Jeux olympiques d'hiver de 2014

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Jeux olympiques d'hiver de 2014
Logo
Localisation
Pays hôte Drapeau de la Russie Russie
Ville hôte Sotchi
Coordonnées 43° 24′ 21″ N 39° 57′ 16″ E / 43.405718, 39.954375 ()43° 24′ 21″ N 39° 57′ 16″ E / 43.405718, 39.954375 ()  
Date Du 7 au 23 février 2014
Ouverture officielle par Vladimir Poutine
Président de la Fédération de Russie
Participants
Pays 88
Athlètes + 2 800
( masc. et fém.)
Compétition
Nouveaux sports Slopestyle en snowboard et en ski, slalom parallèle en snowboard, half-pipe en ski et saut à ski féminin
Nombre de sports 7
Nombre de disciplines 15
Épreuves 98
Symboles
Serment olympique Ruslan Zakharov
Patineur de vitesse
Flamme olympique Vladislav Tretiak
Irina Rodnina
Mascotte Barsik, Zaïka et Mishka
Géolocalisation

Géolocalisation sur la carte : Russie européenne

(Voir situation sur carte : Russie européenne)
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Sotchi

Géolocalisation sur la carte : Russie

(Voir situation sur carte : Russie)
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Sotchi
Géolocalisation sur la carte : Kraï de Krasnodar
Outline Map of Krasnodarski Krai.svg
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Sotchi
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Krasnaïa Poliana
Chronologie
Précédent 2010 Les cinq anneaux olympiques de cinq couleurs différentes 2018 Suivant
Les trois mascottes sur des timbres.

Les Jeux olympiques d'hiver de 2014, officiellement appelés les XXIIes Jeux olympiques d'hiver, et 22-е зимние Олимпийские игры en russe, sont célébrés du 7 au à Sotchi, ville russe bordée par la mer Noire à proximité du massif du Caucase. L'élection de Sotchi a eu lieu le , lors de la 119e Session du CIO à Ciudad de Guatemala au Guatemala. Sotchi a battu les villes de Salzbourg en Autriche (éliminée au 1er tour) et Pyeongchang en Corée du Sud.

C'est la deuxième fois que les Jeux olympiques se tiennent en Russie après les jeux d'été de Moscou en 1980 et la première fois qu'ils sont organisés dans la Fédération de Russie depuis l'éclatement de l'URSS.

Pour l'emporter, les autorités russes ont promis des investissements massifs estimés initialement à quatorze milliards d'euros pour faire de Sotchi un complexe de sports d'hiver de classe mondiale et relier cette ville de la mer Noire aux montagnes du Caucase (la localité de Krasnaïa Poliana accueillit les épreuves alpines).

Ces Jeux composés de 98 épreuves pour 15 disciplines dans 7 sports olympiques, seront suivis en mars 2014 des Jeux paralympiques d'hiver de 2014, également à Sotchi.

Sélection des villes[modifier | modifier le code]

Le , à la date limite de l'envoi des candidatures, sept villes se déclarent candidates à l'organisation des Jeux olympiques de 2014 : Almaty (Kazakhstan), Borjomi (Géorgie), Jaca (Espagne), Pyeongchang (Corée du Sud), Salzbourg (Autriche), Sofia (Bulgarie) et Sotchi (Russie).

Le , le Comité international olympique annonce les trois villes finalistes après évaluation de toutes les candidatures : Pyeongchang, Salzbourg et Sotchi.

Le vote définitif a eu lieu le à Guatemala, vote au terme duquel le CIO désigne la ville hôte en deux tours :

Résultats du choix de la ville candidate
Ville candidate Pays 1er tour 2e tour
Sotchi Drapeau de la Russie Russie 34 51
Pyeongchang Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 36 47
Salzbourg Drapeau de l'Autriche Autriche 25 -

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2014 (SOOC selon son sigle anglais) est chargé de l'organisation de ces Jeux.

Plusieurs grands sportifs russes sont ambassadeurs et membres du comité d'organisation des jeux olympiques de 2014, parmi lesquels Ievgueni Pliouchtchenko, Irina Sloutskaïa, Aleksandr Ovetchkine ou encore Tatiana Navka[1].

