Saint-Rambert-en-Bugey

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Saint-Rambert-en-Bugey
Vue du centre de Saint-Rambert-en-Bugey.
Vue du centre de Saint-Rambert-en-Bugey.
Blason de Saint-Rambert-en-Bugey
Blason
Saint-Rambert-en-Bugey
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Saint-Rambert-en-Bugey (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Albarine
Maire
Mandat
Gilbert Bouchon
2014-2020
Code postal 01230
Code commune 01384
Démographie
Gentilé Rambertois
Population
municipale
2 191 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 49″ N 5° 26′ 15″ E / 45.9469, 5.437545° 56′ 49″ Nord 5° 26′ 15″ Est / 45.9469, 5.4375  
Altitude Min. 271 m – Max. 819 m
Superficie 28,55 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-rambert-en-bugey.fr

Saint-Rambert-en-Bugey est une commune française, située dans la région Rhône-Alpes. Elle est le chef-lieu du canton de Saint-Rambert-en-Bugey, dans le département de l'Ain.

Ses habitants sont appelés les Rambertois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Rambert-en-Bugey vue de des montagnes environnantes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Rambert-en-Bugey est situé dans le Jura méridional, dans les montagnes du Bugey, au débouché de la vallée de l'Albarine, à l'altitude de 310 m.

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Rambert-en-Bugey possède un climat de type semi-continental.
La vallée est située dans une zone climatique de transition : en automne, alors que la plaine de l'Ain, située à quelques kilomètres, se trouve en pleine zone de brouillard, la vallée de l'Albarine reste ensoleillée jusqu'à Torcieu ; la brise de montagne, canalisée par la cluse des Hôpitaux, chasse la brume[2]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La partie de la cluse sinueuse où est bâtie la ville est dirigée du nord-est au sud-ouest.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Brévon

La ville est traversée dans sa longueur par la rivière de l'Albarine[3] très fréquentée par les pêcheurs à la mouche pour son peuplement en truites fario et en ombres communs.

Trois affluents rejoignent l'Albarine à Saint-Rambert-en-Bugey :

  • la Mandorne, au niveau du lieu-dit le Moulin à Papier ;
  • le Brévon, au niveau de l'église ;
  • la Câline, à Serrières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Rambert-en-Bugey [4]
Ambronay l'Abergement-de-Varey, Nivollet-Montgriffon Oncieu
Ambérieu-en-Bugey Saint-Rambert-en-Bugey [4] Argis
Torcieu Cleyzieu, Conand Arandas

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Rambert-en-Bugey est constituée schématiquement de deux parties distinctes: la "vieille ville", anciennement enceinte dans les murs de la ville, qui étire une double rangée d'habitations anciennes en amont de l'église, et, en aval, des bâtiments (usines, cités ouvrières, maisons de contremaîtres et "châteaux" des propriétaires) de la filature de la Schappe

Saint-Rambert a vu sa richesse architecturale se perdre au fur et à mesure de son histoire.

Dès 1602, son château est détruit. Les remparts sont détruits par des crues, les portes de la ville démontées pour faciliter la circulation.

La révolution industrielle a marqué profondément la physionomie de la cité. On remarque les restes d'un très rare ensemble de cités ouvrières, de villas de contremaitres, de châteaux de directeurs et d'usines textiles datant du XIXe siècle (Schappe).

Autrefois surnommé[réf. souhaitée] la « Venise du Bugey » à cause de son canal qui traversait le bourg et de ses fontaines monumentales, Saint-Rambert a vu son canal couvert et ses fontaines détruites lors des opérations de bétonnage des années 1960.

Image panoramique très large et peu haute
La ville de Saint-Rambert-en-Bugey vue du château de Cornillon

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Route nationale[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la route départementale D1504, ancienne « route nationale 504 ».

Autres routes[modifier | modifier le code]

  • Route d'Angrières • Route de Conand • Route de Grattoux • Route de l'Abbaye • Route de Morgelas

Voie ferrée[modifier | modifier le code]

Article principal : La gare de Saint-Rambert-en-Bugey.

La gare de Saint-Rambert-en-Bugey est située sur la Ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière). Elle est desservie[5] par des trains TER Rhône-Alpes qui effectuent des missions entre la gare de Lyon-Perrache et celles de :

Saint-Gervais ; Évian ; Chambéry-Challes-les-Eaux ; Genève.

