Météore de Tcheliabinsk

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Météore de Tcheliabinsk
Traînée laissée par le bolide, vue depuis Tcheliabinsk, regardant vers le sud.
Traînée laissée par le bolide, vue depuis Tcheliabinsk, regardant vers le sud.
Caractéristiques
Type Chondrite ordinaire
Observation
Localisation Oblast de Tcheliabinsk,
Drapeau de la Russie Russie
Coordonnées 54° 48′ N 61° 06′ E / 54.8, 61.1 ()54° 48′ Nord 61° 06′ Est / 54.8, 61.1 ()  
Chute observée Oui
Date 15 février 2013
Découverte 15 février 2013
Masse totale connue ?

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Météore de Tcheliabinsk

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Météore de Tcheliabinsk

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Météore de Tcheliabinsk

Le météore de Tcheliabinsk, désigné par l'UAI comme superbolide de Tcheliabinsk[1],[2], est un météore ou bolide qui a été observé dans le ciel du sud de l’Oural, au-dessus de l’oblast de Tcheliabinsk, le matin du 15 février 2013 à environ h 20 locales (h 20 UTC).

D’un diamètre de 15 à 17 m et d’une masse estimée de 7 000 à 10 000 tonnes, le bolide s’est en partie désintégré dans l’atmosphère, à environ 20 kilomètres d’altitude. Le phénomène a libéré une énergie estimée par le JPL à 440 kilotonnes de TNT (environ 30 fois la puissance de la bombe de Hiroshima, ou environ 30 fois moins que l'événement de la Toungouska)[3], créant une onde de choc qui a fait tomber un mur et un toit d'usine, détruit des milliers de vitres et de fenêtres de la région et blessé près d’un millier de personnes, principalement à Tcheliabinsk. Des fragments de l’objet ont créé des cratères d’impact près de Tchebarkoul[4] et Zlatooust.

Il est aussi remarquable que la trajectoire de la météorite ait été filmée par de très nombreux témoins, dont les images se révèlent précieuses pour les scientifiques[5].

Bolide et entrée atmosphérique[modifier | modifier le code]

Trajectoire du météore.

Vers h 20 (heure locale), un bolide (météore de grande taille) d’un diamètre compris entre 15 et 17 mètres et d’une masse comprise entre 7 000 et 10 000 tonnes est entré dans l’atmosphère terrestre au-dessus de la Sibérie à une vitesse estimée à 20 km/s. Son angle d'entrée dans l'atmosphère était proche de l’horizontale (environ 20°) et il a traversé celle-ci d’est en ouest durant 32,5 secondes en parcourant plusieurs milliers de kilomètres[6]. Il s’est fragmenté en plusieurs morceaux à une altitude comprise entre 15 et 25 km. Des stations de mesures d’infrasons situées à plusieurs endroits sur la planète ont permis d’estimer l’énergie totale dégagée du bolide à environ 500 kilotonnes de TNT soit l’équivalent de 30 fois la puissance de la bombe atomique de Hiroshima[N 1]. Trois explosions ont été entendues, la première étant la plus importante. Les ondes de choc créées par l’explosion du bolide en altitude, en se propageant, ont provoqué des dégâts dans la ville de Tcheliabinsk, située dans l’Oural, en Russie. Les fragments du bolide n’ont, semble-t-il, occasionné aucun dégât et se sont écrasés à plusieurs dizaines de kilomètres au sud-ouest de cette ville.

Selon les premières analyses, cette météorite est du type chondrite ordinaire et contient entre 10 et 30 % de fer[7],[8]. Les bolides rocheux se scindent généralement en plusieurs morceaux en altitude, contrairement aux météorites ferreuses, qui restent entières[9],[6],[10],[11]. L'ionisation des gaz de l’atmosphère, due au passage du bolide, ont émis une lumière éblouissante, suffisamment intense pour projeter des ombres à Tcheliabinsk[12], à une heure de l'aube où le Soleil ne dispensait encore qu'une faible lumière. La déflagration a été observée dans les oblasts de Sverdlovsk[13],[14] et d’Orenbourg[15] ainsi qu’au Kazakhstan[13],[16],[17]. Selon la NASA, les entrées atmosphériques de météorites ne produisent des événements de cette amplitude qu’environ une fois tous les 100 ans[6].