Logo et slogan[modifier | modifier le code]

Deux logos différents ont été créés pour ces Jeux olympiques d'hiver de 2014, une pour la candidature de Sotchi et l'autre en tant que marque des Jeux eux-mêmes. Le logo officiel des Jeux olympiques est créé par l'agence internationale de marketing Interbrand et est présenté en décembre 2009 à Moscou. C'est la première fois dans l'histoire des emblèmes des jeux olympiques qu'une adresse Web, sochi.ru, y est indiquée. La typographie de Sotchi et 2014 est telle que les deux termes pratiquement symétriques se font miroir[2], illustrant le fait que Sotchi est le point de rencontre entre la mer Noire et les montagnes du Caucase qui se reflètent dans cette mer[3].

Alors que le slogan de la candidature était « Gateway to the future » (« La porte du futur »), le slogan officiel pour ces Jeux est dévoilé en 2012 par le comité d'organisation : « Hot. Cool. Yours » (« Hivernaux. Chaleureux. Pour toi »)[4].

Mascottes[modifier | modifier le code]

La sélection des mascottes des Jeux olympiques et paralympiques 2014 a été faite à l'issue de l'émission de télévision « Talismaniya Sochi 2014 – The Final » le 26 février 2011. Le choix du léopard des neiges Barsik, du lapin Zaïka et de l'ours polaire Mishka (qui représentent respectivement l'or, l'argent et le bronze du podium olympique) comme mascottes olympiques a fait l'objet de controverses, notamment en ce qui concerne une fraude possible lors du vote par téléphone qui a placé en tête le léopard des neiges[5], candidat favori de Vladimir Poutine[6]. Au cours de cette même émission, le rayon de soleil Loutchik et le flocon de neige Snejinka n'ayant pas été retenus, ils sont choisis comme mascottes des Jeux paralympiques par un jury composé de paralympiens[7].

Torche olympique[modifier | modifier le code]

La présentation de la torche olympique s'est déroulée en janvier 2013. Il s'agit d'un objet de 95 cm de haut, 14,5 cm dans sa partie la plus large, pesant 1,8 kg. Elle a l'apparence d'une plume chrome argentée, rehaussée en son milieu d'une surface transparente rouge foncé, couleur traditionnelle de la Russie depuis le XIIIe siècle, symbolisant l'oiseau de feu né du folklore russe. Son équipe de designers, dirigée par Vladimir Pirojkov et Andrei Vodyanik, l'a conçue pour qu'elle puisse brûler malgré les contraintes climatiques russes[8].

Le parcours de la torche olympique pour les JO de 2014, qui a été allumée à Olympie le 28 septembre 2013, débute le à Moscou et dure 123 jours. Près de 14 000 personnes à travers 2 900 communes des 83 régions de Russie la portent le long de ce périple et 14 mille torches ont été fabriquées à cet effet[9]. Ce parcours cumule les records. En effet, la torche a fait un séjour dans l'espace du 7 au 11 novembre, dans la station spatiale internationale, elle a parcouru 5 000 km à bord du plus grand brise-glace à propulsion nucléaire du monde, le 50 Let Pobedy, pour faire l'aller-retour entre Mourmansk et le Pôle Nord géographique revendiqué par la Russie par le biais de la dorsale de Lomonossov[10]. Elle est descendue dans les profondeurs du lac Baïkal en Sibérie et est montée, début février, au plus haut sommet d'Europe, le mont Elbrouz dans le Caucase. Elle a effectué en tout et pour tout un périple d'environ 65 000 km, un record qui permet à Moscou de mettre en scène sa souveraineté et de créer un effet unificateur pour la nation russe[11],[12].

Médailles[modifier | modifier le code]

Parmi les 98 médailles d'or distribuées lors de ces jeux, les sept attribuées le 15 février 2014 contenaient un fragment du météore de Tcheliabinsk, pour marquer le premier anniversaire de la chute de ce bolide ; il s'agit des médailles d'or de slalom géant féminin, du relais féminin en ski de fond, du saut à ski sur gros tremplin, du skeleton masculin, du 1 500 mètres masculin en patinage de vitesse, et du 1 000 mètres féminin et du 1 500 mètres masculin en short track[13].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Les attentats de décembre 2013 à Volgograd (Russie), survenus quelques semaines avant le début des JO, visent, selon plusieurs analystes, à créer une « atmosphère de terreur ». Le géopoliticien Gérard Chaliand rappelle par ailleurs « que les Ouïgours et les Tibétains se sont manifestés en Chine dans les semaines qui ont précédé les Jeux olympiques de Pékin » en 2008[14],[15].