La station de Saint-Rambert a été mise en service en 1857 par la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève.


Rues de Saint-Rambert-en-Bugey[modifier | modifier le code]

Les autres voies de Saint-Rambert-en-Bugey sont[6] :

Les hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • Grattoux, à 1 km au nord-nord-est de Saint-Rambert
  • Buges, à 1 km au nord, dans la vallée du Brevon
  • Vorages, à 1,5 km au nord-nord-est de Saint-Rambert
  • Blanaz, à 2,5 km au sud de Saint-Rambert (alt. : 467 m)
  • Lupieu, à 3 km au sud de Saint-Rambert, dans la vallée d'un affluent du Brevon, le Chazet
  • Javornoz, à 1 km au sud de Saint-Rambert (alt. :450 m)
  • Morgelaz, au pied du Mont Luisandre
  • Angrières, à 2,5 km à l'ouest-nord-ouest de Saint-Rambert (alt. : 641 m)
  • Serrières, dans le prolongement de Saint-Rambert-en-Bugey, en aval

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Charles Athanase Walckenaer donne le district de Saint-Rambert comme étant le territoire des Ambarres[7]

Origines légendaires de la ville[modifier | modifier le code]

  • Saint Domitien[8]

Selon la légende, les origines de la ville de Saint-Rambert remontent à saint Domitien, au Ve siècle. Domitien aurait fondé un monastère et un hospice sur les bords du Brevon, vers 440. Ce « désert », où se cachait précédemment des « faux-monnayeurs », se nommait Bébronne.

Article détaillé : Saint Domitien.
  • Saint Rambert[9]

Au VIIe siècle, Ragnebert, un noble et pieux chevalier franc (un "leude") est victime d'obscures intrigues de pouvoirs sous le règne du « roi fainéant » Thierry III. Exilé dans le Bugey par Ebroïn, le maire du palais, il est assassiné sur ses ordres, le 13 juin 680 sur le chemin de l'abbaye (une croix de pierre, placée à quelques pas du pont du Brevon, indique l'endroit où il aurait été mis à mort par deux « sicaires »).

D'après la légende, les prodiges se multiplièrent sur le tombeau de Ragnebert et le lieu devint rapidement un important lieu de pèlerinage. En peu de temps, il se forma sous la protection de l'abbaye un bourg qui prit le nom du martyr. Cette dévotion connaîtra au XIIe siècle une diffusion régionale en atteignant, par l’intermédiaire du monastère de l’Île-Barbe (Saint-Rambert-l'Île-Barbe, Lyon), les comtés de Forez (Saint-Rambert-sur-Loire, Loire) et d’Albon (Saint-Rambert-d'Albon, Drôme).

Article détaillé : Saint Rambert.

Les reliques de Rambert et Domitien sont toujours conservées dans l'église paroissiale Saint-Antoine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’Abbaye de Saint-Rambert se trouve au XIIe siècle à l'apogée de sa puissance. Indépendante de toute suprématie temporelle, elle ne relève que du pape pour la question canonique. Elle possède des domaines jusqu'en Savoie, et se trouve un des petits états les plus riches du Bugey[10]. En 1191, une bulle du pape Célestin III, où l'on énumère les bénéfices de l'Abbaye[11], montre que son étendue était plus considérable que celle du canton actuel.

La construction du château de Cornillon, sur un éperon rocheux au-dessus de la ville, permet à l'Abbaye d'assurer seule son indépendance et sa sécurité.

En 1196, l'abbé Régnier cède à Thomas, comte de Savoie, le château de Cornillon en échange de sa protection.

La guerre contre le Dauphiné[modifier | modifier le code]

Vers 1282, le conflit entre les maisons de Savoie et celle du Dauphiné gagne le Bugey. Situé à la « frontière », Saint-Rambert reçoit en 1288 du comte de Savoie Amédée V des franchises et des privilèges semblables à ceux de la ville de Bourg. Le château de Cornillon, dernier bastion savoyard sur la route qui mène à Pont d’Ain, est une place importante dans cette guerre d'escarmouches, de sièges et d'expéditions punitives. Des chevauchées partent de Saint-Rambert pour aller ravager la plaine de l'Ain[12]. Cette position stratégique va accroitre l'importance du bourg de Saint-Rambert qui s’entoure de remparts et devient une ville de garnison et de stockage du matériel militaire. Le 5 janvier 1355, le traité de Paris met fin au conflit.

