Villerville

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Villerville
La plage de Villerville.
La plage de Villerville.
Blason de Villerville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Honfleur-Deauville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Côte Fleurie
Maire
Mandat
Michel Marescot
2014-2020
Code postal 14113
Code commune 14755
Démographie
Gentilé Villervillais
Population
municipale
694 hab. (2014)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 03″ nord, 0° 07′ 43″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 144 m
Superficie 3,30 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villerville.fr

Villerville est une commune française, ancien village de pêcheurs, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 694 habitants[Note 1].

La commune a longtemps abrité un casino, en bois, situé devant l'estacade. Il est aujourd'hui transformé en bar-restaurant. Une moulière existe au large de la plage, sur le banc du Ratier, à environ 3 km.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord du pays d'Auge, sur la côte de la Côte de Grâce, littoral de la Manche entre Trouville-sur-Mer et Honfleur. Son bourg est à 5 km au nord-est de Trouville-sur-Mer, à 9 km à l'ouest de Honfleur et à 17 km au nord de Pont-l'Évêque[1].

Communes limitrophes de Villerville[2]
Mer de la Manche Mer de la Manche Cricquebœuf
Mer de la Manche,
Trouville-sur-Mer
Villerville[2] Cricquebœuf
Trouville-sur-Mer Trouville-sur-Mer Cricquebœuf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Willervilla en 1195[3]. Le premier élément du toponyme est un faux-ami : il est issu, non de l'appelatif Villers, mais d'un anthroponyme germanique tel que Wil-hari[3] ou Vilhari[4]. Le second élément est l'ancien français vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin villa rustica.

Le gentilé est Villervillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Grosse Pierre de la Bergerie.

La commune a connu une occupation ancienne comme en témoignent sur les terrains de la ferme de la Bergerie d'un grand menhir de 2,50 m de haut appelé la Grosse Pierre et de deux autres plus petits mégalithes. Il s'agit de blocs de poudingue (pierre provenant d’un banc de pierre situé à 1 km de là). Sur ce site ont été découverts divers outils de pierre polie, ainsi que des ossements.

La légende locale veut que saint Roch (1295–1326) ait là fait reculer la peste, mais en attrapant lui-même cette maladie (la statuaire traditionnelle le représente avec son bâton et son chien lui léchant les plaies. Il figure (statue en bois du XIXe siècle) dans l'église Notre-Dame de Villerville : il est devenu le saint patron des Villervillais.

L'histoire religieuse a également retenu le nom de Thomas Jean Montsaint, né à la Ferme de la Bergerie, devenu prêtre et ayant refusé de renier ses convictions lors de la Terreur. Il fut pour cela emprisonné puis exécuté le 2 septembre 1792 à Paris. Il a été canonisé par Pie XI (en 1926) et une plaque commémore son souvenir dans la tour du clocher.

La commune a longtemps aussi été un village de pêcheurs, qui, sur les « plattes de Villerville »[5] (barques à fonds plats), allaient pêcher harengs, soles ou turbots. Une pêche dite « aux guideaux » se faisait au filet tendu sur la moulière. La pêche à pied était également pratiquée (moules, crabes, crevettes…), par les « picoteux » (femmes et enfants le plus souvent). Le produit de la pêche (moules notamment) était ramené à terre dans des charrettes dites « banneaux », tirées par des chevaux.

En 1893, une baleine s'échoue sur la plage. Elle est achetée par Nicolas-Marie Simon, dit Simon-Max, chansonnier et ténor à Paris (opéra bouffe), alors propriétaire du casino de Villerville. Après avoir vendu l'huile et la chair de la baleine, il utilise la peau pour y abriter un théâtre assez grand pour accueillir une petite centaine de spectateurs. Le caractère original de ce petit théâtre Baleine contribue à son succès. La baleine est déménagée à Paris (au Casino de Paris), mais elle y brûlera.

Le peintre Édouard Dantan y meurt accidentellement le 7 juillet 1897 : la voiture dans laquelle il se trouve heurte violemment l'église du village après que son cheval se soit emballé[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villerville

Les armes de la commune de Villerville se blasonnent ainsi :
D'azur à la bande d'or chargée de trois crevettes du champ, accompagnée en chef d'un bateau contourné d'argent et en pointe d'une coquille de moule du même, au chef cousu de gueules chargé d'un léopard aussi d'or[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1963[8] mars 1989 Jacques Grainville   Entrepreneur (père de Patrick Grainville)
mars 1989[9] en cours Michel Marescot[10] SE Juriste
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 694 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Villerville[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Villerville a compté jusqu'à 1 091 habitants en 1901.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
859 804 940 912 890 887 882 884 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
814 815 884 914 983 986 997 978 1 052
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 091 1 065 1 036 855 897 835 797 728 801
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
750 728 722 733 686 676 771 698 694
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Villerville est dénommée « commune touristique » depuis mars 2010[14].

