La Ricamarie

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La Ricamarie
Statue de Michel Rondet à La Ricamarie.
Statue de Michel Rondet à La Ricamarie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Arrondissement de Saint-Étienne
Canton Canton du Chambon-Feugerolles
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Marc Faure
2014-2020
Code postal 42150
Code commune 42183
Démographie
Gentilé Ricamandoises, Ricamandois
Population
municipale
7 973 hab. (2011)
Densité 1 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 14″ N 4° 21′ 54″ E / 45.4038888889, 4.365 ()45° 24′ 14″ Nord 4° 21′ 54″ Est / 45.4038888889, 4.365 ()  
Altitude Min. 528 m – Max. 841 m
Superficie 6,95 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-laricamarie.fr

La Ricamarie est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Ricamarie se situe dans la vallée de l'Ondaine, à une altitude de 580 m à l'Hôtel de Ville. Cette commune se trouve dans le sud du département ligérien, au sein de la Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole, aux confins du Pilat et proche de la Haute-Loire.

Rose des vents Roche-la-Molière Roche-la-Molière Saint-Étienne Rose des vents
Le Chambon-Feugerolles N Saint-Étienne
O    La Ricamarie    E
S
Le Chambon-Feugerolles Saint-Genest-Malifaux
et Saint-Romain-les-Atheux
Planfoy

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines : de Tiregarne à La Ricamarie[modifier | modifier le code]

Les travaux et aménagements réalisés pendant la période contemporaine, liés à l'implantation de l'industrie et à l'extraction du charbon, ont probablement détruits tout ou partie des traces d'occupation ancienne. La présence possible d'un ancien oppidum au lieu-dit non localisé Bouthéon[1] reste aujourd'hui une théorie qu'aucune recherche archéologique n'est venue confirmer.

L'actuel quartier de la Romière est situé sur l'ancien chemin des pèlerins reliant Lyon au Puy-en-Velay, la Via romipedum a Lugduno ad Podium[2].

Au XIVe siècle, il est fait mention d'un hôpital sur le territoire de l'actuelle commune[3].

Dénommée Tiregarne[4] jusqu'au XVe siècle, le lieu-dit prend ensuite le nom de La Rycamarie puis La Ricamarie, probablement tiré d'un propriétaire, Monsieur Raquamier ou Récamier[5]. Certains évoquent une autre étymologie hypothétique, d'origine latine, en rapport avec son passé minier : ricamina ou ricaminera, signifiant une riche mine.

Jusqu'en 1711, l'église de La Ricamarie dépend de la paroisse de Saint-Étienne.

La Ricamarie n'est érigée en commune qu'en 1843.

Depuis le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de la Loire.

C'est surtout l'activité protoindustrielle, celle des forges installées sur le bassin versant de l'Ondaine et l'exploitation des mines de charbon qui est à l'origine du développement du secteur de La Ricamarie. On dénombrait déjà 3 mines en 1709 (la Mine, la Béraudière, le Montcel) et en 1843, la commune comptait 4 compagnies minières, sous le contrôle d'une seule autorité locale dès 1841.

Située sur un carrefour entre deux axes de communication de la Loire au Rhône et de Lyon au Puy-en-Velay La Ricamarie est alors partagée entre Valbenoîte, Saint-Genest-Malifaux, Montaud et le Chambon-Feugerolles. Cette situation rendant difficile le contrôle des hommes et des marchandises il est décidé - au milieu du XIXe siècle - de créer une commune indépendante. Cette dernière voit le jour le 22 juillet 1843.

La Ricamarie fut un haut lieu de la lutte des mineurs français pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail (avec notamment Michel Rondet). Le principal événement eut lieu le 16 juin 1869, au lieu-dit Le Brûlé, lorsque le 4e régiment d'infanterie de ligne tira sur la population rassemblée au ravin du Brûlé : la fusillade fit 14 morts dont un enfant de 16 mois et de nombreux blessés. En octobre 1869, un mouvement similaire dans la bassin houiller d'Aubin dans l'Aveyron fera également 14 morts.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Ricamarie (Loire).svg

Les armoiries de La_Ricamarie se blasonnent ainsi :

De gueules à la filière d'or; à la massette posée en pal et à deux pics de mineurs brochant en sautoir, le tout d'argent brochant en chef sur la filière, à la lampe de mineur allumée d'or, son réservoir au bouchon d'argent timbré d’un coq d'or, à l'étrier de laquelle est appendue une boussole d'argent la bordure d'or et à l'aiguille mise en bande et écartelée d'or et d'argent, adextrée d’une étoile à six rais d'or et senestrée d'un élément du Monument des Étoiles du même, le tout posé sur un tas de charbon de sable, ombré d'argent et brochant sur la filière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires sont d'abord des cadres supérieurs des Mines ou des républicains modérés. À partir de 1919 et jusqu'en 1940, la municipalité évolue vers la gauche. (Jean-Marie Pons meurt pendant son mandat, remplacé ainsi par André Allette.)

