Armée secrète (Belgique)

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L'Armée secrète (A.S.)
Image illustrative de l’article Armée secrète (Belgique)
Écusson de l'armée secrète

Création
Dissolution 1945
Pays Belgique
Drapeau de la Belgique Belgique
Type réseau de résistance armée
Composée de La Légion belge; l'Armée belge reconstituée
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant historique Jules Pire

L'Armée secrète est un mouvement armé de la Résistance intérieure belge actif durant la Seconde Guerre mondiale.

Origine de l'Armée secrète belge[modifier | modifier le code]

En le capitaine-commandant BEM Charles Claser (Charly Claser) né le à Alost, avait mis sur pied la Légion Belge (LB) qui eut rapidement une action de grande efficacité. Mais le réseau fut ensuite victime des services ennemis qui tentèrent de l'infiltrer. C'est ainsi que trahi par le redoutable traître Prosper de Zitter, dit le « Capitaine Jackson », l'homme à la phalange amputée, Charly Claser après avoir été incarcéré à la prison d'Etterbeek, puis de Saint-Gilles et de Forest sera emmené en Allemagne en février 1944 vers le camp d'Esterwegen avec de nombreux compagnons de la Légion belge. Le il sera transféré à la forteresse de Gross-Strehlitz, puis au camp de concentration de Gross-Rosen en Silésie, réduit à un état squelettique il s'y éteindra le . Un témoin, le docteur André, nous dit dans ses mémoires: "quand je le vis emmené vers le crématoire, j'eus l'impression que notre Patrie perdait le meilleur de ses enfants[1]".

Vers la même époque, sans s'être concertés, Robert Lentz, colonel BEM de réserve, avait fondé l'Armée Belge Reconstituée (ABR). Robert Lentz était né à Gand le , il fut arrêté à son domicile le et incarcéré à la prison de Saint-Gilles, transféré en Allemagne il aboutira le au camp de concentration de Sachsenhausen jusqu'au où il participa à la "marche de la mort". Enfin libéré le il rentre à Bruxelles le 13. La santé ruinée il s'éteignit le à Bruxelles.

Ces deux mouvements de Résistance armées décidèrent de joindre leurs forces afin d'avoir plus d'efficacité, et prirent le nom unique de Légion Belge (LB)

Ce sera le colonel Jules Bastin, qui avait pris la succession de Claser, qui en fera en 1942 l'Armée de Belgique. Le colonel Jules Bastin né à Roux le sera arrêté pour la troisième fois le et décéda au camp de Gross-Rosen le .

Le , l'Armée de Belgique prit l'appellation d'Armée Secrète (AS), par laquelle elle reste connue actuellement, l'Armée Secrète était alors sous le commandement du général Jules Pire.

Statuts[modifier | modifier le code]

L'Armée Secrète qui avait la confiance absolue du gouvernement belge de Londres, opéra toujours sur ordre de celui-ci.

Composée de toutes les couches de la population l'AS s'est toujours tenue à l'écart des questions politiques.

En vertu de l'instruction intitulée "Cheval de Troie" le gouvernement de Londres lui avait conféré un statut militaire officiel qui différenciait ainsi l'AS des autres mouvements de Résistance.

Zone Secteur Groupe Localisation Exemples d'actions
Zone I A 10 Le Tournaisis et le Borinage - Saint Marcoult Centre de Commandement, centre de parachutage, centre de guérillas
B Le Centre
C L' Entre-Sambre-et-Meuse dont Couvin qui dépend de Morlanwelz
D La région Soignies-Enghien
Zone II Anvers - Limbourg
Zone III Les deux Flandres
Zone IV Brabant et nord de la province de Namur
Zone V Secteur 5 groupe A Condroz et environs de Ciney Sabotage du tunnel d’Yvoir-Spontin (), Combat de Jannée ()
groupe B Houyet La bataille du bois des Tailles ()
groupe C Ardennes
groupe D environs d'Orchimont en Basse-Semois Sabotage de la L.T.12 entre Alle et Sedan

Opérations[modifier | modifier le code]

L'AS fut très active sur le terrain et mena de nombreuses actions stratégiques et tactiques telles que:

  • Sabotages dès la fin de 1943 en prévision du débarquement des Alliés et qui se sont intensifiés dès le .
  • Opérations de harcèlement armé dès le début de .
  • Actions d'anti-destruction qui, en maintenant intact les infrastructures utiles, ont apporté une aide efficace à la libération de la Belgique.

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

Réponse de l'Armée secrète lors de la demande d'obtention de sa qualité de résistante et distinctions de la Veuve Louis Mestdag (signée J. Swolfs, Président)

Environ 4 000 membres de l'Armée Secrète belge périrent jusqu'à la Libération[2]:

  • 1 068 en action (dont 9 femmes)
  • 657 furent exécutés (dont 8 femmes)
  • 2 195 sont morts durant leur incarcération (dont 52 femmes)
  • 12 périrent à la suite d'un accident en service commandé (dont 1 femme)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colonel V. Marquet, "De la Légion belge à l'Armée secrète" dans, L'Armée secrète, sous la direction de Henri Bernard et sous le patronage de l'Union des fraternelles de l'Armée secrète, Paris-Gembloux, 1986, p. 11 à 115.
  • Colonel V. Marquet, R. Gheysens, Th. Vuylsteke, M. Herman, Colonel J. Linsmeau, Cap. Cdt. A. Dubru, "l'Armée secrète au combat", dans, L'Armée secrète, sous la direction de Henri Bernard et sous le patronage de l'Union des fraternelles de l'Armée secrète, Paris-Gembloux, 1986, p. 117-278.
  • Ch. L. Legat, Biographie du commandant BEM Charly Claser, stencil, École royale militaire, Bruxelles, 1963.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ch. L. Legat, Biographie du commandant BEM Charly Claser, stencil, École royale militaire, Bruxelles, 1963, p. 52.
  2. Site de la Fondation Armée Secrète

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]