Longaulnay

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Longaulnay
Mairie de Longaulnay.
Mairie de Longaulnay.
Blason de Longaulnay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Combourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Bretagne romantique
Maire
Mandat
David Buisset
2014-2020
Code postal 35190
Code commune 35156
Démographie
Population
municipale
623 hab. (2013)
Densité 83 hab./km2
Population
aire urbaine
28 115 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 39″ Nord, 1° 56′ 18″ Ouest
Altitude 100 m (min. : 65 m) (max. : 191 m)
Superficie 7,52 km2
Localisation

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Longaulnay

Longaulnay est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Longaulnay est situé entre Rennes et Dinan ; à 2 km de Bécherel, la fameuse cité du Livre et petite cité de caractère, en bordure du GR 37.

Longaulnay se trouve à 34 km au nord-ouest de Rennes où l'on se rend en 25 min, à 20 km de Dinan (20 min) et à 45 km de Saint-Malo (30 min). Cette situation géographique la rend attractive car ce petit bourg de pleine campagne est aussi proche de la ville que de la mer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

L'abbé Bossard donne les formes suivantes [1] :

Capella sancti Leobini de Longo alneto (1137) ;

Guillaume de Lonc Aunay (1381);

Longalnay (1385) ;

Longaulnoy (1426) ;

Longaunay (1513) ;

Longaulnay (1516) ;

Longaulné (1602) ;

Paroisse de Lanquannay (1701).

La prononciation locale en gallo était "Lonquaunâ", ce que confirment la mention qu'on peut lire dans le Gargantua[2] de Rabelais qui vante les "saulcisses de Lonquaulnay" et les graphies de 1381 et 1701.

Etymologie[modifier | modifier le code]

Selon A. Dauzat[3] et E. Nègre[4], Longaulnay est un composé roman formé du nom "aulnaie" (alnetum < aunoi/aunay) et de l'adjectif "long". Le nom de plusieurs écarts de la commune - Launay Biheul, Launay Chauvin, Launay Peigné - tend à le confirmer.

Jacques Lacroix[5] propose, pour le premier élément, une autre hypothèse en reliant l'élément "longo-" à deux vocables gaulois probablement apparentés : lo(n)ga: qui peut signifier "tombe", "urne" ou "vase" et longo-: "navire"[6]. Ces deux mots ont en commun l'idée de creux, ce qui correspond bien au site de Longaulnay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Longaulnay est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouasne. Donald, évêque d'Alet (de 1120 à 1143) confirme les religieux de Marmoutiers (Indre-et-Loire) dans la possession de Plouasne et de ses chapelles, entre autres celle de Saint-Lubin[7] de Longaulnay. À partir du XIIIe siècle, le village de Longaulnay est une paroisse à part entière, dépendant de l'ancien évêché de Saint-Malo.

Au XVIe siècle, le territoire de Longaulnay appartient aux seigneurs de Beaumont. La seigneurie s'unit en 1776 à la famille de Caradeuc.

Transformée en succursale en 1803, la paroisse de Longaulnay retrouve son indépendance par ordonnance royale du 10 juin 1820.

Une maladrerie se trouvait autrefois au lieu-dit La Madeleine.

À noter que le village de la Barre pourrait être l'emplacement du château primitif de Bécherel. Le prieuré de Saint-Jacques est fondé en 1164 ou 1167 près de l'emplacement de ce château. Sa chapelle est convertie en cellier. Le prieuré avait un colombier et possédait jadis un droit de haute justice.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur au sautoir d’argent.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Ressources et productions : Bovins, porcins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Danielle Demay   Retraitée
mars 2014 en cours David Buisset[8] SE Juriste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 623 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 813 776 883 866 774 843 833 772
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 822 737 712 741 720 702 679 718
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
679 658 610 524 510 482 471 454 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
455 413 363 327 303 340 564 589 615
2013 - - - - - - - -
623 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Aire de pique-nique près de l'étang, aux abords de l'église.
  • Nombreux circuits de randonnées dans le pays (deux à Longaulnay : circuit de la Baussaine et Le sentier des collines) que l'on peut trouver dans le Topo-guide de l'Ille-et-Vilaine édité par la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre).
  • Base de loisirs, à Bétineuc (10 km).

Monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Lubin.
  • Église Saint-Lubin (1580), remaniée au XVIe siècle et en 1620 (du temps du recteur Geffroy Guerro). Elle comprend une nef à chevet droit et un croisillon au Sud : une fenêtre flamboyante à deux meneaux est percée dans le chevet. Une des sablières du chœur est datée de 1580. L'église conserve des fonts octogonaux et possède deux cloches de 1778.
    Elle est bâtie en granite de Bécherel avec du granite de Languédias pour les portes sud et ouest[11].
  • Ancien hospice de la Madeleine, situé route de Dinan à la Chapelle-Chaussée. Il s'agit d'une ancienne léproserie. Sa chapelle était en ruines dès 1727 ;
  • Ancienne chapelle privative (XVIIe siècle) du manoir de Launay-Biheul ;
  • Base d'une croix historiée (en forme d'autel), située au cimetière de Longaulnay ;
  • Croix moderne située à l'entrée du cimetière, chargée d'un Christ en bois (XVIIe siècle) ;
  • Maison (XVIIe siècle), située à Guinebert. Restaurée au XXe siècle ;
  • Maison (XVIe siècle), située au Refour ;
  • Conciergerie du château de Caradeuc (XVIIIe siècle) ;
  • Fontaine Saint-Lubin (XIXe siècle), située dans une prairie au sud de l'église ;
  • Mairie (XIXe siècle) ;
  • Quatre moulins à eau : Bouliais, Launay-Peigné, Landelles, Launay-Biheul ;

Manoirs[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Launay-Biheul (XVIIe siècle), situé au bourg. Il possédait jadis une chapelle privée, aujourd'hui disparue. Propriété de la famille de Québriac, puis de la famille de La Houssaye en 1513 ;
  • Manoir du Plessix (XVIIe siècle), situé au bourg. Il possédait jadis une chapelle privée, aujourd'hui disparue. Propriété de la famille de Lespinay en 1480 ;
  • Manoir de La Cossuais (1654). Restauré au XXe siècle ;
  • Manoir de Beaumont, situé au bourg. Propriété des seigneurs de Beaumont en 1531. Il est uni en 1776 à la seigneurie de Caradeuc ;
  • Manoir de la Créolle, situé route de Saint-Thual. Propriété de la famille de la Croix en 1513 ;
  • Manoir de la Chevelure, situé route de Dinan à la Chapelle-Chaussée. Propriété de la famille de la Croix en 1513 ;
  • Manoir de la Cocheriais, situé route de Bécherel à Landujan. Propriété de la famille Callouët, puis de la famille Langlais seigneurs de la Bertaudière en 1513 ;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bossard (Abbé), Dictionnaire topographique du département d'Ille-e-Vilaine, Rennes, Non édité. Manuscrit déposé et numérisé aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine (Fg3).
  2. Chapitre III
  3. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éd. Guénégaud, 1963.
  4. Toponymie générale de la France, vol. 2 (22 823).
  5. "Le thème gaulois longo- dans les noms de lieux" in Nouvelle Revue d'onomastique, n° 45-46.
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, (ISBN 9782877722377)
  7. Fiche d'inventaire préliminaire
  8. « David Buisset, nouveau maire de Longaulnay », Ouest-France, 2 avril 2014.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  11. Louis Chauris, Le calcaire du Quiou-Tréfumel ou « pierre de jauge », dans Le Pays de Dinan, 2006, p. 319-339.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]