Dingé

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Dingé
Mairie de Dingé.
Mairie de Dingé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Combourg
Intercommunalité communauté de communes du Pays de la Bretagne Romantique
Maire
Mandat
Rémy Bourges
2014-2020
Code postal 35440
Code commune 35094
Démographie
Population
municipale
1 680 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 29″ nord, 1° 42′ 53″ ouest
Altitude Min. 54 m – Max. 108 m
Superficie 52,89 km2
Localisation

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Dingé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Haute-Bretagne, Dingé est située entre Rennes et Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, à proximité de Combourg.

Carte de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Dingiaco en 1080 et en 1122, Dingeum en 1146, Dinge en 1199 et 1453[1],[2].

Le nom est formé du gaulois din « eau »[3][réf. insuffisante], mais on ne voit pas comment analyser la mécoupe -giaco > -gé. En outre, *din « eau » est absent des dictionnaires de la langue gauloise.

Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman en -(i)acum[4], comme le montrent d'ailleurs les formes anciennes latinisées de 1080 et de 1122 qu'Albert Dauzat ne connaissait pas. En effet, le suffixe -(i)acum a régulièrement abouti à la terminaison , caractéristique de plusieurs centaines de noms de lieux à l'ouest de la France. Alors qu'ailleurs au nord et au centre, la terminaison est plutôt -y.

Le premier élément Ding- représente pour le même Dauzat, l'anthroponyme latin Dimius, d'où un hypothétique *Dimiacum « propriété de Dimius ». Il rapproche en outre Dingé de Dingy en Savoie, bien qu'il n'en connaissait pas non plus les formes anciennes[5]. Cependant, certaines formes anciennes de Dingy (Dungiacus en 1227) sont effectivement proches de celles de Dingé. On interprète Dingy par *Tinciacum, toponyme basé sur le nom de personne latin Tincius[6], hypothèse également plus satisfaisante pour Dingé

Histoire[modifier | modifier le code]

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[7]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919[8]  ?? Bataille    
 ??  ??  ??    
mars 2001 en cours Rémy Bourges PS Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 680 habitants, en augmentation de 8,88 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 538 1 625 1 647 1 763 1 827 1 829 1 757 1 902 1 874
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 947 1 892 2 032 2 108 2 214 2 249 2 338 2 511 2 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 514 2 507 2 108 1 801 1 810 1 757 1 653 1 704 1 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 512 1 436 1 259 1 268 1 265 1 327 1 493 1 653 1 680
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne motte féodale du Plessis aux Chats vraisemblablement située au lieu-dit la Butte d’Ille et appartenant à la famille Le Chat branche issue de la famille des seigneurs de Combourg et Dol[13].
  • Le château du Plessis-au-Chat (XVIIème siècle). Le premier château date du XIème siècle et est édifié par Haimon Cattus et son père Gimondus. En 1445, est mentionnée l'existence d'un château de bois. L'ancien manoir ou château du Plessis-au-Chat appartient d'abord à la famille Le Chat alias Bouttier ; puis successivement aux familles Plesguen : en 1445 et 1552, Pierre de Plesguen le possède en 1480 ; La Haye en est propriétaire en 1580 et en 1674 ; puis à nouveau la famille Bouttier - branche des seigneurs du Boishamon en 1678 ; Thierry en 1704 ; Fresne, seigneurs de Virel XVIIIème siècle. Le manoir du Plessix-au-Chat tirait vraisemblablement son nom de la famille Le Chat, premier seigneurs et dont le nom fut changé pour Bouttier à l'époque de Thomas Le Chat surnommé Bouttier[14], puissante famille au XIIème siècle tant à Dingé qu'à Combourg. Les seigneurs du Plessix-au-Chat, qui devaient au seigneur de Combourg une paire de gants blancs à chaque Angevine, fondèrent la chapelle voisine de leur demeure et desservie en 1663 par Julien Mary[15] ;
  • Le manoir de Hanault ou de Hunault (XVème siècle). Propriété successive des familles Langan en 1441, Plesguen en 1540, de La Haye en 1580 et 1622, et enfin propriétée de Julienne le Liepvre, veuve et donataire de Bertrand Bouttier, sieur du Boishamon ;
  • Église paroissiale Saint-Symphorien, œuvre néo-romane de Jacques et Jules Mellet[16] ;
  • Marais des Petits-Vaux [17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. KEROFIS : base de données du service Patrimoine linguistique de l'Office public [1]
  2. « Etymologie et Histoire de Dingé », infobretagne
  3. François Falc'hun, Les noms de lieux celtiques, Volume 1, Page 80.[réf. incomplète]
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 247a
  5. ibidem
  6. Henry Suter, « Dingy-Saint-Clair », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en novembre 2014).
  7. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  8. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Manoirs et château dans le comté de Rennes. Michel Brand’Honneur, PUR, Rennes
  14. Les descendants de la famille Boutier auraient dû normalement s'appeler Le Chat. Ce fut "Thomas filius Buterus" Catus qui en décida autrement en se faisant appeler Thomas Boutier.
  15. Chanoine Guillotin de Corson, Pouillé de Rennes
  16. Notice no IA00130842, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 67.


Liens externes[modifier | modifier le code]