Face à cette menace, 100 000 policiers, militaires et agents de renseignements sont mobilisés pour ces jeux, dont 37 000 dans l'enceinte olympique protégée par un mur de trois mètres de haut. D'autres dispositifs de surveillance et de protection sont également déployés : 5 000 caméras, des drones, des missiles sol-air, des systèmes sophistiqués de détection aérienne et sous-marine (dont six batteries Pantsir S-1 pour assurer une bulle de protection resserrée autour du village olympique) et en mer des navires de surface et des sous-marins russes, assistés de deux navires de guerre, une frégate et le navire de commandement américain USS Mount Whitney. [16] Toutes les communications (téléphoniques, internet) sont surveillées par le système SORM du FSB[17].

Contrats publicitaires[modifier | modifier le code]

Les contrats publicitaires affichent une hausse continue. À la veille des jeux, la compagnie américaine de télévision NBC en est déjà à 800 millions de dollars de contrats publicitaires, un record pour elle[18].

Constructions sportives[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du parc olympique.

Les jeux se passent dans deux sites :

  • le complexe côtier qui comprend le parc olympique de Sotchi situé dans le microraïon d'Adler ;
  • le complexe de montagne à Krasnaïa Poliana (Красная Поляна en russe, ce qui signifie « la clairière rouge »), station de ski située à 60 km du centre-ville de Sotchi et à 40 km d'Adler.

Le parc olympique[modifier | modifier le code]

Vue du front de mer de Sotchi depuis la mer Noire, situé à 20 km au nord du complexe côtier.

Le parc olympique de Sotchi est installé à Adler sur la côte de la mer Noire.

Sont construits, en lieu et place d'un ancien kolkhoze[19] :

Disposition des installations sportives du complexe côtier.

Krasnaïa Poliana[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Krasnaïa Poliana.
Sites des épreuves à Krasnaïa Poliana (carte interactive)

Sont construits :

  • le Centre de sport de glisse Sanki pouvant accueillir 11 000 spectateurs ;
  • le complexe « Laura » pour le biathlon et le ski, 20 000 spectateurs ;
  • le complexe « Rosa Khutor » pour le ski alpin et le snowboard, 18 000 spectateurs ; l'originalité de ce complexe étant l'arrivée commune à toutes les disciplines de ski alpin et le stockage d'un demi million de m3 de neige[20], Sotchi étant réputée pour la douceur[21] de son climat subtropical[22] ;
  • la station de montagne « Alpika service » pour le freestyle ;
  • le centre de ski nordique pour le saut à ski, RusSki Gorki, 15 000 spectateurs ;
  • deux villages olympiques Derevnia ("village") et Sloboda ("grand village" ou "faubourg" en russe)
  • le lieu d'hébergement des journalistes à Gornaïa Karoussel.

Nations participantes[modifier | modifier le code]

Au 24 janvier 2014, 90 nations sont annoncées à ces jeux grâce à la qualification d'au moins un athlète, avec près de 3 000 athlètes (presque autant d'accompagnateurs)[19]. Sept pays font leurs débuts aux Jeux olympiques d'hiver : la Dominique, Malte, le Paraguay, le Timor oriental, le Togo, les Tonga et le Zimbabwe. Six pays ayant participé en 2010 ne sont pas présents en 2014 : l'Afrique du Sud, la Colombie, la Corée du Nord, l'Éthiopie, le Ghana et le Sénégal.

Sportifs sous le drapeau olympique[modifier | modifier le code]

L'Inde est présente, représentée par trois sportifs, en luge, ski alpin et ski de fond, qui ont défilé sous le drapeau olympique à cause de la suspension du comité olympique indien, car les élections de l'Indian Olympic Association sont prévues deux jours après la cérémonie d'ouverture, ne permettant, théoriquement, pas de lever la suspension à temps[23]. Les athlètes indiens ont donc défilé sous le drapeau olympique au cours de la cérémonie d'ouverture. Toutefois, le 11 février, le CIO prit la décision de réintégrer l'Inde dans le comité avec effet immédiat. Il leur est alors possible de concourir aux jeux 2014 sous leur propre drapeau[24]. Le lugeur Shiva Keshavan a disputé l'épreuve individuelle le premier week-end de la compétition a donc concouru sous la bannière olympique, tandis que les deux autres athlètes concourent sous le drapeau indien.

