Georgios Averoff (cuirassé)

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Georgios Averoff
Image illustrative de l'article Georgios Averoff (cuirassé)
Navire musée en 2006

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine grecque Marine grecque
Quille posée 27 février 1910
Lancement 12 mars 1910
Armé 1er septembre 1912
Statut désarmé le 1er août 1952
Caractéristiques techniques
Type croiseur cuirassé
Longueur 130 mètres[1]
Maître-bau 21,10 mètres[1]
Tirant d'eau 7,46 mètres[1]
Déplacement 10 100 tonnes[1]
Propulsion 2 machines alternatives à vapeur (chaudières Belleville)[1]
Puissance 21 500 ch[1]
Vitesse 23,9 nœuds[1]
Caractéristiques militaires
Armement 4 × 234 mm
8 × 190 mm
16 × 76 mm
4 × 47 mm
3 tubes lance-torpilles (430 mm)
Rayon d'action 2 480 miles à 17,5 nœuds,
Autres caractéristiques
Équipage 670 à 1 200 (officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots)
Chantier naval Orlando à Livourne
Coordonnées 37° 56′ 01″ N 23° 41′ 02″ E / 37.9337349, 23.6838466 ()37° 56′ 01″ Nord 23° 41′ 02″ Est / 37.9337349, 23.6838466 ()  

Le Georgios Averoff était un cuirassé de classe Pisa de la marine royale grecque qui a servi comme navire amiral durant la première moitié du XXe siècle. C'est en fait un croiseur cuirassé et il est, avec l’Aurora russe, le seul navire de ce type encore en existence.

Il est désormais exposé comme navire musée dans le port de Phalère, un des trois ports de la cité antique d'Athènes.

Marine grecque[modifier | modifier le code]

Nom et lancement[modifier | modifier le code]

Il porte le nom de l'homme d'affaires grec et philanthrope Georges Averoff qui participa à son financement. Le Georgios Averoff est l'un des trois croiseurs blindés de la classe Pisa construit en Italie entre 1905 et 1910, avec le Pisa et l’Amalfi. Il diffère cependant du Pisa avec ses deux mâts en tripode, ses trois cheminées, son armement et son blindage supérieurs[1].

Il a été lancé le 12 mars 1910 et le capitaine Loannis Damianos en prit le premier commandement en mai 1911 pour se rendre en Grande-Bretagne pour les festivités du couronnement du roi George V. Il s'échoua en juin à Spithead et dut être mis en cale sèche pour subir des réparations avant de reprendre la route vers la Grèce avec son nouveau commandant Pavlos Koundouriotis. En 1911, le Georgios Averoff était considéré comme le plus puissant des navires modernes de la Ligue balkanique contre l'Empire ottoman.

Blindage et armement[modifier | modifier le code]

Son blindage consiste en une ceinture continue de 2,50 mètres de haut ayant au centre 203 mm et aux extrémités 82 mm d'épaisseur. Le centre du navire est en outre séparé des poupe et proue par une paroi au pied des tourelles de 177 mm d'épaisseur. Les tourelles sont blindées : 165 mm au masque, 177 mm au fixe, blockhaus de 177 mm ; les petites tourelles ont 150 mm de blindage. Le pont est cuirassé de 50 mm[1].

Deux tourelles de deux fois 234 mm sont placées aux extrémités avec une tourelle de 76 mm au sommet. Quatre tourelles de deux fois 190 mm en rectangle au centre sont elles aussi surmontées d'une tourelle de 76 mm. Dix autres tourelles de 76 mm sont ainsi réparties : deux sous chaque château et six au centre. Enfin, quatre tourelles de 47 mm sont placées sous la passerelle avant plus deux sous le château arrière. Deux tubes sous marins sont installés en latérale, tournés vers l'avant et un est sous la poupe, en retrait[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Diagramme du Georgios Averoff

Durant la Première Guerre balkanique, il devient le navire amiral de la marine royale hellénique et participe à la libération des îles de la mer Égée. Lors des batailles navales d'Elli et de Lemnos, il assure la traversée de la flotte turque par la manœuvre « barrer le T » et concentre son feu sur le navire amiral ottoman, forçant la flotte ottomane à se retirer en désordre. Le Georgios Averoff ne subit que des dégâts légers durant ces deux batailles.

Durant la Première Guerre mondiale, la Grèce étant neutre, le bâtiment ne participe pas au conflit. Mais, en 1916, après les vêpres grecques, le Georgios Averoff est capturé par la flotte anglo-française. Il est rendu en 1917 quand la Grèce entre officiellement en guerre et navigue avec les navires alliés de Constantinople.

Au début de la guerre gréco-turque de 1919 à 1922 il participe à l'attaque des côtes turques puis à l'évacuation des réfugiés après la défaite de l'armée grecque.

Entre 1925 et 1927, il subit une refonte dans un chantier naval français. Il reçoit un armement moderne anti-aérien, un équipement de lutte contre les incendies et ses tubes lance-torpilles obsolètes sont supprimés.

Après l'attaque allemande contre la Grèce en 1941 et l'effondrement du front, l'équipage refuse de se saborder et se réfugie dans la baie de Souda, en Crète, puis rejoint le port d'Alexandrie. Il est affecté à l'escorte des convois et des patrouilles dans l'océan Indien et est basé à Bombay jusqu'en 1942. Il revient à Port-Saïd en 1944 en étant le fleuron de la marine grecque en exil et participe à la libération d'Athènes.

Il continue à servir de quartier général de la flotte grecque jusqu'à son désarmement en 1952 au port de Salamine. Puis il est remorqué à Poros où il reste de 1956 à 1983.

Musée naval[modifier | modifier le code]

En 1984, la Marine grecque décide d'en faire un navire musée et il est remorqué au port de Phalère, dans le Golfe Saronique, et fonctionne désormais en musée flottant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Musée maritime en Grèce:

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Cdt de Balincourt, Flottes de guerre., p. 494-495.