Volksverwering

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Volksverwering
Image illustrative de l’article Volksverwering
La ligue lors du Pogrom d'Anvers

Date de fondation 1937
Fondé par René Lambrichts
Lieu Anvers
Territoire Belgique
Année active 1937-1944
Nombre de membres plusieurs milliers
Activités criminelles Antisémitisme
Alliés Troisième Reich

Le Volksverwering, en français, La défense du peuple est une ligue anti-juive d'extrême droite pour la sauvegarde de la race et du sol fondée à Anvers, en 1937, par l'avocat René Lambrichts[1].

Historique[modifier | modifier le code]

René Lambrichts devant le drapeau du Volksverwering, le 17 juillet 1942

Dès 1937, René Lambrichts fait siennes les théories racistes développées par le nazisme. Il fonde à Anvers son mouvement qui sera autorisé par l'occupant dès le . En , le mouvement essaime à Bruxelles pour se rapprocher du SIPO-SD qui vient de s'installer au 52, rue Philippe de Champagne. La ligue occupe un étage de ce bâtiment dont le propriétaire juif s'est fait récemment spolier. Les ligueurs tiennent un premier meeting bruxellois au Palace Rubens[1]. En , la ligue est un des fers de lance du Pogrom d'Anvers. La propagande abteilung avait en effet organisé la projection du film de Fritz Hippler, Der Ewige Jude dans le cinéma Rex de la Keyzerlei. René Lambrichts prendra la parole pour introduire la séance, il salue la politique menée par Hitler qui libérera l'Europe de l'influence juive. « Les pensées de tous les anti-juifs vont vers le Führer du Grand Reich allemand [...] Nous le remercions pour les bienfaits auxquels il convie notre peuple à participer ». « Anvers se débarrassera de ses Juifs, toute l'Europe se débarrassera des Juifs et cela grâce à la haute direction d'Adolf Hitler. Nous voulons l'aider à ouvrir de nouvelles voies pour notre continent ». La ligue compte alors un millier d'activistes à Anvers[2], son vrai berceau de l'aveu même de son fondateur mais elle compte également des membres à Bruxelles, Liège et Charleroi.

Collaborationnistes, les ligueurs saluent les ordonnances allemandes anti-juives qui sont pour eux autant de réjouissances et leur permet d'avancer vers « une solution radicale de la question juive en Belgique »[3]. « C'est un fait réjouissant - publie la ligue anti-juive - que pour la première fois dans l'histoire belge, un décret parait, dans le moniteur, basé sur le principe de la race [...]. Volksverwering atteint son but. Le pays sera bientôt épuré des juifs »[1].

Organes de propagande[modifier | modifier le code]

La ligue disposait d'un journal éponyme qui s'appellera ensuite Volksche Aanval (l'assaut populaire) et de son homologue francophone, L'ami du peuple. Non content d'y répandre leurs thèses antisémites, ils n'hésitèrent pas à publier, commune par commune, la liste des Juifs ainsi que leurs adresses[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Maxime Steinberg, La persécution des Juifs en Belgique (1940-1945, Bruxelles, Editions Complexe, coll. « Questions à l'histoire », , 316 p. (ISBN 978-2-804-80026-0, OCLC 255094611, lire en ligne)
  2. Prosper Vandenbroucke, Le Pogrom d’Anvers, Le verre brisé des Pâques anversoises in Histomag, no 68, nov.-décembre 2010, p. 23 et sq.
  3. Journal Volksverwering du
  4. L'occupant leur donnant accès aux registres tenus par l'Association des Juifs en Belgique