Défections[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays ont décidé de ne pas participer aux Jeux alors qu'un de leurs représentants était qualifié.

L'Afrique du Sud devait participer, ayant obtenu une place pour le skieur Sive Speelman. Le Comité olympique sud-africain décide toutefois de ne pas envoyer ce skieur aux Jeux, arguant que ses résultats lors des qualifications ne sont pas assez bons. La place accordée à Speelman a été réattribuée à un autre pays[25].

L'Algérie a choisi de ne pas participer aux jeux car Mehdhi-Selim Khelifi était le seul qui ait réussi à se qualifier[26].

Kristina Krone est initialement qualifiée pour représenter Porto Rico à Sotchi, mais le Comité national olympique portoricain a décidé de ne plus envoyer d'athlètes aux jeux d'hiver depuis le forfait de dernière minute d'une équipe de bobsleigh aux jeux de 2002[27].

Carte des nations participantes aux JO 2014 (en bleu: première participation).
Les 88 délégations participantes aux Jeux de 2014
Afrique Amérique Asie Europe Océanie
3 pays 15 pays 18 pays 49 pays 3 pays


Les cérémonies[modifier | modifier le code]

Ouverture[modifier | modifier le code]

La flamme olympique et le début du feu d'artifice.

La cérémonie d'ouverture a eu lieu le . Plus de 3 000 personnes appartenant à des groupes artistiques ont participé aux danses, ballets, acrobaties et spectacles de cirque lors de la cérémonie d'ouverture qui a été suivie par environ trois milliards de téléspectateurs dans le monde, dont 5,5 millions en France, et par 40 000 spectateurs présent dans le stade olympique Ficht de Sotchi[28].

La patineuse artistique Irina Rodnina et le joueur de hockey sur glace Vladislav Tretiak ont allumé la torche[29].

Clôture[modifier | modifier le code]

La cérémonie de clôture s'est déroulée le dimanche 23 février dans le Stade olympique Ficht en présence de Vladimir Poutine, cérémonie mettant en valeur les arts russes[30], avec le passage du témoin pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 à Pyeongchang en Corée du Sud.

Compétition[modifier | modifier le code]

Sports au programme[modifier | modifier le code]

Ces Jeux de Sotchi comprennent 98 épreuves (49 épreuves d'hommes, 43 de femmes et six mixtes[31]) pour quinze disciplines dans sept sports olympiques, soit le nombre le plus élevé de l'histoire des Jeux d'hiver après le précédent record de 86 épreuves lors des Jeux de Vancouver en 2010[32].

Le 6 avril 2011 à Londres, la commission exécutive du Comité international olympique a validé l'introduction des sports suivants:

Le 4 juillet 2011, le Comité international olympique a sélectionné trois nouvelles disciplines.

Le ski alpin par équipes, quant à lui, n’a pas été retenu[35].

Le 28 novembre 2006, le Conseil exécutif de la COI a décidé de ne pas inclure les sports suivants dans le processus du programme d'examen[36].


Nombre d'épreuves Hommes Femmes Mixtes Total
Biathlon Biathlon 5 5 1 11
Bobsleigh Bobsleigh 2 1 3
Badminton Combiné nordique 3 3
Curling Curling 1 1 2
Hockey sur glace Hockey sur glace 1 1 2
Luge Luge 1 1 2 4
Patinage artistique Patinage artistique 1 1 3 5
Patinage de vitesse Patinage de vitesse 6 6 12
Nombre d'épreuves Hommes Femmes Mixtes Total
Saut à ski Saut à ski 3 1 4
Short-track Short-track 4 4 8
Skeleton Skeleton 1 1 2
Ski acrobatique Ski acrobatique 5 5 10
Ski alpin Ski alpin 5 5 10
Ski de fond Ski de fond 6 6 12
Snowboard Snowboard 5 5 10
Total (15 sports) 49 43 6 98


Calendrier[modifier | modifier le code]