Les élections étant supprimées sous le gouvernement de Vichy, une délégation spéciale remplace le conseil municipal puis le maire est nommé par l'État. Après la libération, Auguste Poinat est maire du Comité de Libération.

La mairie passe à gauche, avec une majorité communiste dès 1947. La longévité de Fernand Montagnon, qui transmettra sa fonction à son premier adjoint Marc Faure en 1990, est le symbole d'une longue continuité politique. Pourtant, en 1995, la droite emmenée par Georges Berne remporte les élections. La gauche reprend les commandes en 2001, de nouveau avec Marc Faure.

Georges Berne a été porté sous les feux de l'actualité en 2005 par sa condamnation pour trafic d'influence et harcèlement sexuel, faits confirmés par la cour d'appel de Lyon. M. Berne s'est alors pourvu en cassation, mais son pourvoi a été rejeté, confirmant ainsi sa condamnation. (2007).

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
22 avril 1848 - 7 août 1852 Hugues Chomier
8 août 1852 - 18 mai 1857 Xavier Napoléon Marchand
19 mai 1857 - 29 janvier 1858 Jean Aguillon
30 janvier 1858 - 10 septembre 1870 Jean-Pierre Mure
11 septembre 1870 - 30 mars 1874 Jean Aguillon
31 mars 1874 - 17 avril 1875 Jean-Claude Braly
18 avril 1875 - 7 mai 1876 Jean-Jacques Fanget
8 mai 1876 - 16 juin 1898 Gerin Jacquemard
17 juin 1898 - 14 mai 1900 Antoine Berger
15 mai 1900 - 11 mai 1906 Antoine Moulin
12 mai 1906 - 25 mai 1912 M. Vincent SFIO
26 mai 1912 - 6 décembre 1919 Docteur Giroud
7 décembre 1919 - 23 septembre 1933 Jean-Marie Pons PRS
24 septembre 1933 - 11 mai 1935 André Allette
12 mai 1935 - août 1940 Jean Jourjon PUP
août 1940 - 8 décembre 1940 vacant
9 décembre 1940 - 19 mars 1941 Délégation spéciale (présidée
par Jean-Marie Bastie)
20 mars 1941 - 1944 Joseph Heurtier
1944 - 26 octobre 1947 Auguste Poinat
26 octobre1947 - 3 mai 1953 Germain Civet PCF
3 mai 1953 - 1962 Pierre Marcel Tyr SFIO
1962 - 1965 Toussaint Gernier SFIO
1965 - 1990 Fernand Montagnon PCF Conseiller général du Canton du Chambon-Feugerolles (1970-1994)
1990 - 18 juin 1995 Marc Faure PCF Conseiller général du Canton du Chambon-Feugerolles (1994-2001)
18 juin 1995 - 18 mars 2001 Georges Berne RPR
Depuis le 18 mars 2001 - en cours Marc Faure PCF

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de La Ricamarie sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales La Ricamarie Maire Marc Faure 2008 2014
Cantonales Le Chambon-Feugerolles Conseiller général Jean-François Barnier 16 mars 2008 2015
Législatives 4e circonscription Député Dino Cinieri 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2 avril 2004 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à La Ricamarie

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 973 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
3 921 2 739 3 338 3 273 4 131 5 264 6 700 6 773 6 330
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
7 044 7 310 8 873 9 078 9 927 9 873 10 522 10 246 10 162
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
9 683 10 915 11 902 11 539 10 426 9 644 10 246 8 438 8 073
2006 2009 2011 - - - - - -
7 917 7 966 7 973 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