Saint-Rambert en Savoye[modifier | modifier le code]

Le bourg obtient rapidement franchises et privilèges. Il devient notamment la résidence obligée des juge-mages du Bugey et se développe considérablement.

Saint-Rambert restera savoyard jusqu'en 1601 et la signature du traité de Lyon.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1601, le traité de Lyon rattache Saint-Rambert à la France. Le château de Cornillon est détruit en 1602 par le Maréchal de Biron.

En 1607, le Duc de Nemours obtient du roi Henri IV la réunion des justices s’exerçant sur ses marquisats de Saint-Sorlin et Saint-Rambert et ses baronnies de Chazey, Poncin et Cerdon: la centralisation se fait à Saint-Rambert. Saint-Rambert est sauvé de la désertification et de la ruine qui la menaçait[13].: en effet, la ville doit faire face à la concurrence de la route Lyon-Bellegarde passant par Nantua, plus courte que la route Lyon-Bellegarde passant par Saint-Rambert et Belley (de Bellegarde, on rejoint Genève).En 1607 également, un collège est fondé à Saint-Rambert par Claude Guichard.

L'industrie textile est la plus importante des industries de la ville, reconnue pour l'excellente qualité de sa production de toile de chanvre (nappe, serviette, etc.). Un bureau de visite et de marquage des toiles, créé en 1738, lutte contre les nombreuses malfaçons et contrefaçons. Les habitants sont pour la plupart pauvres et la ville insalubre. Des épidémies déciment de temps à autre la population. Des tanneurs travaillent en ville (en 1767, il y a 5 tanneries à Saint-Rambert-en-Bugey), malgré les interdictions. Ces commerces locaux empuantissent les alentours. En 1697, la muraille "au devant de l'église" est emportée par une crue.

En 1748 la « porte d'en haut » est détruite pour agrandir le chemin royal de Lyon à Chambéry. Le don gratuit, la mauvaise gestion des syndics et un mauvais procès contre les Chartreux de Portes qui réclament que la Justice de leur seigneurie de Saint-Sorlin soit rendue à Lagnieu ruine la ville : en 1771, le parlement de Dijon ordonne que la justice du marquisat de Saint-Sorlin soit exercée à Lagnieu. Les magistrats de Saint-Rambert sont déboutés de leurs recours en 1773 et la communauté condamnée à payer les frais du procès. Elle doit piocher dans les économies de l'hôpital pour faire face à ces frais. Le siège de la justice à Saint-Rambert est disloqué.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Terreur, la déchristianisation imposant le changement des noms de lieux à consonance chrétienne, Saint-Rambert est rebaptisé Montferme.

Un bataillon de volontaires du district de Saint-Rambert se forme lors de la levée en masse décrété le 22 août 1793. Le bataillon de Montferme combat dans l'Armée des Alpes sous les ordres de Kellerman, puis de Dumas[14].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Alphonse de Lamartine nous a laissé cette description de Saint-Rambert au début du XIXe :

« Peu à peu le défilé s'élargit,le ruisseau grossit, les maisons aussi pittoresques,mais plus nombreuses, se rapprochent sur les deux rives et forment le faubourg d'une petite ville appelée Saint-Rambert. Il n'y a point de rue; la rue, c'est l'Albarine couverte d'une multitude de ponts. Une petite auberge, dont les filets tapissent le mur, puise les écrevisses et les truites sous ses fenêtres et sous son escalier. On soupe et on couche là au bruit et à la fraîcheur du petit fleuve. Quelques usines y joignent le bruit du marteau, quelques moulins le tic-tac des roues. C'est un des lieux les plus pittoresques du monde. »

En mars 1814, lors de la campagne de France qui voit Napoléon Ier tenter d'arrêter l'invasion de la France, des paysans et des gardes nationaux de Tenay et de Saint-Rambert se joignent aux hommes du 23e régiment d'infanterie de ligne et tiennent tête à un détachement de 600 Autrichiens au lieu-dit les Balmettes, vers Torcieu

Article détaillé : Le combat des Balmettes.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La révolution industrielle a profondément marqué la physionomie de la ville. L'histoire de Saint-Rambert au XXe siècle est totalement liée à celle de la filature de la Schappe.
En 1905, l'Abbé Tournier, l'un des cofondateurs de la revue Le Bugey, crée à Saint-Rambert la première association de parents d'élèves[15]..