       Cérémonies        Jour de compétition        Jour de finale    4    Nombre de finales        Finales reportées        Gala d’exhibition
Calendrier général des Jeux olympiques de 2014[37]
Février 2014 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Cérémonies Drapeau olympique O C
Bobsleigh Pictogramme Bobsleigh 1 1 1
Curling Pictogramme Curling 1 1
Hockey sur glace Pictogramme Hockey sur glace 1 1
Luge Pictogramme Luge 1 1 1 1
P
a
t
i
n
a
g
e
Artistique Pictogramme Patinage artistique 1 1 1 1 1
Vitesse Pictogramme Patinage de vitesse 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Short-track Pictogramme Short-track 1 1 1 1 1
Skeleton Pictogramme Skeleton 1 1
Ski acrobatique Pictogramme Ski acrobatique 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Ski alpin Pictogramme Ski alpin 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
S
k
i

n
o
r
d
i
q
u
e
Biathlon Pictogramme Biathlon 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Combiné nordique Pictogramme Combiné nordique 1 1 1
Saut à ski Pictogramme Saut à ski 1 1 1 1
Ski de fond Pictogramme Ski de fond 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1
Snowboard Pictogramme Snowboard 1 1 1 1 1 1 1 2 1
Février 2014 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
       Cérémonies        Jour de compétition        Jour de finale    4    Nombre de finales        Finales reportées        Gala d’exhibition


Tableau des médailles[modifier | modifier le code]

Vingt-six des 88 nations participant à ces Jeux remportent au moins une médaille, comme détaillé dans le tableau ci-dessous. Vingt-et-un pays gagnent au moins une médaille d'or et vingt-quatre nations obtiennent plus d'une médaille. Au total, 295 médailles sont distribuées. La Russie, qui évoluait à domicile, arrive en tête de ce tableau avec 33 médailles : 13 d'or, 11 d'argent et 9 de bronze. La meilleure nation des Jeux de 2010, le Canada, est cette fois troisième avec 25 médailles dont les 4 titres mis en jeu dans les sports collectifs que sont le curling et le hockey sur glace. La Slovénie obtient ses deux premiers titres olympiques en hiver[38] tandis qu'aucun pays ne remporte de médaille pour la première fois.

  •      Pays organisateur (Drapeau : Russie Russie)
Rang Nation Or Argent Bronze Total
1 Drapeau : Russie Russie 13 11 9 33
2 Drapeau : Norvège Norvège 11 5 10 26
3 Drapeau : Canada Canada 10 10 5 25
4 Drapeau : États-Unis États-Unis 9 7 12 28
5 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 8 7 9 24
6 Drapeau : Allemagne Allemagne 8 6 5 19
7 Drapeau : Suisse Suisse 6 3 2 11
8 Drapeau : Biélorussie Biélorussie 5 0 1 6
9 Drapeau : Autriche Autriche 4 8 5 17
10 Drapeau : France France 4 4 7 15
11 Drapeau : Pologne Pologne 4 1 1 6
12 Drapeau : République populaire de Chine Chine 3 4 2 9
13 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 3 3 2 8
14 Drapeau : Suède Suède 2 7 6 15
15 Drapeau : République tchèque République tchèque 2 4 2 8
16 Drapeau : Slovénie Slovénie 2 2 4 8
17 Drapeau : Japon Japon 1 4 3 8
18 Drapeau : Finlande Finlande 1 3 1 5
19 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 1 1 2 4
20 Drapeau : Ukraine Ukraine 1 0 1 2
21 Drapeau : Slovaquie Slovaquie 1 0 0 1
22 Drapeau : Italie Italie 0 2 6 8
23 Drapeau : Lettonie Lettonie 0 2 2 4
24 Drapeau : Australie Australie 0 2 1 3
25 Drapeau : Croatie Croatie 0 1 0 1
26 Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan 0 0 1 1
Total 99 97 99 295

Sportifs les plus médaillés[modifier | modifier le code]