151 odonymes recensés à La Ricamarie
au 20 avril 2014
Allée Ave. Bld Chemin Cité Clos Côte Cour Cours Imp. Montée Place Route Rue Sentier Square Autres Total
0 3 [N 1] 2 [N 2] 9 2 [N 3] 0 0 0 0 20 [N 4] 0 7 [N 5] 1 [N 6] 77 [N 7] 0 1 [N 8] 29 [N 9] 151
Notes « N »
  1. Avenue de la Gare, Avenue Jean Moulin et Avenue Maurice Thorez.
  2. Boulevard Stalingrad et Boulevard Victor Hugo.
  3. Cité C et Cité des Combes.
  4. Dont Impasse du 8-Mai.
  5. Place Baptiste Marcet, Place de la Liberté, Place des Écoles, Place des Écoles du Centre, Place Michalack, Place Michel Rondet et Place Raspail.
  6. Route du Guizay.
  7. Dont Rue du 19-Mars-1962 et Rue du 4-Septembre.
  8. Square Duche.
  9. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • Le Sentier du Mineur
Il s'agit d'un sentier touristique et historique de 6,5 km permettant de découvrir différents sites de l'histoire minière de La Ricamarie. Son départ a lieu sous la statue de Michel Rondet puis on découvre successivement le Musée de la Mine, la fresque murale du fronton des Écoles du Centre, la Chapelle polonaise dans le quartier du Montcel, la Cité minière des Mas, le Monument du Brûlé, le Puits des Combes et son site, le crassier Saint-Pierre, la Cité minière des Combes.
Fondé en 1931, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques sur demande de la municipalité depuis le 3 novembre 2003, il s'agit d'un des derniers puits de mine des vallées de l'Ondaine et du Gier. Bure reliant plusieurs galeries, profond de 469 mètres, le puits a cessé son activité en 1973. Une reconversion culturelle a été envisagée mais rien n'a été décidé jusqu'à aujourd'hui.
  • Le Lavoir de la Verrerie
Situé au 63 rue de la Libération, ce dernier Lavoir public de la ville témoigne de la vie quotidienne des femmes dans le passé ainsi que la vie sociale en général puisqu'il était un lieu d'échange et de communication.
  • L'Église Notre-Dame
La première chapelle fut créée en 1710 puis agrandie en église avec la construction d'un clocher. En 1976, la paroisse, la municipalité et la population sont contraint d'élaborer un projet de nouvelle église puisque l'église tombe en ruine. En 1980, la nouvelle architecture voit le jour: seul clocher d'origine, rénové, témoigne de l'ancienne église. À l'intérieur, on peut remarquer la nef hexagonale et trois statues en bois représentant Sainte Barbe, Saint Éloi et Saint François Régis.
  • Le barrage de l'Ondenon
Construit entre 1901 et mai 1904 dans la vallée de l'Ondenon, à l'entrée de la forêt, ce barrage est formé d'un mur curviligne de 32.60 m de hauteur au-dessus du lit et a 128 m de longueur en couronnement.
cf. paragraphe « Personnalités liées à la commune »
  • Le monument des Étoiles
Cette sculpture de bronze de Victor Caniato commémore les événements du printemps 1869 (cf. paragraphe « Histoire »). Inaugurée le 24 juin 1989, l'œuvre est située au carrefour des routes de Caintin et du Puits des Combes. D'une hauteur de 3,60 m, elle est pourvue de 14 étoiles symbolisant les victimes de la fusillade, dont les noms sont gravés sur la table d'offrande. L'enfant endormi à leurs pieds représente quant à lui l’avenir et l’espoir des hommes.
  • Le Monument de La Versanne
Situé dans le Parc du Pilat, à La Versanne, cette stèle rappelle le nom des 23 victimes d'un épisode local de la Seconde Guerre Mondiale: en juillet 1944, ces 23 résistants (dont une jeune fille), pour la plupart d'origine Polonaise, ont été massacrés par les soldats allemands.

Équipements divers[modifier | modifier le code]

Créé en 1980 à l'initiative de la section locale des mineurs CGT, il est situé place des écoles du Centre. La collection est constituée d'outillage, d'instruments, d'équipements de mineur et de géomètres, de roches, de fossiles, de documents, d'archives, de photos. On peut aussi y admirer une reconstruction grandeur nature d'une galerie en deux techniques différentes, cadre métal et boisage à anglet ainsi que les maquettes du Puits des Combes et du Puits Pigeot. D'anciens mineurs entretiennent le musée et en assurent les visites sur rendez-vous.

ECONOMIE DE LA RICAMARIE Parler des nombreuses petite PME de mécanique générale générales et autres entreprises familiales.Certaines ont fait faillite, d'autres..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Pologne Pyskowice (Pologne) depuis 1998

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouthéon: lieu detr. près du Montcel, commune de La Ricamarie - Terra vocata de Boutheon, 1455 (terr. de Roëria, f°112) in Dictionnaire topographique du département de la Loire, Publ. Univ. de Saint-Étienne, 2006.
  2. Mémoire de la Diana, tome X, p.149 idem.
  3. Terra sita en la Saygnete, juxta terram dicti tenementi vocatam de Lopital, 1388 (B 2026, f° 66) id.
  4. Apud Tiragarne et Solore, 1388 (B2026, f°60 v°) id.
  5. Iter tendens de Sancto Stephano apud Tiragarne... Versus domun Andree Raquamer, 1388 (B2026, f°60 v°) id..
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Cherrier, La Ricamarie: une ville, des hommes, édité par la Ville de La Ricamarie, 1993.
  • Dictionnaire topographique du département de la Loire, Publ. Univ. de Saint-Étienne, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]