Seconde Guerre mondiale [16][modifier | modifier le code]

Un train couché dans l'Albarine au pont de Reculafol à la suite d'un sabotage effectué par la Résistance le 9 juin 1944. Cette photo a été prise par un officier allemand le 6 juillet 1944, quelques minutes avant une attaque du maquis au cours de laquelle cet officier trouvera la mort. Son appareil photo sera récupéré par les maquisards la pellicule développée.

Le canton de Saint-Rambert-en-Bugey abrite plusieurs groupes de résistants, mais également un noyau organisé de miliciens.
Saint-Rambert fait partie des villes où se fera un dépôt de gerbes clandestins, simultanément au défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax.

À partir de 1944, l'axe ferroviaire stratégique Ambérieu-Culoz est régulièrement saboté par les maquisards, notamment au pont de Reculafol.
Le 6 juillet 1944, au cours de l'attaque d'un train blindé, 6 soldats allemands sont tués. Simultanément, une patrouille allemande est attaquée dans la ville.

Le 7 juillet 1944, la Wehrmacht et la Gestapo, épaulées par la milice, investissent la ville en guise de représailles. Après une brève tentative de résistance, les maquisards doivent décrocher et se cacher où ils le peuvent.
Des barrages sont établis aux entrées de la ville où de nombreuses personnes sont arrêtées. Plus de 250 ouvriers de la filature de la Schappe sont parqués dans la cour de l'usine, de 14h30 à 22h00, et 30 otages, pris au quartier du four-à-chaux, à l'abbaye et à la mairie, sont parquées sous la Grenette (l'ancien marché couvert de Saint-Rambert, mairie actuelle).

Si 18 otages sont libérés, 12 d'entre-eux sont mitraillés à 21h45 dans la rue du Pavé (actuellement rue des Otages).

Plaque commémorative des otages exécutés le 7 juillet 1944 à Saint-Rambert-en-Bugey

Meurent sur le coup :

  • Le docteur Michel Temporal, 58 ans, maire de la ville ;
  • Pierre Chatton, 36 ans, chef du ravitaillement ;
  • Louis Golzio, 53 ans, secrétaire de mairie ;
  • Dominique Molinero, 43 ans, mécanicien ;
  • Joseph Arena, 58 ans, ouvrier ;
  • Joanny Pollet, 46 ans, camionneur de Villeurbanne ;
  • Louis Multin, 20 ans, originaire de Druillat et horticulteur à Bourg.

Trois otages, grièvement blessés, seront emmené à l'Hôpital de Nantua. Reconnus lors d'une descente des nazis dans l’hôpital, ils seront fusillé une seconde fois dans la carrière de la Croix-Chalon, certains sur leurs civières. Il s'agit de :

  • André Burtschell, 36 ans, juge de paix à Saint-Rambert ;
  • Pierre Gayat, 46 ans, secrétaire de mairie ;
  • Joseph Marguin, 50 ans, garde champêtre.

Deux otages, blessés plus légèrement, s'en sortiront en vie :

  • Louis Lannezval, 43 ans, hôtelier et maquisard ;
  • Victor de Féo, 41 ans.

Le chauffeur de taxi André Rigaud, arrêté dans la journée à un barrage, passé à tabac et interné à la Schappe, est abattu à 22 heures, lors de la libération des ouvriers.

Centre important de la Résistance, Saint-Rambert-en-Bugey sera décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles, Saint-Rambert-en-Bugey s'est appelé

Hydronyme d'origine gauloise, reposant soit sur une forme gauloise °BEBRŌNNO, soit sur une forme gallo-romane °BEBRŌNE. Le radical BEBR- est celui du gaulois °BEBROS ou °BEBRUS « castor », adapté en bas-latin sous la forme BEBER. Le second élément de l'hydronyme est soit le gaulois ONNO « cours d’eau » (cas le plus probable), soit un suffixe de présence gallo-roman -ŌNE, d'où le sens global de « rivière aux castors », ou éventuellement « endroit où il y a des castors ».

