Tinténiac

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Tinténiac
L'église de la Sainte-Trinité.
L'église de la Sainte-Trinité.
Blason de Tinténiac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Combourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Bretagne Romantique
Maire
Mandat
Louis Rochefort
2014-2020
Code postal 35190
Code commune 35337
Démographie
Gentilé Tinténiacois
Population
municipale
3 429 hab. (2014 en augmentation de 3,78 % par rapport à 2009)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 44″ nord, 1° 50′ 05″ ouest
Altitude Min. 31 m
Max. 90 m
Superficie 23,40 km2
Localisation

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Liens
Site web www.tinteniac.fr

Tinténiac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 3 429 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le ville de Tinténiac est située le long de la route nationale 137, à 28 km de Rennes et 43 km de Saint-Malo.

Communes limitrophes de Tinténiac
Trimer Québriac / Saint-Domineuc Combourg
La Baussaine Tinténiac Dingé
Saint-Brieuc-des-Iffs / Les Iffs Hédé-Bazouges Guipel

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par deux cours d'eau :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Elle est attestée sous les formes de Tinteniacum en 1032[1], et de Teinteniac au XVe siècle[réf. nécessaire].

Tinténiac est un toponyme composé de deux éléments : Tinténi-, qui représente peut-être l'anthroponyme gallo-romain Tintinius et -ac, qui est un suffixe usuel généralement noté -acum par les spécialistes[2]. Ce suffixe, qui marque la localisation, puis la propriété, est d'origine celtique (gauloise) -acon et remonterait au celtique commun *-āko qui explique également le brittonique -ogon, à l'origine du gallois -og et du vieux breton -oc, breton moderne -ec (noté -eg dans l'orthographe actuelle). « Le domaine de Tintinius »[1].

L'évolution régulière en *Tintégny ou plutôt *Tinténé dans l'ouest, propre aux pays de langue d'oïl, ne s'est pas effectuée dans ce cas, car la commune était bretonnante au IXe siècle et le -acum [en réalité gallo-roman -ACU] a ainsi évolué en -ac et non en -ay, -é, ou -y comme dans les zones de langue d'oïl. Par contre, le nom de la commune homonyme de Tintigny (Belgique) est conforme à la phonétique d'oïl. Probable homonymie également avec Tintignac, hameau de la Corrèze, dont le -ac est caractéristique de la phonétique occitane.

La commune est appelée Teintenyac en gallo et Tintenieg en breton.

Le gentilé est Tinténiacois[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Tinténiac est fréquenté depuis le Néolithique. Des vestiges, dont un abondant mobilier lithique et des céramiques du Néolithique moyen, sont retrouvés lors du tracé de la voie express Rennes-Saint-Malo.

Un village carolingien découvert à la Cocherais, a également livrés de nombreuses céramiques.

Ce n'est qu'en 1032 que l'on trouve la première mention officielle de Tinténiac, dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Georges de Rennes. L'église et le village qualifié de « gros bourg », sont alors donnés par le duc de Bretagne Alain III à sa sœur, Adèle, abbesse de Saint-Georges, à l'occasion de la fondation de l'abbaye. L'abbesse rétrocède par la suite une grande partie de son fief. En 1351, le seigneur Jean de Tinténiac s'illustre dans le combat des Trente, qui a lieu à Mi-Voie près de Josselin. Sa femme Jeanne de Combourg, lui donne une seule fille, Isabeau de Tinténiac. Celle-ci en épousant Jean de Laval-Châtillon, fait entrer la seigneurie dans la famille de Laval. De cette nouvelle union naît Jeanne de Laval qui devient, le 21 janvier 1374, la seconde épouse de Bertrand Du Guesclin.

Sous la Révolution, la paroisse de Tinténiac a absorbé la paroisse de Saint-Méloir-sous-Hédé, également nommé Saint-Méloir-des-Bois[4],[5]. La seigneurie de Tinténiac passe ensuite, par le jeu des alliances successives, aux Laval, Coligny, Coëtquen et La Motte. Un membre de la branche cadette de cette dernière famille, Vincent de Tinténiac connu comme chevalier de Tinténiac, est l'un des grands noms de la Chouannerie. Il participe à l'organisation du débarquement de Quiberon, le 27 juin 1795. La population de la commune est par contre favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795 ; l’anniversaire de la fondation de la République est aussi célébré à partir de 1797[6].

Le 2 août 1944, la commune est libérée par le Combat Command A de la 6th Armored Division.