Le bolide n'a pas été détecté avant d'entamer son entrée atmosphérique. Plusieurs programmes de détection des astéroïdes dont l'orbite comporte un risque de collision avec la Terre ont été mis en place à compter de la fin des années 1990, notamment par la NASA. Mais cette recherche, difficile à mener compte tenu de la taille des objets et de leur faible albédo, ne peut détecter que les astéroïdes plus gros et donc présentant un risque beaucoup plus important : les astéroïdes dont le diamètre est supérieur au kilomètre font l'objet d'une recherche systématique, tandis que la détection des astéroïdes d'un diamètre généralement supérieur à 100 mètres est aléatoire. De plus, cet objet relativement petit paraissait arriver des fins fonds de l'est, tel qu'alors vu depuis la Terre : sa trajectoire était donc voilée par l'éclat du Soleil levant, ce qui a empêché sa détection précoce[3].

De nouvelles analyses publiées début novembre 2013 affinent certains éléments et en annoncent de nouveaux concernant l'objet[18]. Selon une étude menée par Olga Popova, de l'Académie russe des sciences, à Moscou, et par l'astronome Peter Jenniskens, du Centre de recherche Ames de la NASA et de l'Institut SETI, en Californie, et 57 autres chercheurs de neuf pays, sa vitesse d'entrée dans l'atmosphère terrestre est revue légèrement à la hausse pour atteindre un peu plus de 19 kilomètres par seconde[18]. Sa classification comme chondrite ordinaire est confirmée et son âge est évalué à 4,452 milliards d'années, soit 115 millions d'années plus jeune que le Système solaire (ce dernier à un âge estimé à 4,567 milliards d'années), date à laquelle l'objet a subi un impact important[18]. Selon les résultats obtenus par Qing-Zhu Yin, professeur du Département des sciences terrestres et planétaires à l'université de Californie à Davis et un des scientifiques ayant participé à cette recherche, cet impact, survenu beaucoup plus tard que chez les autres chondrites connues du même type, suggère que l'objet a connu une histoire violente[18]. D'après les modèles d'entrée dans l'atmosphère des météoroïdes, l'objet original était un seul bloc de 20 mètres de roche qui s'est fragmentée à 30 kilomètres d'altitude[18] à cause de la pression engendrée par l'entrée à grande vitesse dans l'atmosphère[18]. Le maximum de luminosité (le « flash » observé par de nombreuses personnes) semble avoir été atteint alors que l'objet était à une altitude de 29,7 kilomètres et que celui-ci a explosé, ce qui le rendit pour certains observateurs plus brillant que le Soleil et provoqua de graves brûlures[18]. Selon les chercheurs, la rupture a été certainement facilitée par la présence de nombreuses « veines de chocs » (c'est-à-dire des fissures) dans la roche créées par un impact plusieurs centaines de millions d'années en arrière[18]. L'équipe de scientifiques estime qu'environ les trois quarts de la météorite s'est évaporée à ce moment-là et que la plus grande partie du reste de l'objet a été réduite en poussière, n'en laissant qu'une petite fraction (moins de 0,05 pour cent) qui est tombée au sol sous forme de météorites[18].

Dégâts[modifier | modifier le code]

Fenêtres brisées d’un immeuble de la rue des Enthousiastes à Tcheliabinsk.
Vue de l’intérieur du théâtre de Tcheliabinsk : le sol est jonché de débris de vitres.
L’usine de zinc, endommagée par l’onde de choc.
École évacuée, aux fenêtres endommagées par l'onde de choc.

L’onde de choc provoquée par l'entrée atmosphérique du bolide est similaire au passage du mur du son par un avion[19], mais avec plusieurs bangs supersoniques dus à sa fragmentation[20]. Ce phénomène, accompagné plus loin de la chute de fragments (pluie de météorites)[21],[22], a provoqué des dégâts matériels, principalement à Tcheliabinsk, mais aussi à Iemanjelinsk, Ietkoul, Kopeïsk, Korkino et Ioujnoouralsk[23].

De fait, le bolide, entier au départ, a pénétré très rapidement, à plus de 20 km/s[24], dans l'atmosphère terrestre, et fut vite freiné par la résistance de l'air, jusqu'à provoquer une incandescence (ionisation des gaz de l’atmosphère, créant une « boule de feu »), en passant à plus de 20 km au sud de Tcheliabinsk et à quelque 20 km d'altitude[24]. Soumis à une très forte différence de pression (compression et chaleur grandissante à l'avant, succion à l'arrière) et, puisque formé de conglomérats (moins homogènes qu'un alliage métallique), le bolide s'est désintégré en morceaux de plus en plus petits. Les premiers fragments, les plus gros, se sont fragmentés à leur tour, chacun provoquant son onde de choc. Une dizaine d'ondes de choc supplémentaires ont ainsi été entendues, en moins de 12 secondes.

