Clarence (réseau de renseignement)

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Stèle commémorative à la Chartreuse à Liège

Le réseau Clarence est un réseau de renseignements belgo-français de la Seconde Guerre mondiale[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, Dieudonné Lambrecht avait fondé le réseau de renseignement la Dame Blanche. Son exécution par les Allemands en 1916 avait conduit son cousin Walthère Dewé à reprendre les rênes du réseau. En 1939, Walthère Dewé réactive la Dame Blanche et fonde le « Corps d'observation belge » (COB) qui deviendra, après la capitulation du le « réseau Clarence », d'après le pseudonyme de son collaborateur, Hector Demarque[1].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Clarence était constitué d'un secteur par province belge, d'un secteur routier et d'un secteur français. En 1940, le réseau ne peut compter que sur des émetteurs radio de faible portée. Les tentatives terrestres d'établir la jonction avec Londres via la France et l'Espagne ne furent pas couronnées du succès escompté. Le doute s'installe à la tête du réseau lorsque Jean Lamy est parachuté dans la région de Manhay. Grâce à quoi, la relation avec Londres est établie, Claude Dansey de l'Intelligence Service gérant les contacts. Le réseau traversera de nombreuses difficultés dont l'arrestation de Walthère Dewé tandis qu'il tente de prévenir Thérèse de Radigues, une autre pionnière de la Dame blanche également investie dans le réseau Clarence. Tentant de s'échapper, il sera abattu en pleine rue à Bruxelles. Le réseau poursuivra néanmoins son action. À l'issue de la guerre, 1 547 résistants furent officiellement reconnus comme ayant pris part au maillage de ce réseau de renseignement[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Henri Bernard, "Un Géant de la Résistance, Walthère Dewé", Renaissance du Livre, 1971.