Tobrouk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tobrouk
طبرق Ţubruq
Vue nocturne de Tobrouk
Vue nocturne de Tobrouk
Administration
Pays Drapeau de la Libye Libye
District Al Boutnan
Démographie
Population 135 832 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 32° 04′ 34″ N 23° 57′ 41″ E / 32.076111, 23.96138932° 04′ 34″ Nord 23° 57′ 41″ Est / 32.076111, 23.961389  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Libye

Voir sur la carte Libye administrative
City locator 13.svg
Tobrouk

Tobrouk (arabe : طبرق) est une ville portuaire de l'est de la côte libyenne, près de la frontière avec l'Égypte. Capitale du district d'Al Butnan (anciennement district de Tobrouk), la ville abrite une population de 135 832 habitants (2011). C'est le seul port en eau profonde entre l'Égypte et la Tunisie. Au XXe siècle, la ville est connue comme un lieu de bataille de la Seconde Guerre mondiale. Prise par les Alliés en 1941, elle fut ensuite le théâtre d'un long siège menée par l’Afrika Korps avant d'être reprise par les Alliés en novembre 1942.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tobrouk est le site d'une ancienne colonie grecque et, plus tard, d'une forteresse romaine gardant la frontière de la Cyrénaïque. Les siècles suivants, Tobrouk sert d'étapes pour les caravanes. En 1911, le port devint un poste militaire italien. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le port va devenir un enjeu stratégique. Outre son port en eau profonde, il dispose d'une usine d'épuration d'eau. Il se trouve aussi à proximité de la frontière entre la Libye alors colonie italienne et l'Égypte, ancien protectorat britannique et où se trouvaient encore de nombreuses troupes britanniques pour la protection du canal de Suez.

Article détaillé : Siège de Tobrouk.

Après la déclaration de guerre par l'Italie contre le Royaume-Uni, les escarmouches commencent dès 1940. Les troupes alliées (australiennes, néo-zélandaises, britanniques et françaises libres) s'emparent de Tobrouk le 12 janvier 1941. L'Afrika Korps en entame le siège le 11 avril 1941. Il dure jusqu'au 26 novembre 1941 : une brigade d'infanterie polonaise aide alors les Britanniques. La ville tombe le 20 juin mais ne sera reprise réellement par la Deutsches Afrika Korps que le 21 juin 1942. Elle n'est définitivement libérée qu'après la chute d'Ain el Gazala, le 12 novembre 1942.

Tobrouk rassemble des cimetières militaires français, britannique, allemand, australien, polonais et tchèque. Dans le cimetière français ont été inhumés les Français libres tués à la bataille de Bir Hakeim et précédemment enterrés sur les lieux du siège. Dans la nécropole, une exposition permanente française rappelle l'histoire de la bataille[1].

Après-guerre, la ville est reconstruite, puis s'étend dans les années 1960 avec la construction d'un terminal pétrolier relié par oléoduc au champ pétrolifère de Sarir (en).

La ville de Tobrouk s'est soulevée à partir du 17 février pendant la révolte libyenne de 2011. Une manifestation de jeunes ayant subi les tirs de la police causant 2 à 4 morts. Cela déclenche une révolte généralisée dans laquelle les manifestants s’arment de fusils de chasse. Devant l’attitude de la population et des tribus locales, les dirigeants des forces de sécurité décident très rapidement de fuir, laissant leurs hommes derrière eux et abandonnant leurs armes (la garnison militaire était essentiellement composée de militaires locaux qui n’ont pas tiré sur la foule). Avant de partir, les fidèles de Kadhafi font sauter deux dépôts de munitions[2].

Fortification[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mur de l'Atlantique#Les tobrouks.
Un tobrouk pour mortier, Longues-sur-Mer (Calvados)

Le nom de Tobrouk a été donné par la suite à un type de petites fortifications allemandes enterrées mais à ciel ouvert abritant principalement des nids de mitrailleuses et que l'on retrouvera en grand nombre sur le mur de l'Atlantique.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films évoquent cette bataille :

Et une série :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le cimetière et le musée de Bir Hakeim »
  2. Libye : Un avenir incertain : Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des belligérants libyens, Paris, Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme/Centre Français de Recherche sur le Renseignement,‎ mai 2011, 44 p. (lire en ligne), p. 18