hautes-Alpes.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Le Banc est un hameau disparu, situé en bordure de l'Onzon vers 1466. Son nom provenait d'une pierre blanche.
  • Boiron, aujourd'hui zone d'activités, est mentionné depuis 1454. Ce nom désignait un petit bois de forme arrondie.
  • La Chambeyronnière 1371.
  • Village au XVIIIe siècle, Chana est signalé en 1370 (Chanas de Sorbers). Lieu où poussaient de nombreux châtaigniers.
  • Deux origines possibles pour la Chaux : la présence vers la fin du XVIIIe siècle, de nombreux fours à chaux, et l'utilisation habituelle de la chaux pour débarrasser le grain de ses parasites.
  • La Choltière est mentionnée depuis 1388 : Locus de Cholotiera. L'origine en est attribuée à la famille Chol et aux fours à chaux qui fonctionnaient à cet endroit.
  • La Croix Rouge, le Valjoly (parc Fraisse et château) et la Fayolle sont des lieux-dits de Sorbiers. La Croix Rouge tient son nom de la croix que l'on trouve à la sortie de la rue du même nom. Elle a été repeinte d'un rouge un peu plus carmin. Des pétunias y sont régulièrement plantés et entretenus tout autour.
  • La Flache (Flachia, 1388), désigne une cavité du sol retenant l'eau.
  • Fougère (Locus de la Felgeri, 1391), devenu successivement Falgeri (1466), Feugery (1537), Faugière (1553), puis la Fougère au XVIIIe siècle. Nom provenant des fougères qui poussaient à profusion en ce lieu.
  • Le Grand-Quartier, au nord de la commune.
  • Langonand signifie étymologiquement "territoire", ce lieu-dit tire son nom de la rivière qui le traverse, citée en 1455 (Langonant).
  • Le Sapey (1392), indiquait la proximité d'une forêt de sapins.
  • La Vaure est l'un des lieux-dits les plus anciens de la commune (1344), dont le nom, d'origine gauloise, signifie "terre en friche". C'est à présent une importante zone industrielle et commerciale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits connus relatifs à Sorbiers datent de 984. "L'ecclesia de Sorber" (église de Sorbier) est mentionnée parmi les possessions de l'Église de Lyon[2],[3].

Elle est également mentionnée en 1173 dans la permutation réalisée lors de la séparation du Lyonnais et du Forez, dont elle forme vraisemblablement alors la limite, les droits du comte de Forez et de l'archevêque de Lyon y restant inchangés selon les termes de l'accord[4].

À la fin du XVIIIe siècle, Sorbiers devient "village et paroisse en Forez, rattaché à l'archiprétré de Saint-Étienne".

Avant la Révolution, la paroisse de Notre-Dame-de-Sorbiers dépendait de Saint-Romain-en-Jarez avec Cellieu, Chagnon, Fontanès et Saint-Christo-en-Jarez.

En 1789, l'Assemblée constituante décrète la création des municipalités. Les réformes napoléoniennes, les développements industriels et miniers, et leurs inévitables transferts de population, modifient sensiblement les contours administratifs et l'importance des villages de la région.

En 1872, Sorbiers, Saint-Jean-Bonnefonds et La Tour-en-Jarez cèdent une partie de leur territoire à la nouvelle commune de La Talaudière.

Le nom de la commune proviendrait du nom « sorbier ». On trouve l'orthographe actuelle à partir de 1908, dans l'acte de décès du maire d'alors, Claudius Remilleux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sorbiers (Loire) Blason Parti de sinople et d'argent à la bordure d'or, au lion de pourpre brochant sur la partition, lampassé d'argent, armé d'or, l'extrémité de la queue du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1959 Barthélémy Magand    
mars 1959 mars 1989 Félicien Chabrol   Conseiller général du canton de Saint-Héand (1967-1979)
mars 1989 juin 1995 Guy Peyrard    
juin 1995 mars 2008 Bernard Fayolle PS  
mars 2008 en cours Raymond Joassard PS Vice-président de Saint-Etienne Métropole (2008-2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Élections[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Sorbiers (Loire).