Un castor.

avec le latin locellus, diminutif de locus, « lieu »

  • Monasterium Sancti Ragneberti vers 807[18]

de Ragnebert qui y fut assassiné en 680.

  • Sanctus Ranegbertus en 1137[18]
  • Sancto Raniberto en 1206[18]
  • Sanctum Rainebertum en 1213[18]
  • Sanctus Rainegbertus Jurensis et Sanctus Rambertus en 1275[18]
  • Sanctus Renebertus en 1280[18]
  • Sanclus Regribertus Jurenfis en 1538[19]
  • Sainct Rambert et Sainct Raingbert en 1563[18]

de par la proximité des Monts Jura ou Mont Joux.

  • Saint-Rambert

La commune a aussi été surnommée :

  • « la Venise du Bugey », au temps de son canal et de ses fontaines monumentales
  • « la petite Sibérie », par les troupes allemandes, pendant la guerre de 39-45[16]

Les habitants emploient couramment l'abréviation « Saint-Ran ».
de manière péjorative : « Saint-Ramboum » ou « Saint-Rambarge ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2002, le Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Bassin Versant de l'Albarine rassemble 27 communes du bassin versant de l'Albarine, dont la commune de Saint Rambert-en-Bugey, pour agir en faveur de l'eau et des milieux aquatiques.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Rambert-en-Bugey n'est jumelée avec aucune autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 042 2 596 2 244 2 130 2 420 2 613 2 633 2 567 2 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 799 2 597 2 531 2 537 2 620 2 964 3 409 3 765 4 113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 028 4 971 4 950 4 204 4 319 4 168 3 463 2 862 2 866
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 936 2 857 2 439 2 161 2 112 2 065 2 167 2 166 2 166
2011 - - - - - - - -
2 191 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède

  • Il existait, jusqu'en 2010, une école primaire privée, l'école Sainte-Marie (appelée "l'école d'en haut", par opposition à l'école publique appelée "l'école d'en bas")[24]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lumignons
  • Chaque soir du 8 décembre, de la même manière qu'à Lyon, les « Illuminations » sont une manifestation populaire où il est de tradition d'illuminer la ville avec des « lumignons », des bougies allumées, placées dans des verres et déposés sur le rebord des fenêtres.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve à Saint Rambert:

  • l'Hôpital Centre Cornillon, un établissement public d'hébergement pour personnes âgées dépendantes/maison de retraite (EHPAD) d'une capacité de 77 lits d'hébergement permanent et de 4 lits d'hébergement temporaire[25]:
  • Le foyer-logement "Les Blés d'Or" pour personnes âgées de plus de 60 ans[26]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Jean-Burtin, à la Craz
  • L'Étoile du Bugey, le club de rugby historique, crée en 1921 (dstade de rugby de la Craz)[27]
  • L'Albarine Basket Club compte 103 licenciés, dont 51 mini-basketteurs (- de 10 ans), 18 joueurs de moins de 16 ans, 19 joueurs séniors et 10 loisirs[28].

Médias[modifier | modifier le code]

L'actualité du canton de Saint-Rambert-en-Bugey est couverte par :

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

 Les curés de Saint-Rambert 

Cl. DUPUY
F. DARNAND
L. GAMET 
A. VIVET 
J. TOURNIER
Ad. GAMET 
J. REUTHER
Cl. ARBAN
J. DELORME
J. ROBIN

 Début 

1803
1837
1863 
1889 
1900 
1908
1934 
1937 
1958
1968

 Fin 

1837
1863 
1889 
1900
1908
1934
1937
1958
1968
1971

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Suivant la tradition, le culte catholique est présent à Saint-Rambert-en-Bugey depuis le Ve siècle. La crypte de Saint-Domitien, réputée pour son architecture romane, daterait du IXe siècle e ou Xe siècle[31].

Le culte est aujourd'hui pratiqué à l'église Saint-Antoine.

