Néogéographie

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La néogéographie est un néologisme créé pour identifier la cartographie en ligne nouvelle génération utilisant les techniques du web 2.0. Elle concerne les personnes utilisant et créant leurs propres cartes en combinant selon la logique du mashup des informations de différentes sources et des outils existants. La néogéographie est une tendance qui semble prendre de l'ampleur, en effet, la majorité des mashups du web utilisent une API cartographique[1].

Définition[modifier | modifier le code]

Le terme de néogéographie apparaît dans le titre de l'ouvrage de François Dagognet, Une épistémologie de l'espace concret: néogéographie, en 1977. L'acception du terme néogéographie est aujourd'hui intimement liée au web 2.0 et à l'approche collaborative de la production de l'information géographique. La néogéographie concerne l'agrégation de cartes du web et de contenu généré par des utilisateurs. La néogéographie est née grâce à la simplification de la production d'information géographique grâce aux outils web tels que les API cartographiques, les mashups, le géocodage automatique, des webservices et des formats d'échange ouverts (KML, GML). La nouveauté de ce type de cartographie est que l'internaute peut intervenir lui-même.

Les frontières avec le webmapping, la cartographie collaborative, ou les SIG sont très floues et sujettes à controverse.

Polémique[modifier | modifier le code]

L'annonce de Mike Hickey, président de la société possédant MapInfo, distinguant nettement les SIG de la néogéographie, a provoqué un récent débat sur le manque de rigueur et de professionnalisme de la néogéographie. En effet, les SIG ont toujours développé des techniques permettant d'améliorer la précision de l'information géographique, la néogéographie n'a pas cette rigueur et tend à privilégier la facilité de création de contenu plus que sa précision. Mais cette opposition est-elle pertinente? On peut s'interroger sur les objectifs de la néogéographie qui ne sont peut-être pas les mêmes que ceux de la géomatique, et penser que certains professionnels du secteur des SIG craignent de voir naître une concurrence énorme, annonçant la mort des éditeurs de logiciels propriétaires.

Le débat porte également sur la qualité des fonds de carte proposés par les API cartographiques, et sur le pouvoir que prennent certains services web comme Google Maps dont l'API est la plus utilisée. It's not Googlemaps, it's Google on maps.

Outil pour une géographie collaborative[modifier | modifier le code]

Plus qu'une réelle science, il semblerait que la néogéographie soit utilisée comme un média, un vecteur d'information, dont la caractéristique principale n'est pas forcément géographique. L'usage de la néogéographie dans des sites communautaires témoigne de l'usage généralisé de la géolocalisation comme support de description de son activité.

Dans un usage plus conventionnel, la dimension collaborative de la fabrication des cartes permet la syndication du contenu généré par une multitude d'individus ayant participé à la fabrication de la carte.
C'est une sorte de carte mentale collective, et un outil précieux pour les études spatiales utilisant les techniques de la cartographie participative ou collaborative.
C'est aussi un outil de démocratie participative ou plutôt de citoyenneté active et contributive selon l'expression utilisée par David Riallant[2].
Une des motivations de la cartographie libre semble liée à la culture libre, qui veut mettre des limites à l'appropriation marchande de biens considérés comme biens communs et/ou indispensables et donc devant rester librement accessibles à tous. Cette motivation a été clairement mise en avant par les promoteurs du projet de cartographie mondiale et collective OpenStreetMap. Il s'agit de de ne plus dépendre, à terme, des organismes commerciaux, eussent-ils un statut public comme l'IGN ou l'Ordnance Survey pour la création et la reproduction de cartes adaptables à tous les besoins.

Davantage encore que les SIG, la néogéographie semble être un outil et non pas une fin en soi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.programmableweb.com/tag/mapping/1?view=text
  2. cf. Lien mort, à remplacer ou retrouver