Dès la première onde de choc supersonique, des milliers de fenêtres ont été brisées, à Tcheliabinsk, et le mur ainsi que le toit d'une usine y furent très endommagés. Au total, 3 000 bâtiments auraient subi des dégâts[25], dont le coût total a été d'emblée estimé à plus d’un milliard de roubles (environ 25 millions d'euros) par Mikhaïl Iourevitch, gouverneur de l’oblast de Tcheliabinsk[26]. Plus de 1 000 personnes ont été blessées[27],[28], la plupart par des éclats de verre[13]. En fin de journée du 15 février, le ministère régional de la santé publique faisait état de 1 142 blessés, dont 258 enfants[29]. Le lendemain, seulement 40 de ces personnes restaient hospitalisées[30].

Cet événement est exceptionnel par le nombre de blessés. Auparavant, et depuis le début du XIXe siècle, quelques cas avaient été rapportés de personnes ayant souffert du passage d'une météorite, soit, au total, trois tués et seulement une dizaine de blessés[31]. Cependant, un tel événement astronomique est rare et la population humaine était partout moins nombreuse et moins concentrée qu'au XXIe siècle.

Les ondes créées par l'explosion dans l'air brisèrent les fenêtres, ébranlèrent les bâtiments et engendrèrent des dégâts sur 90 kilomètres de chaque côté de la trajectoire[18]. L'équipe à l'origine d'une nouvelle étude (voire fin de la section précédente) a démontré que la forme de la zone endommagée pouvait s'expliquer par le fait que l'énergie du bolide s'est déposée à différentes altitudes[18].

Impacts au sol et météorites[modifier | modifier le code]

Photo macro de la structure interne d'une météorite.
Fragments de la météorite, trouvés dans le raïon de Ietkoul par une expédition de l'université d'État de Tcheliabinsk (échelle centrimétrique).
Fragments de la météorite, montrant la coupe de l’intérieur et la croûte de fusion

Les fragments n'ont semble-t-il pas fait de blessés ni de dommages matériels. Trois cratères d’impact ont été trouvés, deux près de Tchebarkoul et un près de Zlatooust[25]. D’autres fragments auraient été trouvés dans les oblasts de Sverdlovsk, Tioumen et Kourgan. Les autorités kazakhes ont annoncé qu’elles recherchaient deux objets non identifiés tombés dans la région d’Aktioubé[14].

Selon le journal Libération, reprenant un communiqué de l'université fédérale de l'Oural, « les membres de l’expédition pour retrouver la météorite ont envoyé à Iekaterinbourg des débris qu’ils avaient retrouvés. Selon le chef de l’expédition, le membre de l’Académie des sciences Viktor Grokhovski, cette météorite relève de la classe des chondrites », terme désignant un type de météorite rocheuse, poursuit l’université, précisant que les fragments retrouvés étaient composés de 10 % de fer[32]. Il s'agit d'une chondrite ordinaire de type LL5 S4[33]. Des chercheurs déterminèrent ensuite que certains fragments contiennent jusqu'à 30 % de fer[7].

Plusieurs centaines de fragments ont été récoltés par les équipes scientifiques, avec des tailles allant d'un millimètre[34],[35] à une douzaine de centimètres. Le plus gros pèse plus d'un kilogramme[36].

Parallèlement, les habitants de la région ont aussi trouvé des météorites, et plusieurs centaines de fragments, dont certains à l'authenticité douteuse, sont proposés sur les sites de vente aux enchères[37]. La taille de la plupart des fragments ne dépasse pas 2 cm[38].

Le nom officiel (en anglais) donné par le comité de nomenclature de la Meteoritical Society est Chelyabinsk[39] (c'est-à-dire en français « Tcheliabinsk »).

En octobre 2013, soit huit mois après la chute, des fragments plus gros, dont un d'environ 570 kg, ont été récupérés au fond du lac de Tchebarkoul par une équipe de l'université fédérale de l'Oural dirigée par le professeur Viktor Grokhovsky[18],[40].