Sportifs les plus médaillés
Athlète Pays Sport médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'argent, Jeux olympiques médaille de bronze, Jeux olympiques Ensemble
Viktor Ahn Drapeau : Russie Russie Short track speed skating pictogram.svg Short track 3 0 1 4
Darya Domracheva Drapeau : Biélorussie Biélorussie Biathlon pictogram.svg Biathlon 3 0 0 3
Marit Bjørgen Drapeau : Norvège Norvège Cross country skiing pictogram.svg Ski de fond 3 0 0 3
Ireen Wüst Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Speed skating pictogram.svg Patinage de vitesse 2 3 0 5
Martin Fourcade Drapeau : France France Biathlon pictogram.svg Biathlon 2 1 0 3
Sven Kramer Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Speed skating pictogram.svg Patinage de vitesse 2 1 0 3
Jorrit Bergsma Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Speed skating pictogram.svg Patinage de vitesse 2 0 1 3
Park Seung-hi Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud Short track speed skating pictogram.svg Short track 2 0 1 3
Charlotte Kalla Drapeau : Suède Suède Cross country skiing pictogram.svg Ski de fond 1 2 0 3
Shim Suk-hee Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud Short track speed skating pictogram.svg Short track 1 1 1 3
Tiril Eckhoff Drapeau : Norvège Norvège Biathlon pictogram.svg Biathlon 1 0 2 3
Ondřej Moravec Drapeau : République tchèque République tchèque Biathlon pictogram.svg Biathlon 0 2 1 3
Arianna Fontana Drapeau : Italie Italie Short track speed skating pictogram.svg Short track 0 1 2 3

Controverses[modifier | modifier le code]

Les timbre-poste de Pridnestrovie, jeux olympiques à Sotchi.

Le choix de Sotchi ainsi que la préparation des Jeux Olympiques d'hiver 2014 ont fait l'objet de vives critiques de la part de certains médias, les autorités russes étant particulièrement visées à propos des points suivants : Pour Reporters sans frontières et l'ONGI Human Rights Watch, la liberté de la presse aurait été entravée à de nombreuses reprises par la police[39],[40],[41] ; La liberté sexuelle des athlètes ne serait pas garantie par les nouvelles lois russes interdisant la diffusion de messages homosexuels aux mineurs. Le Huffington Post allant jusqu'à avancer que « la Russie pourrait arrêter les athlètes gay lors des JO d'hiver »[42],[41] ; De nombreux travailleurs migrants, parmi les 60 000 ouvriers employés, seraient exploités, travaillant dans des conditions très difficiles et n'étant pour nombre d'entre-eux que partiellement payés[43],[44],[41].

Malgré l'engagement des organisateurs que les jeux de Sotchi soient en « harmonie avec la nature »[45], les organisations écologistes sur place affirment que les chantiers ont provoqué un accroissement des risques de glissement de terrain et d'inondation, des écoulements d'eaux usées dans la mer et une pollution des sources d'eau potable[46],[41].

Les investissements sont finalement estimés à 50 milliards d'euros[47]. Ce budget a notamment permis la construction du village olympique, de 14 sites olympiques, auxquels s’ajoutent un nouvel aéroport international, un port maritime, deux gares, 202 km de voies ferrées, 365 km de nouvelles routes, 102 ponts routiers, 54 ponts ferroviaires, 22 tunnels, ainsi que 3 centrales thermiques, 1 centrale hydroélectrique, 19 unités de production électrique et 480 kilomètres de gazoducs, infrastructures dénoncées par les écologistes pour leur impact « extrêmement négatif » sur l’environnement[46],[48]. Selon un rapport de Boris Nemtsov et Leonid Martynyuk, membres du mouvement d'opposition Solidarnost[49], une partie des sommes investies auraient[évasif] servi à l'enrichissement de Vladimir Poutine et d'hommes d'affaires, la corruption représentant selon diverses estimations de 20 % à 50 % des dépenses[50]. Pour certains observateurs, ce traitement de l’information relève du dénigrement[47].

En 2012, les écologistes Evgeni Vitichko et Suren Gazarian avaient été condamnés à trois années de prison avec sursis pour avoir tagué une clôture dans une zone forestière protégée[51]. Pendant les Jeux, un certain Evgeni Vitichko, membre d’une ONG de défense de l’environnement du Caucase du Nord, a été condamné par le tribunal régional de Krasnodar à trois ans d’emprisonnement, Daniel Cohn-Bendit allant jusqu’à comparer Poutine à Hitler[47]. L’appel au boycott lancé aux athlètes français par Bernard-Henri Lévy durant l’Euromaïdan n’empêchera pas la Crimée de déclarer son indépendance[52] ; ni Poutine, silencieux durant les JO[53], d’opérer l’unité de la nation[54]. Pour Thierry Meyssan, ces évènements dans leur ensemble, des JO aux bouleveversements géopolitiques qui suivirent, ont fait pencher la Russie du bon côté de l’Histoire[53].