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Sorbiers sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Sorbiers Maire Raymond Joassard 4 avril 2014 2020
Cantonales Saint-Héand Conseiller général Bernard Philibert 27 mars 2011 2015
Législatives 3e circonscription Député François Rochebloine 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2 avril 2004 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 799 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 102 1 244 1 309 1 405 1 415 1 433 1 616 1 830 2 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 632 3 098 3 771 2 023 1 990 1 792 1 974 2 017 2 041
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 890 1 979 1 781 1 721 1 871 1 796 1 863 2 069 2 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 638 3 648 5 464 6 424 7 101 7 399 7 556 7 606 7 799
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie et société[modifier | modifier le code]

Sorbiers fut d'abord un village agricole.

La fabrication de la chaux donne son nom au lieu-dit "la Choltière" où l'on trouvait les fours. Cette industrie existait encore au XVIIIe siècle en d'autres points de la commune.

Si le dévidage de la soie et surtout la clouterie ont constitué également des pôles d'activités importants, l'essor de Sorbiers commence véritablement avec l'exploitation du charbon au XIXe siècle. En cinq ans, la population augmente de plus d'un quart avec l'arrivée des mineurs et leurs familles.

En 1872, le territoire de Sorbiers diminue avec la création de La Talaudière et la fermeture des houillères en 1968.

Plus récemment on retiendra, dans la descente vers la zone d'activités de la Vaure, la chocolaterie Aiguebelle (groupe Cémoi), active depuis 1981.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un EREA se trouve au nord de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

Sorbiers est desservie par les lignes 10, 14 et 45 de la STAS.

Culture[modifier | modifier le code]

Salle de théâtre, concerts... l'Échappé, espace ouvert à l'automne 2007.

Voies[modifier | modifier le code]

258 odonymes recensés à Sorbiers (Loire)
au 10 mai 2014
Allée Ave. Bld Chemin Clos Cours Imp. Montée Pass. Place Pont Quai Rd-point Route Rue Ruelle Square Autres Total
12 4 [N 1] 0 12 0 0 46 0 7 [N 2] 5 [N 3] 0 0 0 3 [N 4] 97 0 0 72 [N 5] 258
Notes « N »
  1. Avenue Antony Barrallon, Avenue Charles de Gaulle, Avenue du Chalet et Avenue du Valjoly.
  2. Passage de la Petite Vaure, Passage de Lamartine, Passage des Écoles, Passage du Four à Pain, Passage du Puyt, Passage du Sapey et Passage Rambert Faure.
  3. Place du 19-Mars-1962, Place du 8-Mai-1945, Place de l'Europe, Place Favien Achaintre et Place Victor Schoelcher.
  4. Route de La Fayolle, Route de Saint-Chamond et Route de Saint-Héand.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le ruisseau l'Onzon (1274) s'est appelé successivement Alson, Alzone, Alzon, Alzonanten, Aulzon, Aulzone, Auzon, Dozon, Donzon, Doulzon, Olzone, Dalzon, Donson, Dallyon, Dalhyon, Datzon, d'Ozon, Ozon. D'origine gauloise, ce nom signifie "rivière".
  2. Convention de conservation des biens de l’Eglise Saint-Etienne de Lyon (984), proposition de traduction de musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  3. Claude-François Menestrier, Hist. civile et consulaire de Lyon, preuve III. Lire en ligne (en latin)
  4. "Le château de Fougerolles, et ce que Guichard de Jarez devait pour ce château, et ce que Brian avait de l’Eglise dans le château de Grangent, elle l’a cédé au Comte, sauf les droits tant de l'Eglise que du Comte à Sorbiers". Bulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173 (1174), Lire en ligne
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]