Inférences à partir des infrasons des explosions[modifier | modifier le code]

« Objet à l'origine du superbolide de Tcheliabinsk »
(Caractéristiques avant la rencontre avec la Terre)

Description de cette image, également commentée ci-après

Comparaison des orbites de l'astéroïde de Tcheliabinsk, avant son impact avec la Terre, et de 2012 DA14 après son passage au plus près du système Terre-Lune (en bleu). L'orbite du bolide de Tcheliabinsk s'étend au-delà de celle de Mars. L'orbite de la Terre est en vert.

Caractéristiques orbitales
Époque ? (JJ ?) ; équinoxe 2000,0[1],[2]
Demi-grand axe (a) (2,32 ± 0,10)×108 km
(1,55 ± 0,07[1] [2] ua)
Aphélie (Q) (3,49 ± 0,21)×108 km
(2,33 ± 0,14[1] [2] ua)
Périhélie (q) (1,15 ± 0,016)×108 km
(0,768 ± 0,011[1] [2] ua)
Excentricité (e) 0,50 ± 0,02[1] [2]
Inclinaison (i) (3,6 ± 0,7)[1] [2]°
Nœud ascendant (Ω) 326,41[1] [2]°
Argument du périhélie (ω) (109,7 ± 1,8)[1] [2]°
Catégorie Objet géocroiseur
Caractéristiques physiques
Dimensions ~ 15 à 17 m
Masse (m) ~ (7 à 10)×106 kg
Découverte
Découvreur - (découverte quelques minutes avant l'impact)
Date 15 février 2013
Désignation « Objet à l'origine du superbolide de Tcheliabinsk »[1],[2]

Onze des soixante stations de détection d'infrasons (en Alaska, au Groenland, en Afrique, en Russie…) du réseau de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires ont perçu et enregistré le fin détail des infrasons générés par les explosions du bolide[41]. À partir de ces données, des scientifiques ont pu estimer les valeurs maximales des caractéristiques physiques de ce bolide entré dans l'atmosphère le 15 février 2013 à h 20 min 26 s (UTC) et désintégré et tombé en 32,5 secondes[6] :

  • énergie totale dissipée : environ 500 kilotonnes de TNT (soit 30 kt TNT de plus que leur estimation précédente) ;
  • masse initiale : 10 000 tonnes (leur première estimation : 7 000 t) ;
  • diamètre moyen initial : 17 mètres (leur première estimation : 15 m).

Astéroïdes géocroiseurs[modifier | modifier le code]

Selon les estimations, l'astéroïde à l'origine de l'événement était un astéroïde géocroiseur qui avait un diamètre compris entre 15 et 17 mètres et une masse entre 7 000 et 10 000 tonnes, et ayant fait partie de la famille des Apollons[42]. Les reconstructions orbitales effectuées rétroactivement à l'aide des nombreuses vidéos disponibles attribuent à l'astéroïde une orbite avant l'impact très excentrique, allant au périhélie plus proche de l'orbite de Vénus que de la Terre mais l'emmenant au-delà de l'orbite de Mars à son aphélie. D'après les calculs du professeur Jenniskens, l'objet original pourrait être un membre de la famille de Flore, dans la ceinture d'astéroïde, mais le rocher qui a frappé Tcheliabinsk semble ne pas s'être rompu dans la ceinture d'astéroïde en elle-même[18]. Des chercheurs de l'université de Tokyo et de l'université Waseda, au Japon, ont montré que la pierre avait été exposée aux rayons cosmiques pendant environ 1,2 million d'années, ce qui est une période inhabituellement courte pour un objet originaire de la famille de Flore[18]. Jenniskens émet l'hypothèse que Tcheliabinsk (le météore) appartenait à un « tas de débris » issu de l'éclatement d'un astéroïde il y a plus d'1,2 million d'années, peut-être lors d'une précédente rencontre avec la Terre[18]. Le reste des débris pourraient encore se trouver à proximité parmi la population d'astéroïdes proches de la Terre[18]. Selon Yin, « Tcheliabinsk sert de point d'étalonnage unique pour des événements d'impacts de météorites de haute énergie pour nos futures études. Il y a besoin de technologie pour détecter précocement ces objets, comme le Large Synoptic Survey Telescope, qui est actuellement en cours de développement par une équipe internationale dirigée par le professeur de physique J. Anthony Tyson, de l'université de Californie à Davis »[18].

