Tinténiac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tinténiac
Porte et fenêtre à accolade, rue des Dames
Porte et fenêtre à accolade, rue des Dames
Blason de Tinténiac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Combourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Bretagne Romantique
Maire
Mandat
Louis Rochefort
2014-2020
Code postal 35190
Code commune 35337
Démographie
Gentilé Tinténiacois, Tinténiacoise
Population
municipale
3 370 hab. (2012)
Densité 144 hab./km2
Population
aire urbaine
28 115 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 47″ N 1° 50′ 01″ O / 48.3297222222, -1.8336111111148° 19′ 47″ Nord 1° 50′ 01″ Ouest / 48.3297222222, -1.83361111111  
Altitude 54 m (min. : 31 m) (max. : 90 m)
Superficie 23,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Tinténiac

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Tinténiac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Tinténiac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Tinténiac
Liens
Site web Site officiel de la ville de Tinténiac

Tinténiac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Ses habitants se nomment les Tinténiacois ou les Tinténiacoises

Géographie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or à la jumelle d’azur, au bâton de gueules brochant sur le tout, à la bordure d’hermine.
  • En 1384 figure parmi la noblesse de robe française (QUID 2004 ) .

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Tinténiac est fréquenté depuis le Néolithique. Des vestiges, dont un abondant mobilier lithique et des céramiques du Néolithique moyen, sont retrouvés lors du tracé de la voie express Rennes-Saint-Malo.

Un village carolingien découvert à la Cocherais, a également livrés de nombreuses céramiques.

Ce n'est qu'en 1032 que l'on trouve la première mention officielle de Tinténiac, dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Georges de Rennes. L'église et le village qualifié de « gros bourg », sont alors donnés par le duc de Bretagne Alain III à sa sœur, Adèle, abbesse de Saint-Georges, à l'occasion de la fondation de l'abbaye. L'abbesse rétrocède par la suite une grande partie de son fief. En 1351, le seigneur Jean de Tinténiac s'illustre dans le combat des Trente, qui a lieu à Mi-voie près de Josselin. Sa femme Jeanne de Combourg, lui donne une seule fille, Isabeau de Tinténiac. Celle-ci en épousant Jean de Laval-Chatillon, fait entrer la seigneurie dans la famille de Laval. De cette nouvelle union naît Jeanne de Laval qui devient, le 21 janvier 1374, la seconde épouse de Bertrand Du Guesclin.

La seigneurie de Tinténiac passe ensuite, par le jeu des alliances successives, aux Montmorency-Laval, Coligny, Coëtquen et la Motte. Un membre de la branche cadette de cette dernière famille, Vincent de Tinténiac connu comme chevalier de Tinténiac, est l'un des grands noms de la Chouannerie. Il participe à l'organisation du débarquement de Quiberon, le 27 juin 1795. La population de la commune est par contre favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795 ; l’anniversaire de la fondation de la République est aussi célébré à partir de 1797[3].

La vie économique du bourg, fondée principalement sur l'agriculture jusqu'en 1950, connaît à cette date un nouvel essor, dû à la création d'établissements scolaires et au développement des activités tertiaires, ainsi que de l'industrie, dans les années 1960, avec l'usine de salaisons d'Ille-et-Rance (SIRSA).

(sources : Le Patrimoine des communes de France- Flohic Editions)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tinténiac est un toponyme composé de deux éléments : Tinténi-, qui représente peut-être l'anthroponyme gallo-romain Tintinius et -ac, qui est un suffixe usuel généralement noté -acum par les spécialistes[4]. Ce suffixe, qui marque la localisation, puis la propriété, est d'origine celtique (gauloise) -acon et remonterait au celtique commun *-āko qui explique également le brittonique -ogon, à l'origine du gallois -og et du vieux breton -oc, breton moderne -ec (noté -eg dans l'orthographe actuelle)

L'évolution régulière en *Tintégny ou plutôt *Tinténé dans l'ouest, propre aux pays de langue d'oïl, ne s'est pas effectuée dans ce cas, car la commune était bretonnante au IXe siècle et le -acum [en réalité gallo-roman -ACU] a ainsi évolué en -ac et non en -ay, -é, ou -y comme dans les zones de langue d'oïl. Par contre, le nom de la commune homonyme de Tintigny (Belgique) est conforme à la phonétique d'oïl. Probable homonymie également avec Tintignac, hameau de la Corrèze, dont le -ac est caractéristique de la phonétique occitane.

