Lesbos

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Lesbos
Λέσβος (el)
Photo satellitaire de Lesbos
Photo satellitaire de Lesbos
Géographie
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Localisation mer Égée
Coordonnées 39° 10′ 01″ N 26° 19′ 59″ E / 39.167, 26.33339° 10′ 01″ N 26° 19′ 59″ E / 39.167, 26.333  
Superficie 1 632,819 km2
Point culminant Lepetymnos et Olympus (968 m)
Géologie Île continentale
Administration
Périphérie Égée-Septentrionale
Dème Lesbos
Démographie
Population 90 643 hab. (2001)
Densité 55,51 hab./km2
Plus grande ville Mytilène
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Lesbos
Lesbos

Lesbos (en grec ancien Λέσϐος / Lésbos, en grec moderne Λέσβος / Lésvos) est une île grecque de la périphérie d’Égée-Septentrionale, souvent aussi appelée du nom de sa capitale Mytilène.

L'île présente plusieurs centres d'intérêt, notamment culturel (vestiges antiques), géologique, gastronomique et religieux. Lesbos est aussi connue dans le monde antique pour la qualité de ses vins et de son bois de construction pour les navires et pour son marbre bleu clair.

Le terme de lesbienne découle de la poésie de Sappho, qui est née à Lesbos. Ses poèmes, au contenu émotionnel puissant orienté vers les autres femmes, ont souvent été interprétés comme exprimant l'amour homosexuel[1]. Grâce à cette association, Lesbos et en particulier la ville de Eresós, son lieu de naissance supposé, sont fréquemment visitées par les touristes lesbiennes[2].

L'aéroport de l'île porte le nom du poète contemporain Odysséas Elýtis.

L'île est depuis l'Antiquité le siège de deux évêchés, l'un à Mytilène et l'autre à Kalloni.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de l'île

L'île a une superficie de 1 632 km2, avec 320 kilomètres de littoral, ce qui en fait la troisième plus grande île grecque. Elle est située dans le nord-est de la mer Égée. Elle compte deux vaste baies intérieures, le golfe de Iera au sud-est et le golfe de Kalloni au sud-ouest. L'île a une population totale de 105 194 habitants.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le mont Olympe

Lesbos est montagneuse avec deux hauts sommets, le mont Lepetymnos (968 m) et le mont Olympe (967 m) qui dominent au nord et au centre de l'île. Son origine volcanique se manifeste par la présence de plusieurs sources chaudes.

L'île est verdoyante, justifiant son appellation île d'émeraude, avec une flore d'une grande variété. Les onze millions d'oliviers ainsi que d'autres arbres fruitiers couvrent 40 % de l'île. Les forêts de pins méditerranéens, de châtaigniers et de chênes en occupent 20 %. Le reste est occupé par des broussailles, des garrigues et des paysages urbains. Dans la partie ouest de l'île se trouve la deuxième plus grande forêt pétrifiée de séquoias, après celle du parc national de Petrified Forest.

L'économie de l'ile est essentiellement agricole. L'huile d'olive est la principale source de revenu.

Le tourisme à Mytilène, encouragé par l'aéroport international, et dans les villes côtières de Petra, Plomari, Méthymne et Eresos, contribue sensiblement à l'économie de l'île. La pêche et la fabrication de savon et d'ouzo, l'alcool national grec, sont les autres sources de revenu.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est doux, méditerranéen. La température moyenne annuelle est de 18 °C et la moyenne annuelle des précipitations est de 750 mm. Son ensoleillement exceptionnel en fait l'une des îles les plus ensoleillées de la mer Égée. La neige et les températures très basses sont rares.

Relevé météorologique de Lesbos
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 11 11 15 18 22 28 30 30 25 21 16 12 19
Précipitations (mm) 124 96 75 47 25 9 3 3 11 37 94 142 333
Source : Lesbos


Flore et faune[modifier | modifier le code]

On estime à 1400 voire 1500 le nombre d'espèces végétales sur l'île. Cette richesse est due à la grande variété de ses biotopes, de ses formations rocheuses, des effets à long terme de l'activité humaine, de la proximité avec l'Asie mineure, dont finalement l'île ne s'est détachée que récemment d'un point de vue géologique[3]. Lesbos abrite notamment une grande variété d'orchidées (une trentaine d'espèces), notamment dans ses oliveraies centenaires[4].

Lesbos est aussi réputée des ornithologues du monde entier pour la richesse de son avifaune, notamment par la présence de ses deux grands golfes qui servent de halte aux oiseaux migrateurs.

