Saint-Galmier

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Saint-Galmier
Vue générale de Saint-Galmier depuis la colline des Trois Croix.
Vue générale de Saint-Galmier depuis la colline des Trois Croix.
Blason de Saint-Galmier
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Arrondissement de Montbrison
Canton Canton de Saint-Galmier (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Galmier
Maire
Mandat
Jean-Yves Charbonnier
2008-2014
Code postal 42330
Code commune 42222
Démographie
Gentilé Baldomériens
Population
municipale
5 588 hab. (2010)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 27″ N 4° 19′ 05″ E / 45.5908333333, 4.3180555555645° 35′ 27″ Nord
       4° 19′ 05″ Est
/ 45.5908333333, 4.31805555556
  
Altitude Min. 357 m — Max. 551 m
Superficie 19,47 km2
Localisation

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Saint-Galmier

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Saint-Galmier
Liens
Site web http://www.saint-galmier.fr/

Saint-Galmier est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

Blasonnement [modifier]

D'argent, à un chevron de gueules, chargé d'une macle d'argent.

Géographie [modifier]

La commune est située à 25 km de Saint-Étienne, à 55 km de Lyon et à 330 km de Marseille.

Histoire [modifier]

Mairie de Saint-Galmier
Église à Saint-Galmier

Saint-Galmier vit le jour durant l'époque gallo-romaine. Cela a été vérifié par la découverte de thermes romains non loin de la source Badoit. À l'époque, on suppose que la ville se nommait Vicus Auditiacus. Désormais la cité s'élève sur une colline au point de rencontre occidentale des Monts du Lyonnais et de la plaine du Forez. Celle-ci domine la vallée de la Coise d'environ 60 mètres de haut. Une église dédiée à saint Galmier, remplaçant deux édifices médiévaux antériaux, comportant trois nefs et chapelles latérales datent du XVe siècle. Il s'appuyait contre le donjon du château qui est désormais une tour-clocher et dont les fondations servent maintenant au « nouveau » clocher bâti au XXe siècle.

Saint-Galmier doit sa célébrité à ses sources d'eau minérale, connues depuis l'époque gallo-romaine mais c'est au XIXe siècle que la ville voit sa renommée grandir grâce à cette eau minérale gazeuse naturelle lancée par Auguste Saturnin Badoit. Contenu Un peu d’histoire   Située sur un contrefort des Monts du Lyonnais, en bordure de la plaine du Forez, SAINT-GALMIER est une ville ancienne resserrée sur sa colline couronnée par l’église construite à l’emplacement du château fort primitif. Saint-Galmier à travers les âges

 Plus d’images de St-Galmier hier ici.

Bains romains À l’époque gallo-romaine, SAINT-GALMIER était sans doute une station de renom, puisque des fouilles en 1844 ont permis de découvrir de nombreux vestiges de thermes romains datant d’une période allant du milieu du II° siècle à la moitié du IV° siècle après J.C. La ville s’appelait alors VICUS AUDITIACUS.

Pendant le Haut Moyen Age, SAINT-GALMIER fait partie du Comté de Forez et devient châtellenie comtale. Les comtes se succèdent au château, Guy 1er en 1115, Guillaume le Barbu en 1118, Renaud qui octroie une chartre des franchises en 1265.

Au XIIIème siècle, la ville devient ainsi un centre actif d’échange ; au carrefour de 2 grands axes VELAY-LYONNAIS et AUVERGNE-DAUPHINE. De nombreux moulins s’installent sur la rive gauche de la rivière Coise.

Aux XIVème et XVème siècles, SAINT-GALMIER devient résidence des Comtes de Forez. L’église actuelle est située à l’emplacement du château, le clocher correspondant au donjon. Jusqu’en 1280, la première enceinte renferme le château, l’église, le cimetière et quelques maisons. Elle passe derrière l’église actuelle et, au bord de la place, elle était percée de la porte du Pain visible jusqu’en 1840, ainsi dénommée car elle bordait la place du Pain où était installé le four banal.

Médaille représentant le portrait de la Vierge au Pilier que l'on peut voir dans l'église de Saint-Galmier (Bronze, 59mm, signée Delarche)
Revers de la médaille avec l'intérieur de l'église

Il faudra attendre 1360 pour voir la seconde enceinte de 1200 m de long avec tours et portes, formant des remparts de 7m de haut autour du bourg qui s’étend au sud sur le flanc de la colline.

