Borjomi

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Borjomi
ბორჯომი
Blason de Borjomi
Héraldique
Drapeau de Borjomi
Drapeau
Image illustrative de l'article Borjomi
Administration
Pays Drapeau de la Géorgie Géorgie
Subdivision Samtskhé-Djavakhétie
Indicatif téléphonique +995
Démographie
Population 14 445 hab. (2002)
Géographie
Coordonnées 41° 50′ 00″ N 43° 23′ 00″ E / 41.833333, 43.38333341° 50′ 00″ Nord 43° 23′ 00″ Est / 41.833333, 43.383333  
Localisation

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Borjomi

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Borjomi
publicité pour l'eau Borjomi (1929)

Borjomi (ბორჯომი, bordjomi, en géorgien) est une ville de Géorgie, située en Samtskhé-Djavakhétie.


Elle est connue pour sa station thermale à eau à hydrocarbonate de sodium[1], ses sources et ses stations de ski. La ville est située dans la gorge de Borjomi, l'une des gorges de la Koura, à 810-850 mètres d'altitude, à 152 kilomètres à l'ouest de Tbilissi, à la frontière orientale du Parc national de Borjomi-Kharagauli, protégé par le WWF. Elle compte environ 13 300 habitants. La localité a acquis le statut de ville en 1921. De 1926 à 1951, dans le village voisin, la villa Likani appelée également palais de Nikolaï Mikhaïlovitch était résidence de Staline[2].

Sa situation de station thermale et ses disponibilités en hôtellerie ont conduit les réfugiés de la Première Guerre d'Ossétie du Sud à squatter son infrastructure d'accueil[3].

La ville a posé sa candidature pour les jeux olympiques d'hiver de 2014, mais le 22 juin 2006, Borjomi n'a pas été retenue par le Comité international olympique à l'issue du premier tour[4].

Histoire de la station thermale[modifier | modifier le code]

Selon la légende, le nom de la localité proviendrait des mots "borj" - la muraille et "omi" - la guerre. Les archéologues considèrent que les sources ont été connues depuis l'ancien temps. Il en témoignent sept baignoires en pierre découvertes au XXe siècle et datées du début du premier millénaire après Jésus Christ. On suppose qu'à cet époque on utilisait cette eau pour les bains et pas comme eau de boisson. Les investigations des historiens géorgiens V. Bagrationi et V. Esadze confirment que l'eau a été utilisé du Ier siècle jusqu'à la fin du XVIe. On a également découvert les conduits en argile datant de ces époques. Aux XVIe-XVIIe siècle, à cause de nombreuses guerres leur utilisation a été abandonnée[5]. Cette pratique a connu un second souffle en 1829 quand on a logé à Borjomi le régiment de grenadiers de Kherson. Les militaires ont trouvé une source partiellement ensevelie sur la rive droite. Le capitaine Popov a ordonné de la nettoyer et de ramener de cette eau à la base dans les bouteilles. Il aurait été le premier à la tester pour ses problèmes d'estomac et à constater l'amélioration de son état au point qu'il a fait construire sa maison à côté et entouré la source d'un muret en pierres, en vantant ses vertus auprès des connaissances. En 1837, le régiment de Popov a été remplacé par les grenadiers géorgiens. Le médecin militaire Amirov a analysé la formule chimique de la source et en a envoyé les premiers échantillons à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Vers 1841, l'eau de Borjomi était déjà tellement connue que la fille de Yevgeniy Golovin, gouverneur du Caucase, y a fait une cure. On a même appelée cette première source en son nom Екатерининский источник (source de Catherine)[6]. La deuxième découverte peu après s’appelait Евгеньевский источник (source d'Eugène) au nom de son père. En 1850, on a inauguré à Borjomi le parc des Eaux minérales, puis, en 1854, la première usine de mise en bouteilles. En 1868, on a construit le pont sur la Koura, appelé le Pont d'Olga (Ольгинский мост). Il doit son nom à la grande-duchesse Olga Fiodorovna, l'épouse de Mikhaïl Romanov[7]. Le pont a été détruit lors de l’inondation cent ans plus tard, en 1968. En 1894, on a construit une ligne de chemin de fer depuis Chaschuri ce qui a considérablement amélioré la liaison avec les villes voisines, car avant le voyage en fiacre jusqu'à Tbilissi prenait 8-9 jours. La même année, le grand-duc Mikhaïl Romanov ouvrit une usine de mise d'eau en bouteilles et en 1896, il ouvrit la verrerie pour fabriquer les bouteilles pour son usine. En 1897, Romanov fait construire la première centrale électrique qui fournissait l'électricité, elle a fonctionné jusqu'en 1958. Borjomi est devenue station balnéaire sous le régime soviétique et a acquis le statut de ville en 1921[8].

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Borjomi est jumelée avec la ville de Philippi[9], située dans l'État de Virginie-Occidentale aux États-Unis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]