La commune est appelée Teintenyac en gallo et Tintenieg en breton.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Recto et verso d'une « carte civique » délivrée par la municipalité de Tinténiac en l'an III.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1966 Charles Provost    
1966 mars 1995 Jean Provost    
mars 1995 mars 2001 Roger Rebours[5]    
mars 2001[6] en cours
(au 14 décembre 2014)
Louis Rochefort Centre droit Entrepreneur retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[7],[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 370 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 124 2 110 2 001 2 300 2 164 2 125 2 005 2 126 2 156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 163 2 149 2 176 2 184 2 177 2 213 2 233 2 194 2 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 068 1 962 1 887 1 634 1 643 1 638 1 535 1 773 1 948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 794 1 938 2 040 2 173 2 163 2 434 3 079 3 247 3 370
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapiteau de l'ancienne église - début XIVe siècle
  • Chapelle du Prieuré - reste de l'ancienne église - XVe siècle. Cette du transept nord, elle l'unique partie de l'ancienne église qui a été modifié en 1444. Aujourd'hui cette chapelle abrite le retable, abîmé attribué à Tugal Caris.
  • Dans le bourg, plusieurs maisons du XVe, XVIe et XVIIe siècles - Manoir de la Grand Cour (rue des Dames)- Hôtel de Mélesse - Hôtel Préciaux Des Cours- Grenier à sel (sur les bords du canal d'Ille et Rance)
  • Manoir de la Besnelais (XVIe ‑ XVIIe siècle)
  • Canal d'Ille et Rance - écluses et maisons éclusières (Tinténiac et La Moucherie)
  • Musée de l'Outil et des Métiers

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Écoles, collèges, lycées[modifier | modifier le code]

  • Collège Saint-Joseph -
  • École Notre-Dame
  • École publique René-Guy-Cadou -
  • Lycée professionnel rural privé
  • Collège Théophile-Briant - architecte André Murat, salle du réfectoire décorée par une fresque peinte par Geoffroy Dauvergne, en 1955 et inspirée des « Amazones de la Chouannerie » de Théophile Briant. Cette œuvre fut recouverte de toile de verre, sauf quelques petits morceaux, encadrés à la façon de tableaux. Restauration prévue de cette œuvre en 2011, puis reportée à 2013 par le conseil général.
  • Lycée Bel-Air enseignement technique public.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Du Guesclin - 1320 - 1380 - connétable de France - seigneur de Montmuran et de Tinténiac - épouse en seconde noces Jeanne de Laval - dame de Tinténiac
  • Gaspard IV De Coligny (1620 - 1649), maréchal de France, seigneur de Montmuran et de Tinténiac, pair de France (1648) a offert la porte des Morts (église de Tinténiac).
  • Eugène Durand, né à Tinténiac le 13 avril 1838 - mort à Paris le 3 février 1917 - agrégé en droit et homme politique français. Sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, à l'Instruction publique et des Beaux-Arts de 1883 à 1885 dans le gouvernement de Jules Ferry.
  • Louis Rochefort, maire actuel de Tinténiac a été le seul maire breton qui donna sa signature au Front National[12] lors de l'élection présidentielle de 2002. Ceci a soulevé l'indignation d'une grande partie de la population locale donnant lieu à plusieurs manifestations.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Événement[modifier | modifier le code]

  • Festival Tinté Festi'Live
  • Festival Tinté Art Rue (dernière édition en 2012)
  • Festival Les Hivernales

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'USTSD est le club tinténiacois associé avec Saint-Domineuc. Avec quatre sections sportives (football, volley-ball, basket, badminton)
  • Tinténiac Tennis Club
  • Tinténiac Handball Club
  • Amicale Cyclo-touriste d'Ille-et-Rance
  • Club du Dragon Vert (Qwan Ki Do)
  • Les Archers du Canal
  • Canoë-kayak

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Tinténiac », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 3 décembre 2012)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Méloir-des-Bois », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 3 décembre 2012)
  3. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399 et 401
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979.
  5. « L'hommage à Roger Rebours, ancien maire : Beaucoup de monde était présent, jeudi, à l'Espace Ille-et-Donac, pour un dernier hommage à Roger Rebours, disparu en début de semaine. », Ouest-France, édition Ille-et-Vilaine, vol. Ouest-France,‎ (ISSN 1285-7688, lire en ligne).
  6. « Municipales à Tinténiac. La liste de Louis Rochefort est complète », Ouest-France, édition de Rennes,‎ (lire en ligne) :

    « Louis Rochefort, « bientôt 70 ans », conseiller municipal de la majorité en 1989, puis dans l’opposition en 1995, Louis Rochefort a été élu maire en 2001, réélu en 2008 et c’est à la tête d’une liste sans étiquette qu’il briguera, en mars prochain, un troisième mandat de maire. »

    .
  7. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ , p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  8. « Tinténiac (35190) - Municipales 2014 », sur http://elections.ouest-france.fr (consulté le 14 décembre 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  11. Fiche d'Inventaire préliminaire
  12. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000407519&dateTexte=


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]