Open Source Initiative

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Open Source Initiative
Image illustrative de l'article Open Source Initiative

Création Février 1998
Type 501c3
Siège El Camino Real, Palo Alto, Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Président Simon Phipps
Site web http://opensource.org/

L’Open Source Initiative est une organisation dévouée à la promotion des logiciels open source.

Elle a été créée en 1998 à Palo Alto par Todd Anderson, Chris Peterson, John "maddog" Hall, Larry Augustin, Sam Ockman et Michael Tiemann sous l'impulsion de Bruce Perens et Eric S. Raymond.

Point de départ et historique[modifier | modifier le code]

Né en 1998 d'une scission de la communauté du logiciel libre (communauté d'utilisateurs et de développeurs) afin de conduire une politique jugée plus adaptée aux réalités économiques et techniques, le mouvement open source défend la liberté d'accéder aux sources des programmes qu'ils utilisent, afin d'aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation.

Parmi les applications de l’open source, on compte sa contribution au développement du noyau Linux et de logiciels animés par ce système d'exploitation. Une série d'essais d'Eric S. Raymond, datant de 1998, témoigne de la façon dont l’open source était vu à l'époque comme une sorte de nouvel Eldorado. Au nombre de ces essais figurent La Cathédrale et le Bazar et À la conquête de la noosphère[1], qui exposent le mode de développement open source.

En 2005, plusieurs milliers d'informaticiens français sont salariés grâce à ce modèle[réf. nécessaire], tant dans de petites entreprises vendant des prestations spécialisées que chez les « grands intégrateurs » et les entreprises utilisatrices. Par ailleurs des géants du secteur (IBM, Novell, HP…) assoient certaines de leurs stratégies techniques et commerciales sur l'approche open source.

« Open source » et « logiciel libre »[modifier | modifier le code]

L'emploi des termes logiciel libre et open source de manière interchangeable est courant dans les médias, les licences d'utilisation étant souvent les mêmes et les développeurs ne se souciant pas toujours de la distinction.

Une vive polémique oppose les partisans de l’open source et les partisans du logiciel libre.

Les logiciels qui supportent le mouvement du logiciel libre répondent aux critères énoncés par la Free Software Foundation dans la Free Software Definition, elle-même rédigée par Richard Stallman.

La notion d’open source repose également sur des définitions précises. L'utilisation des termes open source a été suggérée par Christine Peterson, du Foresight Institute, afin de lever l'ambiguïté sémantique du mot anglais free qui signifie libre au sens de « liberté », mais également libre au sens de « libre accès, gratuité » – et par le biais de cette rectification sémantique, indiquer aux utilisateurs qu'un logiciel a un coût.

La principale critique issue du mouvement parent du logiciel libre est le fait que l’open source ne communique presque exclusivement que sur une des caractéristiques techniques des logiciels (la liberté d'accès au fonctionnement du logiciel) en occultant les motivations premières dont elles sont issues, au risque de les perdre. Ils accusent l’open source d'être mû par la dynamique et les ressources financières et d'expertise de multinationales, l'opposant au logiciel libre mû par des idéaux d’ordre philosophique et politique.

Un an après sa création, Bruce Perens, détenteur de la marque open source et créateur de l’Open Source Definition, décide de se retirer du projet suite à ce qu’il appelle un « échec de l’Open Source Initiative » et rédige un essai publié par la Free Software Foundation intitulé Pourquoi nous parlons de logiciels libres dans lequel il affirme que la Free Software Definition assure davantage de libertés aux utilisateurs des programmes.

Ainsi, des logiciels libres sous licence copyleft sont open source, tandis que des logiciels open source peuvent ne pas être « libres ». En pratique, la plupart des licences de l’open source satisfont aux critères du libre selon la Free Software Foundation, les différentes subtilités qui les distinguent étant principalement d’ordre philosophique et commercial.

À noter que seules certaines licences dont la GNU GPL (du projet GNU de Richard Stallman) garantissent la faculté dite de copyleft, c'est-à-dire le partage des modifications du code source sous la même licence que la version non-modifiée. Ces licences permettent ainsi de protéger les libertés des utilisateurs (le code source restera à jamais libre, car le copyleft garantit qu'on ne pourra pas ajouter de nouvelles restrictions). Elles assurent également une coopération loyale et pérenne envers la communauté du logiciel libre ainsi qu'envers tous les utilisateurs.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « À la conquête de la noosphère », sur Linux-france (consulté le 19 février 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]