L’événement coïncide avec le passage annoncé de l'astéroïde géocroiseur 2012 DA14, qui a frôlé la Terre à 27 700 kilomètres[N 2] 15 heures plus tard. Il s’agit cependant d’un hasard : cet astéroïde avait une trajectoire significativement différente du bolide de Tcheliabinsk[19],[43],[44]. De plus, durant l'intervalle de temps séparant les deux événements, la Terre a parcouru près de deux millions de kilomètres (1,7 million de km pour être précis) sur son orbite, rendant impossible toute corrélation entre les deux astéroïdes. De plus, la composition des deux objets est différente : 2012 DA14 est de type spectral correspondant aux chondrites carbonées alors que le météore de Tcheliabinsk est une chondrite ordinaire[3]. Cependant, la coïncidence de ces deux événements sans relation de causalité entre eux continue de susciter de nombreuses interrogations dans la population[45].

Premières réactions[modifier | modifier le code]

Vladimir Jirinovski, chef de file des nationalistes russes, a tôt déclaré qu'il s'agissait d'une arme nouvelle testée par les Américains[46].

Dmitri Medvedev, Premier ministre de Russie, déclare, à son tour, que la pluie de météorites « prouve que la planète entière est vulnérable »[47].

Dmitri Rogozine, vice-Premier-ministre du gouvernement russe chargé de la défense et de l'industrie, demande, le soir même de l'événement, la création d'un système anti-astéroïde international[47].

Objet à l'origine du météore[modifier | modifier le code]

Selon les derniers résultats, l'astéroïde 2011 EO40 pourrait être à l'origine du météore.

Anniversaire[modifier | modifier le code]