Parmi les mammifères, on trouve l’écureuil de Perse (Sciurus anomalus, Gmelin, 1778). C'est le seul endroit d'Europe où l'on trouve cet écureuil oriental. Le petit murin de Lesbos (Myotis blythi lesviacus) est une espèce de chauve-souris endémique.

Administration[modifier | modifier le code]

le dème de Lesbos depuis la réforme Kallikratis (2010)

La capitale de l'île est Mytilène. C'est un important centre administratif. On y trouve le Ministère de l'Égée, les autorités régionales de l'Égée-septentrionale et le rectorat de l'Université de l'Égée.

Depuis le programme Kallikratis de 2010, l'île constitue à la fois un dème (municipalité) et l'un des cinq districts régionaux de la périphérie d'Égée-Septentrionale. Le dème est issu de la fusion de 13 des 18 dèmes et communautés de l'ancien nome de Lesbos, qui sont devenus des districts municipaux :

Les 5 autres dèmes et communautés de l'ancien nome de Lesbos, qui correspondent aux îles de Lemnos et Agios Efstratios, forment depuis 2010 le district régional de Lemnos (en).

L'île élit trois députés au Parlement grec.

Économie[modifier | modifier le code]

Le produit intérieur brut par habitant de l'île est environ de 69,1 % par rapport à celui de la Grèce[5].

L'agriculture est l'activité économique principale de l'île, et principalement la culture des oliviers (il y aurait 11 millions d'arbres) et l'élevage des moutons. Ce secteur emploie 31 % de la main-d'œuvre, 50 % si l'on compte les membres de la famille et ceux qui ont aussi une autre activité économique[6].

Les autres secteurs importants sont la pêche et le tourisme. Le tourisme ne s'y est développé que depuis les années 1980 et le premier charter est arrivé en 1982. Il reste limité en volume et quasi exclusivement héliotropique de masse, qui commence déjà à montrer ses limites[6].

La production d'huile d'olive a fait la prospérité de l'île, surtout à la fin du XIXe siècle. Le développement de l'île était basé sur sa position géographique, dans le cadre du commerce de la Mer Noire. À cette époque, Lesbos exportait 10 000 tonnes d'huile d'olive par an, 3 800 tonnes de savon et 200 tonnes de figues[7]. Une période de grand gel a détruit tous les oliviers de l'île en 1850, des variétés plus résistantes ont été plantées.

Une crise majeure a éclaté en 1922, avec l'arrivée des réfugiés grecs d'Asie mineur et le départ des habitants musulmans de l'île. Le commerce vers l'Asie mineure était désormais fermé, tandis qu'Athènes et Le Pirée restaient trop éloignés. L'économie de l'île a décliné, les fabriques ont été fermées et de nombreux habitants de l'île se sont exilés.

Avec la concurrence grandissante, la valeur de l'huile d'olive a chuté sur le marché mondial. Dans les années soixante, l'île a tenté de diversifier ses activités économiques et de réduire sa dépendance envers l'olivier[5].

Aujourd'hui, avec la stagnation du secteur touristique, Lesbos se tourne à nouveau vers la production agricole, avec la production d'huile d'olive, de fromage, d'ouzo, de vin, de conserves de poisson. L'île produit aujourd'hui 100 000 tonnes d'olives et 20 000 tonnes d'huile d'olive[8]. La production d'huile biologique s'est notamment particulièrement développée ces dernières années.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers traces humaines remontent a l’époque paléolithique[9].

Légendes[modifier | modifier le code]

Elle aurait été colonisée par Oreste, fils d'Agamemnon, qui y établit une colonie qui devient la plus puissante de l'Éolide. Pausanias prétend que c'est Penthilos, fils d'Oreste, fut celui qui s'empara de l'île[10]. Macarée, un fils d'Hélios d'après la légende, fut le premier roi ionien de cette île[11].

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'île aurait eu plusieurs noms, rapportés par Pline l'Ancien et Strabon :

  • Pelasgia (parce que ses premiers occupants seraient les Pélasges),
  • Macaria qui viendrait de Macarée,
  • Issa qui viendrait du prénom 'Issos, fils de Macarée,
  • et enfin Lesbos, petit-fils d'Éole et gendre de Macarée, est resté comme le héros éponyme.

Au début de son histoire, l'île est partagée en plusieurs cités rivales : l'île compta jusqu'à neuf villes importantes, dont Mytilène et Méthymne. C’est Mytilène qui finit par l’emporter, et ranger les autres villes sous son autorité. L’histoire de l’île se confond alors avec celle de sa capitale, qui était l’un des centres de la population éolienne. Lesbos absorba par la suite le petit royaume de Lemnos. À l'époque de la guerre de Troie, l'île était carienne selon Zénodote[12].