Saint-Rambert-en-Bugey fait partie avec les villages d' Arandas, Argis, Conand, Nivollet-Montgriffon, Tenay, Torcieu, Blanaz, Oncieu, Evosges, Chaley et Cleyzieu du Groupement paroissial de Saint-Rambert-en-Bugey, du secteur pastoral Ambérieu-Ambronay-Saint-Rambert et du diocèse de Belley-Ars[32]. .

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[33][modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Rambert-en-Bugey (Ain).svg
Saint-Rambert-en-Bugey Ain
Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal en 2009 16 089 € 25 083 €
Foyers fiscaux imposables en % de l'ensemble des foyers fiscaux en 2009 40,7  % 57,3  %
Médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation en 2010 15 855 € 19 903 €

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Rambert-en-Bugey

La commune de Saint-Rambert-en-Bugey porte :

D'or à la corneille de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ.[34].

En 1262, la ville portait « D'or à un geai ou passereau de sable, au chef de Savoie" »[35]. Le chef de savoie a été remplacé par un chef de France en 1601. L'oiseau est désormais désigné comme une corneille (probablement à cause du château de Cornillon).

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Garin

Personnalités[modifier | modifier le code]

Natifs de Saint-Rambert-en-Bugey[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

La maison forte échoit, en 1308, à la maison de Savoie à la mort de son dernier propriétaire[39].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la rivière Albarine, essentiellement peuplée à cet endroit de truites fario, d' ombres communs et de vairons. La rivière abrite également à Saint-Rambert une colonie de canards colvert

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Une spécialité très locale, le ramequin, est un fromage de vache sec qui se déguste fondu. C'est un symbole des traditions d'hospitalité bugiste.
  • Les bugnes sont une sorte de beignet associés à la période du Mardi-Gras.
  • Les bugistes sont souvent des champignonneurs avertis. Les trompettes de la mort, chanterelles et autres bolets font partie intégrante de la gastronomie privée.
  • Les truites de l'Albarine.
  • Les tartes au sucre ou à la crème.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • L’action du roman de Roger Vailland Beau masque se déroule à Saint-Rambert-en-Bugey et romance la lutte des ouvrières de la filature de la Schappe. Une partie du film Beau masque, de Bernard Paul a été tourné à Blanaz, un hameau de Saint-Rambert.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Saint-Rambert-en-Bugey.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Fromagerie Saint-Rambert.JPG