Débat sur le boycott[modifier | modifier le code]

À la suite de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008 et de l'occupation russe de plusieurs points stratégiques de Géorgie dont le port de Poti, le ministre des Affaires étrangères tchèque, Karel Schwarzenberg, s'est déclaré favorable à un boycott des Jeux olympiques d'hiver de 2014, affirmant : « Je trouve qu'organiser une fête de la paix et du sport dans le voisinage immédiat d'un lieu où l'on a massacré et mené une guerre d'agression est une idée étrange »[55].

En outre, la question du boycott des JO de Sotchi a été latente en Géorgie à partir de 2008 et jusqu'à l'arrivée au pouvoir de la coalition « rêve géorgien » de Bidzina Ivanishvili en octobre 2012. Contrairement à l'avis longtemps défendu par Mikhail Saakashvili, le nouveau Premier ministre de coalition Ivanishvili a déclaré fin décembre 2012 que la Géorgie participerait aux JO, geste d'ouverture à l'égard du voisin russe dans une démarche de rapprochement bilatéral[56].

En 2013, de nouveaux appels au boycott ont été lancés par des associations en faveur de l'information homosexuelle auprès des mineurs à la suite du vote d'une loi contre la « propagande homosexuelle » auprès des mineurs[57],[58].

Enfin, en 2014, à la suite du mouvement contestataire en Ukraine, Bernard-Henri Lévy lance un appel contesté[59] pour « suspendre la participation européenne Jeux olympiques de Sotchi[60]. »

Médias[modifier | modifier le code]

13 000 journalistes internationaux, tous médias confondus, sont accrédités pour la couverture des jeux qui devraient attirer quelque trois milliards de téléspectateurs à travers le monde, selon les estimations des organisateurs[48].

Ces jeux sont couverts par plus de 6 000 diffuseurs et de radio-télévision dont 94 chaînes de télévision de 123 pays et seront pour la première fois retransmis en Ultra high definition television[61].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. JO 2014: la patineuse Tatiana Navka ambassadrice des Jeux de Sotchi
  2. Correspondance de S avec 2, o avec 0, i avec 1 et symétrie du h avec le 4
  3. (en) « UNIQUE DIGITAL OLYMPIC EMBLEM REVEALED BY SOCHI 2014 FOR RUSSIA’S FIRST WINTER GAMES », sur interbrand.com,‎ décembre 2009
  4. « Le comité d'organisation des JO de 2014 à Sotchi dévoile son slogan », sur olympic.org/,‎ 26 septembre 2012
  5. Le léopard a recueilli 28 % des voix, l'ours polaire 18 % et le lapin 16 %.
  6. (en) Fred Weir, « In Russia, accusations of corruption taint even Olympics mascot selection », sur csmonitor,‎ 1 mars 2011
  7. « Trois mascottes olympiques pour Sotchi 2014 », sur olympic.org,‎ 28 février 2011
  8. 14 janvier 2013, « JO-2014 : la Russie dévoile la torche olympique de Sotchi », sur RFI
  9. « Sotchi déclare sa flamme », L'Equipe, no 21368,‎ 15 janvier 2013
  10. Anne Pélouas, « Après la Russie et le Danemark, le Canada revendique le pôle Nord », sur Le Monde,‎ 7 décembre 2013
  11. « Détails du projet Pôle Nord, Elbrouz et Baïkal », sur Site officiel des Jeux olympiques de Sotchi 2014,‎ 2013 (consulté le 24 novembre 2013)
  12. « La torche revient sur Terre », sur Le Monde,‎ 2013 (consulté le 24 novembre 2013)
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  21. 400 canons à neige sont en activité avant l'ouverture des jeux. Puisant leur matière première dans un réservoir d’eau géant spécialement creusé à flanc de montagne, ils ont une capacité de production de 5 000 m3 de neige à l’heure. Source : JO Sotchi 2014 : un test pour Poutine, « Pierre Avril », sur Sport24.com,‎ 7 février 2013
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