Anciens titres de presse[modifier | modifier le code]

Journaux disparus, localisés à Villerville[15] :

  • Villerville-Gazette (1928-1939).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La plage à marée basse.

Ils ont été décrits ou peints par de nombreux auteurs, peintres ou graveurs dont Valère Lefebvre et Émile Gaudrier (fin XIXe siècle).

  • Plage de sable et de galets.
  • Point de vue sur Le Havre et le cap de la Hève.
  • Église Notre-Dame (en partie du XIIe). Elle abrite quatre tableaux classés à titre d'objets aux Monuments historiques[16].
  • Château du Manoir (1875), dessiné par Charles Garnier, propriété de la famille Christofle à l'origine
  • Château de Champ-Vert (XIXe)
  • Sémaphore.
  • Calvaire (1888).
  • Promenade : aménagée le long de la plage et dans les Graves.
  • Musée « Mer et désert » (1993), où sont réunis quelque 5 000 coquillages et des animaux exotiques.
  • Chez Mahu, « Grand Hôtel des Parisiens », rue du Maréchal-Foch, où séjournent, entre autres, Lord Alfred Bruce Douglas[17] et Oscar Wilde en 1897. Reconstruit en 1932 par l'architecte trouvillais René Morin, également à l'origine de l'hôtel Flaubert de Trouville. Deauvillais et Trouvillais s'y précipitent pour le « five o'clock » et s'attardent parfois jusqu'au dîner dans l'espoir de croiser Mistinguett ou un duc de Windsor en goguette[18].

Villerville dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Le film Un singe en hiver, de Henri Verneuil, y a été tourné en partie durant l'hiver 1961-1962. Villerville y apparaît sous le nom de Tigreville. Une association locale, créée en 2001, perpétue le souvenir du tournage. Depuis juin 2007, une grande photo du film représentant Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo, les deux vedettes du film, a été accrochée sur un mur à l'entrée de la rue principale. En bas de cette rue se trouve le Cabaret normand, restaurant utilisé pour le tournage.

Activité, labels et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est un village fleuri (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[19].

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive villervillaise fait évoluer une équipe de football en division de district[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

École publique primaire Patrick-Grainville à Villerville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Chegaray, L’étonnante histoire de Villerville

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 269
  5. La platte de Villerville a été décrite dans la revue Chasse-marée (no 13).
  6. « Échos - Hors Paris », Le Figaro, 3e série, no 189,‎ , p. 1
  7. « GASO, la banque du blason - Villerville Calvados » (consulté le 6 décembre 2011)
  8. « La commune passe de deux à quatre adjoints », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 février 2016)
  9. « Michel Marescot, candidat de Deauville », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 février 2016)
  10. Réélection 2014 : « Michel Marescot élu maire pour un cinquième mandat », sur Ouest-france.fr (consulté le 6 avril 2014)
  11. Date du prochain recensement à Villerville, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Préfecture du Calvados - Recueil des actes administratifs - 26 mars 2010 » [PDF] : page 463.
  15. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944, l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers du Temps, 1998 (ISBN 2911855132)
  16. « Œuvres mobilières à Villerville », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. a et b Lettre n° 873 du 22 juillet 1897 de lord Alfred Douglas à Oscar Wilde depuis le Grand Hôtel Des Parisiens de Villerville - source: Oscar Wilde and his literary circle – a catalogue of manuscripts and the letters in the William Andrews memorial library - University of California Press – Berkeley and Los Angeles et Librairie du Congrès 1958 : Grand Hotel des Parisiens, Villerville, Calvados. 22 July 1897 -- Dearest Oscar, I was very glad to get a letter from you at last. It is a week tomorrow since I left [Paris] and the time seems ages being here by myself. I really don't know what to do ... ".
  18. La côte fleurie d'antan: La côte fleurie à travers la carte ..., Muriel Maurice-Juhasz - 2005.
  19. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris », sur villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 18 février 2016)
  20. « U. S. villervillaise », sur Site officiel de la Ligue de Basse-Normandie (consulté le 18 février 2016)
  21. « Libération.fr - Jean-Yves Dubois enterré à Villerville » (consulté le 2 juin 2013).