Comme beaucoup de cités-états grecques, Lesbos est dirigée depuis Mytilène par des tyrans : Mélandros (ou Mélanchros, -612/-608) qui est assassiné, puis Myrsilos (ou Myrsilé, -608/-595). Ils se succèdent de coup d'État en coup d'État. Alcée prend part à l'un de ceux-ci, qui a pour but de renverser la tyrannie de Myrsilos, mais les conspirateurs échouent et Alcée est obligé de se retirer à Pyrrha. Puis il quitte Lesbos et se rend en Thrace. À la mort de Myrsilos, Alcée compose ses vers les plus connus, par lesquels il célèbre la mort du Tyran.

Suit la tyrannie de Pittacos (ou Pittagos ou Pittacus, -595/-585), fils d'Hyrradios, qui avait pris part lui aussi au coup d'État contre Myrsilos. Son « règne » ne dure qu'une dizaine d'années, mais pendant cette période, il rétablit la paix et réorganise l'État. Il met fin aux privilèges de l'aristocratie et permet à Sappho, Alcée et ses frères de revenir à Lesbos. Nous avons peu d'informations avérées sur cet homme politique, qui fut l'un des Sept sages, car beaucoup de légendes entourent son nom. Il abdique volontairement et vit encore dix ans; les Mytiléniens lui donnèrent une terre, qu’il consacra aux dieux et qui porte maintenant son nom.

L'île, plus particulièrement Méthymne et Mytilène, est membre de la Ligue de Délos (-477/-404). Selon Thucydide Lesbos (sauf Méthymne) abandonne le camp des Athéniens pendant la Guerre du Péloponnèse, ce qui lui vaut, en -428, d'être châtiée fermement.

Plus tard, un éphémère tyran, Aristonicos (-334/-333) de Méthymne, est installé à la tête de la cité par Memnon de Rhodes (v.-380/-333). Favorable aux Perses Achéménides et hostile à Alexandre le Grand (-336/-323), il est fait prisonnier à Chios.

L'île passe sous domination romaine en 79 av. J.-C.

Périodes byzantine et génoise[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, Lesbos fit partie de l'empire byzantin. L'impératrice Irène y fut exilée en 803 et y mourut la même année.

Au terme de la quatrième croisade (1202-1204), elle passa aux mains de l'empire latin, mais fut reconquise par les Byzantins en 1247. En 1355, elle fut attribuée à la famille génoise des Gattilusi pour des raisons économiques et politiques.

Domination ottomane[modifier | modifier le code]

Lesbos fut conquise par les Turcs ottomans en 1462.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'île a été libérée de l'occupation ottomane le 8 novembre 1912 lors de la première guerre balkanique. L'amiral P. Koundouriotis a débarqué avec un escadron de la flotte hellénique mené par le navire Averof.
Dix ans plus tard, l'île accueillait les réfugiés d'Asie mineure. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'île a été occupée par les Allemands et libérée le 10 septembre 1944. L'île compte aujourd'hui un centre de rétention (centre de Pagani), majoritairement occupé en 2009 par des Afghans, et dont l'état dégradé a été critiqué par l'ONU[13].

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Strabon ajoute à cette liste l'historien Hellanicos (-495/-411).

  • Théoctiste de Lesbos (IXe siècle), saint ermite ;
  • Thomaïs de Lesbos (Xe siècle), sainte de l'Église byzantine ;
  • Christophoros de Mytilène (XIe siècle), poète ;
  • Khayr ad-Din Barberousse, (1466-1546), amiral ottoman ;
  • Georgios Jakobides, (1853-1932), peintre ;
  • Hüseyin Hilmi Pasha, 1855-1910, Grand Vizir Ottoman ;
  • Theophilos Hatzimihail (vers 1870–1934), peintre ;
  • Tériade, (1889-1983), critique d'art, mécène et éditeur ;
  • Hermon di Giovanno (vers 1900-1968), peintre ;
  • Odysséas Elýtis (1922-1996), poète ;
  • Tzeli Hadjidimitriou (1962-), photographe et écrivain;
  • Chatzi de Schrassig (1986-), célèbre moine copiste.

L'île est la patrie du poète Odysséas Elýtis, dont l'aéroport de Mytilène porte désormais le nom. Le romancier Stratis Myrivilis est né quant à lui à l'extrême Nord de l'île. L'écrivain et le peintre d'icônes Fotis Kontoglou est né en face, sur le continent, et il s'est réfugié sur l'île au moment de la Grande Catastrophe. L'éditeur parisien Tériade et le peintre Théophilos de Mytilène ont laissé à Mytilène deux musées jumeaux.