Parmi les 98 médailles d'or distribuées lors des Jeux olympiques d'hiver de 2014, les sept qui devraient être attribuées le 15 février 2014 contiennent un fragment du météore de Tcheliabinsk pour marquer le premier anniversaire de la chute de ce bolide ; il s'agit des médailles d'or de slalom géant féminin, du relais féminin en ski de fond, du saut à ski sur gros tremplin, du skeleton masculin, du 1 500 mètres masculin en patinage de vitesse, et du 1 000 mètres féminin et du 1 500 mètres masculin en short track[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ondes de choc ne représentent qu'une faible fraction de cette énergie qui s'est dissipée par ailleurs essentiellement sous forme de chaleur tout au long de la trajectoire du bolide dans l'atmosphère.
  2. Distance entre l'astéroïde et la surface de la Terre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « CBET 3423 : 20130223 : Trajectory and Orbit of the Chelyabinsk Superbolide », Astronomical Telegrams, Union astronomique internationale,‎ 23 février 2013 (authentification requise).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « CBET 3423 : 20130223 : Trajectory and Orbit of the Chelyabinsk Superbolide »,‎ 23 février 2013
  3. a, b et c (en) Don Yeomans et Paul Chodas, « Additional Details on the Large Fireball Event over Russia on Feb. 15, 2013 », NASA/JPL Near-Earth Object Program Office, 1er mars 2013.
  4. Lætitia Peron, Agence France-Presse (Moscou), « Russie : des fragments de la météorite retrouvés », La Presse,‎ 18 février 2013 (consulté en 18 février 2013).
  5. Documentaire Pluie de météorites sur l'Oural, diffusé le 6 juin 2013 sur France 5
  6. a, b, c et d (en) « Russia Meteor Not Linked to Asteroid Flyby », sur www.nasa.gov, NASA,‎ 15 février 2013.
  7. a et b « Les chercheurs de Moscou examinent la météorite de Tchebarkoul », RIA Novosti, 3 mars 2013.
  8. « Fragments retrouvés », Ouest-France,‎ 18 février 2013.
  9. (en) « Fireball over Russia », sur neo.ssa.esa.int, Agence spatiale européenne,‎ 18 février 2013.
  10. (en) Nancy Atkinson, « Airburst Explained: NASA Addresses the Russian Meteor Explosion », sur www.universetoday.com,‎ 15 février 2013.
  11. (en) Jim Heintz, Associated Press, « Nearly 1,000 hurt as 10-ton meteor screams across Russian sky », sur news.nationalpost.com, The National Post,‎ 15 février 2013.
  12. [vidéo] « Tcheliabinsk lors de l’explosion de la météorite », sur YouTube,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  13. a, b et c (en) « Meteorite explodes over Russia, more than 1,000 injured », Reuters,‎ 15 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  14. a et b (en) « Meteorite Fireball Slams Into Russia, 1,000 Hurt », RIA Novosti,‎ 16 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  15. [vidéo] « La chute de la météorite filmée depuis l’oblast d’Orenbourg », sur YouTube,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  16. (en) « Russia rocked by meteor explosion », The Verge (consulté en 15 février 2013).
  17. (en) Natalia Shurmina et Andrey Kuzmin, « Meteorite hits central Russia, more than 500 people hurt », Reuters (consulté en 15 février 2013).
  18. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q (es) « El meteorito que colisionó con la Tierra en febrero entró a 19 kilómetros por segundo », EuropaPress, 7 novembre 2013.
  19. a et b Priscilla Abraham et Bruno Mauguin, « 15 février 2013 : chute d'une météorite dans l'Oural », sur www.espace-sciences.org, Espace des sciences,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  20. « Météorite russe : compilation vidéo et explications », sur www.20minutes.fr,‎ 16 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  21. « Météorite : nettoyage en Russie », Radio-Canada,‎ 16 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  22. (ru) « После падения метеорита в Челябинской области автомобилисты заявили о поврежденных машинах »,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  23. (ru) « МВД : Фактов мародерства в Челябинской области не зафиксировано », Rossiïskaïa gazeta,‎ 15 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  24. a et b Tony Phillips (traducteur : Didier Jamet), « Qu'est-ce qui a explosé au-dessus de la Russie ? », sur www.cidehom.com, Science@Nasa (traduction : Ciel des Hommes),‎ 28 février 2013.
  25. a et b (en) « Meteorite hits Russian Urals: Fireball explosion wreaks havoc, up to 1,200 injured », Russia Today,‎ 15 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  26. (ru) « Ущерб от челябинского метеорита превысит миллиард рублей », Lenta,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  27. Agence France-Presse, « Russie : près d'un millier de blessés dans la chute de météorites en Oural », Libération,‎ 15 février 2013.
  28. Luc Perrot, Agence France-Presse, « Une pluie de météorites fait près de 1 000 blessés en Russie », La Presse,‎ 15 février 2013.
  29. « Météorite de Tcheliabinsk : près de 1 200 blessés », La Voix de la Russie,‎ 15 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  30. Le Monde avec l'AFP, « Météorite en Russie : 40 personnes encore hospitalisées »,‎ 16 février 2013 (consulté en 16 février 2013).
  31. (en) « Chronological Listing of Meteorites That Have Struck Humans, Animals and Man-Made Objects (HAMs) », International Meteorite Collectors Association,‎ 24 janvier 2010 (consulté en 18 février 2013).
  32. « De premiers fragments de la météorite russe retrouvés », Libération,‎ 18 février 2013.
  33. (ru) « Тип челябинского метеорита оказался уникальным для России - ученые », RIA Novosti, 28 février 2013.
  34. (en) « Russia meteorite: Scientists test meteor pieces after Chelyabinsk blast », The Washington Post, 18 février 2013.
  35. Photo : la pièce de monnaie à côté mesure 25 mm (diamètre des pièces de 5 roubles fabriquées à partir de 1997), les carreaux de la feuille mesurent 5 millimètres de côté ; voir ici un agrandissement
  36. (en) « 1 kg meteorite piece found in Russian Urals, biggest chunk yet discovered », RT,‎ 25 février 2013.
  37. « Météorite à vendre : pas cher », Agence Science-Presse, 26 février 2013.
  38. (en) Sky%Telescope Update on Russia's Mega-Meteor
  39. (en) Entrée Chelyabinsk du meteoritical bulletin
  40. [1]
  41. (en) Becky Oskin, avec LiveScience, « Russian meteor blast 'heard' around the world », Fox News,‎ 18 février 2013.
  42. (en) Jorge I. Zuluaga et Ignacio Ferrin, « A preliminary reconstruction of the orbit of the Chelyabinsk Meteoroid », arXiv, 22 février 2013.
  43. (en) « Russian Meteorite Not Asteroid Debris – Space Agency », RIA Novosti,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  44. « Météorites en Russie et l'astéroïde de 135 000 tonnes : « une coïncidence totale » », Sud Ouest,‎ 15 février 2013 (consulté en 15 février 2013).
  45. Phil Plait, « Pourquoi tant de météorites, d'un seul coup? », sur Slate.fr,‎ 20 février 2013.
  46. « La météorite russe trente fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima », Le Monde, avec AP et Reuters,‎ 17 février 2013.
  47. a et b « Après la pluie de météorites, la Russie veut un système anti-astéroïde international », The Huffington Post,‎ 16 février 2013.
  48. Jeux olympiques d'hiver 2014 en Russie : Des morceaux de météorites dans les médailles d'or

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]