Maison centrale de Clairvaux

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48° 08′ 48″ N 4° 46′ 58″ E / 48.146561, 4.782658 ()

Prison de Clairvaux, entrée principale

La prison de Clairvaux est une maison centrale française située à Ville-sous-la-Ferté, dans le département de l'Aube, région Champagne-Ardenne, établie sur le site de l'abbaye de Clairvaux depuis 1804[1].

Situation[modifier | modifier le code]

L'établissement est situé dans l'aire judiciaire de la cour d'appel de Reims et du tribunal de grande instance de Troyes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Abbaye de Clairvaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'abbaye de Clairvaux.

Transformation en prison[modifier | modifier le code]

La transformation d'abbayes en prisons au XIXe siècle fut courante (le Mont-Saint-Michel, Fontevraud etc) et était liée à la réforme du système pénal qui instituait une nouvelle peine : la privation de liberté. Les abbayes, avec leurs murs d'enceinte et leurs cellules, semblaient alors idéales. De plus, l'expulsion des moines à la suite de la révolution française avait vidé de nombreux monastères, et les biens du clergé avaient été déclarés biens nationaux.

L'ensemble de l'abbaye fut ainsi transformé en prison<re name=TBE/> : le bâtiment des convers devint prison de femmes puis ateliers de travail ; le grand cloître, lui, fut voué à la détention masculine. En 1812, l'église abbatiale fut vendue comme carrière de pierres pour honorer des dettes. Le directeur de la prison fut révoqué suite à cela car il n'y avait plus de lieu de culte pour les détenus.

La maison centrale proprement dite bénéficie de locaux bâtis dans les années 1960.

Les bâtiments appartenant au ministère français de la culture sont ouverts toute l'année aux visites.

Détenus[modifier | modifier le code]

La maison centrale compte 240 places hébergeant en 2009 160 longues peines, dont 48 perpétuités[2].

Parmi les détenus, en détention provisoire ou condamnés à des peines plus ou moins longues ou récurrentes :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « La maison centrale de Clairvaux », sur l'annuaire du site Internet du ministère français de la justice
  2. Bastien Bonnefous, «20 Minutes» a rencontré plusieurs détenus à perpétuité de la centrale de Clairvaux,‎ 17 novembre 2009 (consulté le 28 juillet 2013)
  3. Fey Dominique et Herbelot Lydie, CLAIRVAUX, vies emmurées au XIXe siècle, TheBookEdition,‎ 2013, 447 p. (ISBN 978-2-7466-6688-7, lire en ligne)
  4. Extraits d'une conférence que Pierre Kropotkine fit à Paris, salle Rivoli, le 20 décembre 1887.
  5. Jacques Prévotat, op. cit., p. 520-521.
  6. Les principales prises d'otage dans des prisons françaises.
  7. Jean-Marc Ducos, « Clairvaux (Aube) : « La France n'a pas honte de la centrale de Clairvaux » », sur Le Parisien,‎ 1er février 2006 (consulté le 28 juillet 2013) : « Guy Georges, le tueur de l'Est parisien, y est également incarcéré. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]