Charles Baudelaire écrivit Lesbos dans les Fleurs du mal "Mère des jeux latins et des voluptés grecques[...]". Renée Vivien, la poétesse sapphique a rendu un des plus beaux hommages à l'île.

Sites[modifier | modifier le code]

Forêt pétrifiée[modifier | modifier le code]

Tronc d'arbre pétrifié

L'ile de Lesbos contient l'une des rares forêts pétrifiées et a été déclaré monument naturel protégé. Des plantes fossiles ont été trouvées dans de nombreuses localités de la partie occidentale de l'île. La zone délimitée par les villages de Eressos, Antissa et Sigri est très dense en troncs d'arbres fossiles. Des fossiles isolés de plantes ont été trouvés dans de nombreuses autres parties de l'île, en particulier dans les villages de Molyvos, Polichnitos, Plomari et Akrasi.

La forêt fossile s'est formée entre la fin de l'Oligocène le milieu du Miocène, par suite de l'intense activité volcanique de la région. Les roches volcaniques du Néogène dominent le centre et l'ouest de l'île. Elles sont composées d'andésite, de dacite et rhyolite, d'ignimbrite, de pyroclastite, de tuf et de cendres volcaniques.

Les produits de l'activité volcanique ont couvert la végétation de la région et le processus de fossilisation a eu lieu dans des conditions favorables. Les plantes fossilisés sont des restes siliceux d'une forêt sub-tropicale existant sur la partie nord-ouest de l'île il y a 15 à 20 millions d'années.

Mytilène[modifier | modifier le code]

Mytilène est la capitale de l'île. Elle compte 36 196 habitants (en 2001), soit 40 % de la population de l'île. Elle est construite en amphithéâtre autour des vestiges de son château byzantin. On y trouve aussi un théâtre de la période hellénistique avec une superbe acoustique, qui peut accueillir 10 000 personnes. En banlieue de Mytilène, à Varia, le musée Theophilos abrite une importante collection de peinture du peintre originaire de l'île. Le musée Teriade, juste à côté, abrite la collection d'ouvrages d'art et de dessins de l'éditeur.

Plomari, capitale de l’ouzo[modifier | modifier le code]

Plusieurs maisons parmi les plus célèbres qui produisent l'ouzo consommé par tous les Grecs du monde entier ont commencé leur aventure dans une toute petite ville aux ruelles étroites, Plomari. La ville compte plusieurs distilleries.

Une île de pèlerinages importants[modifier | modifier le code]

L'île compte aujourd'hui trois pèlerinages qui, les jours de fêtes attirent des foules :

  • Près de Mytilène les tombeaux des saints Raphaël, Nicolas et Irène de Mytilène
  • Le monastère de Madamados, près de la côte Nord-Est de l'île, est le plus important pèlerinage grec à l'archange Michel qui est le patron de l'île. C'est d'ailleurs le jour de la Saint-Michel que l'île fut libérée de la domination turque en 1912.
  • Près de Kalloni, le monastère de Lémoni est un centre de pèlerinage à saint Ignace de Mytilène, second patron de l'île.

L'île est également le lieu où est mort saint André de Crète, à Éressos et le lieu où est né saint Constantin l'Agarénien, à Ypsilométopo.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bernadette J. Brooten, Love Between Women: Early Christian Responses to Female Homoeroticism, Chicago, University of Chicago Press,‎ 1998, poche (ISBN 978-0-226-07592-1, LCCN 96004727), p. 29–40
  2. (en) Bain Carolyn et Clark, Michael; Hannigan, Des, Greece, Melbourne, Lonely Planet,‎ 2004, 6e éd. (ISBN 978-1-74059-470-7), p. 568–570
  3. http://www.lesvosonline.gr/Lesvos/flowers/xlorid.htm Flowers of Lesvos in Lesvos online
  4. Galerie de photos d'orchidées de Lesbos sur le site Wildlife of Lesvos
  5. a et b E-commerce portal of Lesvos
  6. a et b Tourisme soutenable à Lesvos
  7. Karidis et Kiel, in Thanasis Kisos et Maria Koulouri, Agricultural landscape dynamics in the Mediterranean: Lesvos (Greece) case study using evidence from the last three centuries, Environmental Science & Policy 9, 2006.
  8. Région de l'Egée septentrionale
  9. (grk) Harissis H. et al., « Traces of Paleolithic settlement in Lesbos », Archaiologia kai Technes., no 76,‎ 2000, p. 83-87 (lire en ligne)
  10. livre III, 2.
  11. Pausanias livre III, 2.1
  12. Scholie à l’Iliade (IX, 665)
  13. L'Onu tance Athènes sur la rétention d'enfants réfugiés, Le Point, 28 août 2009

Galerie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]