Des cinq portes primitives il ne reste que celle de l’Hôpital, au Sud, appelée aujourd’hui porte de Saint- Etienne.

Jeanne de Bourbon, épouse de Guy VII, réside souvent à Saint-Galmier, car la ville est fortifiée et la Châtellenie a de nombreux et puissants feudataires aux alentours. Ses fils y naissent et vers 1350 le Comte fait édifier pour elle le Manoir de Teillères de l’autre côté de la Coise, c’est à cette époque qu’est construit le pont Gavé.

Manoir de Teillèrers A la mort de Guy VII le Comté passe aux mains des Ducs de Bourbon, Louis II de Bourbon en prend possession en 1382. Sa femme Anne Dauphine, fille de Jeanne de Forez et petite fille de Jeanne de Bourbon, est donc héritière du Comté de Forez et Duchesse du Bourbonnais. A la mort d’Anne Dauphine en 1416, Saint-Galmier ne reçoit plus les Comtes de Forez mais reste sous l’administration des Châtelains du Comté.

En 1531, le Comté passe sous l’autorité royale pour être rattaché à la Couronne Royale en 1533 (François 1er s’y serait arrêté le 22 mai 1536). La châtellenie est alors engagée à des seigneurs qui ont droit à ses revenus. François 1er renouvelle les privilèges de la Charte.

Le nom originel de l’eau Badoit est Fontfort. C'est ainsi que Saint-Galmier durant la Révolution fut renommée Fontfortville (2600 habitants) – de fontaine forte ou fontaine gazeuse.

Mais pourquoi Saint-Galmier aujourd’hui ?

Statue de St-Galmier Au VIIème siècle un ouvrier serrurier forgeron, remarqué pour ses hautes vertus par l’Archevêque Tetricus, fut appelé à l’abbaye de Saint Just de Lyon où il fut ordonné Sous-Diacre par l’évêque Gauderic. Il y mourut le 27 février 650. La ville où il était né prit son nom pour honorer sa mémoire.

Son nom Waldomar évolue en Baldomar puis Galmier, Sanctus Baldomerus donne donc Saint-Galmier et les habitants se nomment depuis Baldomériens.

Administration [modifier]

Jean-Yves Charbonnier a été élu maire en 2008. Il était confronté à l'ancien maire Jean Bouchardon et au journaliste Frédéric Paillas.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 5 588 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 394 2 479 2 790 2 659 2 805 2 758 3 010 2 952
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 932 2 954 3 035 2 902 2 936 3 022 3 410 3 257 3 296
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 104 3 059 3 030 2 549 2 529 2 543 2 524 2 507 2 573
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
2 608 2 910 3 109 3 680 4 272 5 293 5 705 5 588 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Comme les innombrables petits villages provinciaux, Saint-Galmier se targue de quelques édifices.

  • Maison forte de La Teillière, du XIVe siècle.
  • Un hippodrome créé en 1899. Avec une piste en herbe de 1 330 m et une piste de trot de 1 220 m, l’hippodrome de Saint-Galmier appelé hippodrome Joseph-Desjoyaux, nom d'un ancien maire de la commune, est le seul éclairé de la région Rhône-Alpes.
  • Saint-Galmier est connue pour sa source d'eau gazeuse, exploitée par Danone, distribuée en France sous la marque Badoit.
Article détaillé : Badoit.
  • plusieurs bassins de thermes romains sont découverts au milieu du XIXe siècle, détruits dans l'Antiquité par une inondation de la Coise. Les mêmes fouilles ont révélé plusieurs médailles, dont une d'Antonin et une de Licinius (v.250 - 325)[3].
.

Sport [modifier]

Saint-Galmier a accueilli le championnat du monde de cross-country IAAF 2005 sur son hippodrome où les Éthiopiens Kenenisa Bekele et Tirunesh Dibaba furent sacrés.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  3. Etudes archéologiques des eaux thermales ou minérales de la Gaule à l'époque romaine. J. G. H. Greppo. année illisible, XIXe siècle. pp. 83-85. Citation d'une lettre de l'abbé Roux décrivant le premier bassin découvert.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité