Jacques-Louis Lions

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lions.

Jacques-Louis Lions

Description de cette image, également commentée ci-après

Jacques-Louis Lions, 1970.

Naissance 3 mai 1928
Grasse (France)
Décès 17 mai 2001 (à 73 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Mathématiques
Institutions Faculté des sciences de Paris
École polytechnique (France)
Collège de France
CNES

Jacques-Louis Lions, né à Grasse le 3 mai 1928 et mort à Paris le 17 mai 2001[1], est un mathématicien français, membre de l'Académie des sciences. Il fut maître de conférences puis professeur à la Faculté des sciences de Nancy (1954-1963), professeur à la Faculté des sciences de Paris (1963-1972), professeur d'analyse numérique à l’École polytechnique (1966-1986) et enfin professeur au collège de France (1973-1998). Ses travaux portèrent essentiellement sur la théorie des équations aux dérivées partielles et leurs applications, et notamment sur des problèmes variationnels, la théorie du contrôle et des systèmes d'inéquations aux dérivées partielles[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques-Louis Lions a dirigé le département « Informatique numérique » de l'Institut de recherche en informatique et en automatique (IRIA), qui travaillait sur la modélisation des systèmes, l'optimisation, les techniques de décomposition, de décentralisation et de parallélisation des calculs. Il a été élu à la présidence d'une commission du CNRS. Son approche était celle d'un mathématicien pur élaborant des méthodes applicables, et sollicitant les physiciens et les techniciens pour lui amener des problèmes intéressants à reformuler. Il était plutôt un spécialiste d'analyse numérique et de modèles mathématiques en amont de l'informatique, plutôt qu'un « informaticien », puisqu'il n'avait jamais écrit un programme[3].

Jacques-Louis Lions a été élu à l'Académie des sciences, section Sciences mécaniques, en 1973. Son dynamisme a beaucoup fait pour le développement des mathématiques appliquées en France.

Il exerça également d'autres fonctions :

Il gagna également de nombreux prix, dont le prix John Von Neumann en 1986 et le Prix Japonais en mathématiques appliquées en 1991.

Son fils, Pierre-Louis Lions, est également mathématicien et a obtenu la médaille Fields en 1994.

Citation[modifier | modifier le code]

«  Ce que j'aime dans les mathématiques appliquées, c'est qu'elles ont pour ambition de donner du monde des systèmes une représentation qui permette de comprendre et d'agir. Et, de toutes les représentations, la représentation mathématique, lorsqu'elle est possible, est celle qui est la plus souple et la meilleure. Du coup, ce qui m’intéresse, c’est de savoir jusqu’où on peut aller dans ce domaine de la modélisation des systèmes, c’est d’atteindre les limites[4]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jacques-Louis Lions », sur http://www-history.mcs.st-and.ac.uk.
  2. François Murat, « Jacques-Louis Lions (1928-2001) », sur Images des mathématiques.
  3. Pierre-Éric Mounier-Kuhn, L'informatique en France, de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul, L'émergence d'une science, Presses de l'université Paris-Sorbonne, 2010, p. 492 et 496
  4. Un XIe colloque franco-roumain de mathématiques appliquées extrêmement relevé

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Dahan-Dalmedico, Jacques-Louis Lions, un mathématicien d'exception entre recherche, industrie et politique, Éditions La Découverte, coll. Histoire des Sciences/Textes à l'appui, Paris, 2005. (ISBN 2-7071-4709-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]