Géomatique

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La géomatique regroupe l'ensemble des outils et méthodes permettant d'acquérir, de représenter, d'analyser et d'intégrer des données géographiques.

La géomatique consiste donc en au moins trois activités distinctes : collecte, traitement et diffusion des données géographiques.

Le mot "géomatique" est issu de la contraction des termes "géographie" et "informatique".

La géomatique est étroitement liée à l'information géographique, qui est la représentation d'un objet ou d'un phénomène localisé dans l'espace. Le domaine de la géomatique comprend les SIG. Il est donc plus large que ce dernier.

Les professionnels travaillant à l'étude de la géomatique et de ses logiciels sont appelés des géomaticiens (Chef de projet ou ingénieur en système d'information géographique, administrateur SIG, technicien cartographe ou en traitement des données, gestionnaire de bases de données spatiales, architecte SIG…).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le terme géomatique a été proposé à partir des années 1960 par le scientifique français Bernard Dubuisson, un géomètre célèbre qui a considéré que sa profession se renouvelait grâce à l'informatique[1]. C’est au Québec que le terme "géomatique" a été employé couramment en premier. Ce mot est aujourd’hui utilisé dans le monde entier[2].

Cette discipline est issue de la géographie et des développement de l'informatique. C'est l'Université Laval, à Québec, qui aurait été (en 1986) la première à l'enseigner comme discipline à part entière, dans un « Département des sciences géomatiques » [3].

Collecte des données géographiques[modifier | modifier le code]

Il s'agit de constituer un référentiel représentant au mieux la réalité de terrain. (voir : topographie, géodésie, cartographie, géographie)

Plusieurs méthodes existent :

En France[modifier | modifier le code]

Les grands producteurs de référentiels français sont :

- L'AFIGéO (Association française pour l'information géographique) indique dans son bilan de l'année 2004 du secteur de l'information géographique une explosion des usages et un défi d'avenir autour de nouveaux métiers ;
- Il existe un mensuel spécialisé sur le thème des systèmes d'information géographique[4] ;
- Il existe aussi une revue bimestrielle traitant de la géomatique : Géomatique Expert[5].

Traitement informatique des données géographiques[modifier | modifier le code]

Le traitement des données géographiques est souvent effectué dans des logiciels spécialisés appelés SIG (systèmes d'information géographique, en anglais GIS) — il en existe une petite dizaine: ArcGIS d'ESRI, GeoConcept de la société éponyme, Intr@Geo de la société Géosphère, MapInfo importé par Pitney Bowes, StarGIS, Apic et Elyx de la société STAR-APIC, GeoMedia de chez Intergraph, AutoCad Map chez Autodesk ou bien le Groupe Articque Informatique[6] avec Mapanddata et Cartes & Données. D'autres logiciels existent sur des métiers plus ciblés, comme EdiTop de chez Sirap pour les communes, etc. Les logiciels SIG étant souvent très chers, ce domaine connait une croissance exponentielle des logiciels libres[réf. nécessaire] tels que Grass, Jump, Udig, Quantum GIS, GvSIG, NASA World Wind

L'intérêt d'un SIG dépendant fortement des données (elles aussi très chères), les SIG évoluent lentement vers des architectures « n-tiers » intéropérables grâce au respect de normes de services web édictées par un regroupement mondial des éditeurs, l'Open Geospatial Consortium (OGC). Internet joue donc un rôle de plus en plus important dans le développement des SIG, en particulier grâce à des logiciels libres tels que MapServer, souvent plus performant que les alternatives payantes.

Enfin, les SIG professionnels reposent sur des bases de données géographiques telles qu'Oracle spatial, ArcSDE, ou PostGIS. La base de données géographique PostGIS est très puissante, libre, et gratuite.

Le but de ces outils est non seulement de pouvoir afficher les informations géographiques sur différents référentiels (par exemple, superposer une orthophotographie aux parcelles cadastrales), mais aussi de réaliser des croisements (existe-t-il une corrélation entre l'habitat social et la petite délinquance ?), d'interroger les bases (où se trouve la borne d'incendie n° 342Z, quel est son débit d'eau et comment y va-t-on ?), de créer des cartes synthétiques ou thématiques, etc.

Toutefois, pour ne pas trop charger la carte, les croisements ne peuvent dépasser 3 ou 4 variables par carte. Au-delà, il faut faire plusieurs cartes, ou, si les variables sont nombreuses, s’orienter vers des techniques comme l'iconographie des corrélations, pour une représentation sur un graphe unique.

Diffusion de l'information géographique[modifier | modifier le code]

La diffusion des données traitées peut se faire selon plusieurs moyens : soit au travers de clients léger comme les navigateurs Internet, la production d'atlas cartographiques, les systèmes de navigation embarqués à bord des véhicules, etc.

La plupart des grandes entreprises, administrations, et collectivités locales sont, à l'heure actuelle, équipées de logiciels SIG pour gérer l'information géographique sur leur territoire de compétences.

Une tendance émergente apparait avec la géocollaboration et certaines sciences participatives qui produisent des données sous forme cartographique.

Domaines d'application[modifier | modifier le code]

Les domaines pour lesquels peut s'appliquer la géomatique sont nombreux, avec par exemple :

Vidéo[modifier | modifier le code]

Les déjeuners de l'ISH et de l'ENS de Lyon : Des cartes et des images [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]