La vie économique du bourg, fondée principalement sur l'agriculture jusqu'en 1950, connaît à cette date un nouvel essor, dû à la création d'établissements scolaires et au développement des activités tertiaires, ainsi que de l'industrie, dans les années 1960, avec l'usine de salaisons d'Ille-et-Rance (SIRSA)[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or à la jumelle d’azur, au bâton de gueules brochant sur le tout, à la bordure d’hermine.
  • En 1384, figure parmi la noblesse de robe française[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Recto et verso d'une carte civique délivrée par la municipalité de Tinténiac en l'an III.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1966 Charles Provost    
1966 mars 1995 Jean Provost    
mars 1995 mars 2001 Roger Rebours[9]    
mars 2001[10] en cours
(au 14 décembre 2014)
Louis Rochefort Centre droit Entrepreneur retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • Collège Saint-Joseph.
  • École Notre-Dame.
  • École publique René-Guy-Cadou.
  • Lycée professionnel rural privé.
  • Collège Théophile-Briant (architecte : André Murat), salle du réfectoire décorée par une fresque peinte par Geoffroy Dauvergne (1955), inspirée des Amazones de la Chouannerie de Théophile Briant.
  • Lycée Bel-Air enseignement technique public.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2014, la commune comptait 3 429 habitants[Note 2], en augmentation de 3,78 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 124 2 110 2 001 2 300 2 164 2 125 2 005 2 126 2 156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 163 2 149 2 176 2 184 2 177 2 213 2 233 2 194 2 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 068 1 962 1 887 1 634 1 643 1 638 1 535 1 773 1 948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 794 1 938 2 040 2 173 2 163 2 434 3 079 3 163 3 247
2013 2014 - - - - - - -
3 372 3 429 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Motte Boutier, motte féodale de 30 m de diamètre très érodée située dans la forêt de Tanouarn, en Tinténiac, juste en limite de la paroisse de Dingé. Ce site semble appartenir à la famille Boutier[16], issue des seigneurs de Combourg et Dol, et qui possédait, à l’époque moderne, de nombreux biens sur le territoire de la paroisse de Dingé. De plus, Thomas, fils de Boutier, concéda le don de Guillaume de Montfort dans la foresta de Tanouarn et Hubert Boutier céda ce qu’il avait sur la Haie Pleebosq en 1223, nom donné par le cadastre de 1836 à la parcelle où se situe la motte nommée le Bois de la Plesse. La seigneurie de la Motte Boutier est citée à la fin du XIVe siècle[17].
  • Dans le bourg, plusieurs maisons du XVe, XVIe et XVIIe siècles : manoir de la Grand Cour (rue des Dames) ; hôtel de Mélesse ; hôtel Préciaux Des Cours ; grenier à sel (sur les bords du canal d'Ille-et-Rance).
  • Manoir de la Besnelais (XVIe – XVIIe siècle).
  • Canal d'Ille-et-Rance ; écluses et maisons éclusières (Tinténiac et la Moucherie).
  • Musée de l'Outil et des Métiers[18].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Prieuré Notre-Dame[19].
  • Église de la Sainte-Trinité : église paroissiale, construite au début du XXe siècle sur les plans d'Arthur Regnault (inaugurée en 1908).
  • Chapiteau de l'ancienne église (début XIVe siècle).
  • Chapelle du prieuré : reste de l'ancienne église (XVe siècle). Cette chapelle du transept nord est l'unique partie de l'ancienne église qui a été modifié en 1444. Aujourd'hui cette chapelle abrite le retable attribué à Tugal Caris.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'USTSD est le club tinténiacois associé avec Saint-Domineuc, comprenant quatre sections sportives : football, volley-ball, basket et badminton.
  • Tinténiac Tennis Club.
  • Tinténiac Handball Club.
  • Amicale Cyclo-touriste d'Ille-et-Rance.
  • Club du Dragon Vert (Qwan Ki Do).
  • Les Archers du Canal.
  • Canoë-kayak.
  • Courir à Titéniac-Québriac

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Festival Tinté Festi'Live (dernière édition en 2015).
  • Festival Tinté Art Rue (dernière édition en 2012).
  • Festival Les Hivernales.
  • Festival Les Jeux divers.
  • Les 6 Heures de Tinténiac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Du Guesclin (1320-1380) connétable de France, seigneur de Montmuran et de Tinténiac, il épouse en seconde noces Jeanne de Laval, dame de Tinténiac.
  • Gaspard IV De Coligny (1620-1649), maréchal de France, seigneur de Montmuran et de Tinténiac, pair de France (1648), il a offert la porte des Morts (église de Tinténiac).
  • Eugène Durand, né à Tinténiac le 13 avril 1838, mort à Paris le 3 février 1917, agrégé en droit et homme politique français. Il fut sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, à l'Instruction publique et des Beaux-Arts de 1883 à 1885 dans le gouvernement de Jules Ferry.
  • Jean Nobilet, déporté et résistant français de la seconde guerre mondiale ,médaille de la resistance, croix des combattants volontaires,médaille de la deportation et commandeur de la légion d’honneur. Président honoraire de L'AFFCDIF

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014, légale en 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Pages 114 et 115, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1979.
  3. « Un week-end chargé pour les footballeurs tinténiacois », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 août 2017)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Méloir-des-Bois », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 3 décembre 2012)
  6. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399 et 401.
  7. Le Patrimoine des communes de France, Flohic Éditions.
  8. Quid 2004.
  9. « L'hommage à Roger Rebours, ancien maire : Beaucoup de monde était présent, jeudi, à l'Espace Ille-et-Donac, pour un dernier hommage à Roger Rebours, disparu en début de semaine. », Ouest-France, édition Ille-et-Vilaine, vol. Ouest-France,‎ (ISSN 1285-7688, lire en ligne).
  10. « Municipales à Tinténiac. La liste de Louis Rochefort est complète », Ouest-France, édition de Rennes,‎ (lire en ligne) :

    « Louis Rochefort, « bientôt 70 ans », conseiller municipal de la majorité en 1989, puis dans l’opposition en 1995, Louis Rochefort a été élu maire en 2001, réélu en 2008 et c’est à la tête d’une liste sans étiquette qu’il briguera, en mars prochain, un troisième mandat de maire. »

    .
  11. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ , p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  12. « Tinténiac (35190) - Municipales 2014 », sur http://elections.ouest-france.fr (consulté le 14 décembre 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  16. Les descendants de la famille Boutier auraient dû normalement s'appeler Le Chat. Ce fut "Thomas filius Buterus" Catus qui en décida autrement en se faisant appeler Thomas Boutier.
  17. Manoirs et château dans le comté de Rennes. Michel Brand’Honneur, PUR, Rennes
  18. Site officiel du musée de l'Outil et des Métiers.
  19. Fiche d'Inventaire préliminaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]