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Pour la vie, (ISBN 978-2-203-02498-4), dessinateur : Claudio Stassi, scénario : Jacky Goupil.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, Saint-Rambert-en-Bugey », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 13 novembre 2011).
  2. Isabelle Trautsolt, in Annales de Géographie, 428,‎ 1969 (lire en ligne), Recherches sur les climats du Jura français, « L'influence du relief sur la température et l'insolation », p. 424
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Albarine (V29-0400) » (consulté le 2 septembre 2013)sandre
  4. ([PDF] Cartes des communes de l'Ain), sur ain.fr.
  5. Site SNCF TER Rhône-Alpes, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Halte ferroviaire de St-Rambert-en-Bugey lire (consulté le 12 août 2011).
  6. « Rue de Saint-Rambert-en-Bugey », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 13 novembre 2011).
  7. Walckenaer, Charles-Athanase (1771-1852) - Géographie ancienne historique et comparée des Gaules cisalpine et transalpine, sur gallica.bnf.fr.
  8. Jean-Irénée Depérys, Histoire hagiologique de Belley : recueil des vies des saints et des bienheureux nés dans ce diocèse, t. 1, Bottier,‎ 1834, 404 p. (lire en ligne), « Saint Domitian », p. 11 à 20
  9. Jean-Irénée Depérys, Histoire hagiologique de Belley : recueil des vies des saints et des bienheureux nés dans ce diocèse, t. 1, Bottier,‎ 1834, 404 p. (lire en ligne), « Saint Ragnebert », p. 89 à 103
  10. Hippolyte Leymarie, Notice historique et descriptive sur la ville et l'abbaye de Saint-Rambert-de-Joux, Imprimerie d'Aimé Vingtrinier,‎ 1854, 69 p. (lire en ligne), chap. 2 (« L'abbaye »), p. 21
  11. Google livres,Samuel Guichenon: "Histoire de Bresse et de Bugey", 1650
  12. Google livresAlain Kersuzan. "Défendre la Bresse et le Bugey:les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, 1282-1355", Presses Universitaires de Lyon, 2005
  13. Google livres, Marc Perrot: "St-Rambert-en-Bugey et la vallée de l'Albarine sous l'ancien régime: XVIIe siècle-XVIIIe siècle", 1988.
  14. [1], Blog de la Société d’Études Historiques Révolutionnaire et Impériales.
  15. Statuts de l'Association des familles du Canton de Saint-Rambert.
  16. a et b Jacqueline Di Carlo, La guerre de 1939-1945 dans le canton de Saint-Rambert-en-Bugey, épisodes, District de la vallée de l'Albarine,‎ 1994 (ISBN 2907881124 et 9782907881128)
  17. ([PDF] Liste des communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945), memorialdormans.free.fr
  18. a, b, c, d, e, f, g, h et i Noms de lieux de Suisse Romande, Savoie et environs, Henry Suter: "Noms de Lieux de Suisse Romande, Savoie et environs".
  19. Supplément À L’Encyclopédie Ou Dictionnaire Raisonné Des Sciences, Des Arts Et Des Métiers, Denis Diderot: "Supplément à L'Encyclopédie Ou Dictionnaire Raisonné Des Sciences, des Arts et des Métiers".
  20. annuaire-mairie.fr, Histoire de Saint-Rambert-en-Bugey.
  21. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  24. a, b et c [2],education.gouv.fr.
  25. [3],l' EHPAD Centre Cornillon sur le site hopital.fr .
  26. [4],Les Blés d'Or sur le site saint-rambert-en-bugey.fr.
  27. [5], Site officiel de l'EDB.
  28. Albarine Basket Club - Saint-Rambert-en-Bugey - Site officiel de la commune,Albarine Basket Club.
  29. « Qui sommes-nous ? », sur www.voixdelain.fr (consulté le 2 août 2011).
  30. « Fréquence Côtière radio (FC Radio) », sur 100ansderadio.free.fr (consulté le 2 février 2011)
  31. a et b « La crypte Saint-Domitien à Saint-Rambert », sur www.leprogres.fr, Le Progrès,‎ 16 septembre 2011 (consulté le 20 septembre 2011).
  32. Le Groupement paroissial de Saint-Rambert-en-Bugey, sur catholique-belley-ars.cef.fr
  33. [PDF]INSEE Statistiques locales
  34. Armes de Saint-Rambert-en-Bugey, sur newgaso.fr.
  35. Armorial des communes et collectivités des pays de l'Ain.Chaix P.-H
  36. [6]"Sécularisation, séparation et guerre scolaire : Les catholiques français et l'école (1901-1914)", par André Lanfrey.
  37. MERMET DE SAINT-LANDRY (Antoine) dans Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814),‎ 1934
  38. Félix Fenéon et Guillaume Janneau, Le Bulletin de la vie artistique, Paris, Bernheim-jeune,‎ 1920 (lire en ligne), p. 717
  39. Alain Kersuzan, Maisons et maisons fortes dans le comté de Savoie (XIVe ‑ XVe siècle) - Essai de terminologie d'après les sources comptables in Chastels et Maisons fortes IV - Actes des journées de castellologie de Bourgogne 2010-2012, CECAB, 2014 (ISBN 978-2-9543-8212-8), p. 145-155.
  40. « Musée des Traditions Bugistes », sur ain-tourisme.com (consulté le 2 novembre 2012).
  41. Frédéric Potet et Marion Van Renterghem, « Ces couples âgés qui ont choisi de « quitter la vie » ensemble », Le Monde,‎ 27 novembre 2013 (lire en ligne) :

    « En juillet 2007, à Saint-Rambert-en-Bugey (Ain), un couple s'était échappé d'une maison de retraite pour se jeter sous les roues d'un train. Lui avait 81 ans et avait commencé à travailler comme typographe, à l'âge de 12 ans. Elle en avait 83 et avait entamé une carrière d'employée de bureau avant d'acheter un bar avec son mari, puis un hôtel-restaurant. Ils n'avaient pas eu d'enfants et s'aimaient d'un amour brûlant. La perspective que l'un puisse disparaître avant l'autre fût-elle pour autant l'unique motif de leur décision ? »

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