Bellerive-sur-Allier

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Bellerive-sur-Allier
L'esplanade François-Mitterrandet la mairie au second plan en 2012.
L'esplanade François-Mitterrand
et la mairie au second plan en 2012.
Blason de Bellerive-sur-Allier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Bellerive-sur-Allier
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Vichy Communauté
Maire
Mandat
Jérôme Joannet
2014-2020
Code postal 03700
Code commune 03023
Démographie
Gentilé Bellerivois
Population
municipale
8 533 hab. (2014)
Densité 450 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 03″ nord, 3° 24′ 16″ est
Altitude Min. 247 m – Max. 337 m
Superficie 18,97 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bellerive-sur-allier.fr

Bellerive-sur-Allier est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'unité urbaine de Vichy.

La commune, qui s'appelait à l'origine Vesse, a changé officiellement de nom le 23 janvier 1903. En raison de sa proximité avec Vichy et de la mise en service du pont de Bellerive, la commune a vu sa population croître rapidement au point que Bellerive représentait près de la moitié de la population de l'ancien canton d'Escurolles, désormais supprimé à la suite du redécoupage cantonal de 2014[Note 1],[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bellerive-sur-Allier est une commune située au sud-est du département de l'Allier, à la limite orientale de la Limagne bourbonnaise. Elle constitue le cœur urbain de l'ancienne communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier avec quatre autres communes[2] et se place en troisième position derrière Cusset en nombre d'habitants.

Six communes sont limitrophes[3] :

Communes limitrophes de Bellerive-sur-Allier
Charmeil Vichy
Espinasse-Vozelle Bellerive-sur-Allier
Serbannes, Brugheas Abrest

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 1 897 hectares ; son altitude varie entre 247 et 337 mètres[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l'est par la rivière Allier. Celle-ci fait office de limite administrative avec les communes de Vichy puis d'Abrest en amont jusqu'au lieu-dit Creux Very[3].

Le Sarmon prend sa source dans le département limitrophe du Puy-de-Dôme, à Bas-et-Lezat, et se jette près du pont de Bellerive. Il est composé de plusieurs affluents[5].

Plus en aval, le Briandet, cours d'eau de 7,5 km de long, prend sa source à Serbannes et se jette près de l'hippodrome[6]. Il se compose de deux affluents, le ruisseau du Bois des Prêtres, long de 3,4 km et traversant la forêt de Montpensier, au nord de Serbannes[7], ainsi que le ruisseau du Conton de 1,8 km de long, coulant exclusivement dans la commune[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type continental. Les températures varient, mais l'année, surtout entre octobre et fin avril, est plutôt pluvieuse et venteuse.

Les relevés météorologiques sont mesurés à la station de Charmeil, à proximité de l'aéroport.

Relevés météorologiques de la station de Vichy-Charmeil (1981-2010, sauf ensoleillement 1991-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,2 1,9 3,9 8,1 11,2 13,3 12,9 9,8 7,3 2,8 0,4 6
Température maximale moyenne (°C) 7,4 9 13 15,8 20 23,5 26,4 26,1 22,2 17,6 11,2 7,8 16,7
Ensoleillement (h) 78,1 94,8 153,7 175,4 203,4 225 248,9 238,3 183,5 128,1 76,7 55,9 1 861,7
Précipitations (mm) 46,8 39,8 44,2 69,3 98,2 78,2 71,6 74,2 75,4 68 63,3 50,5 779,5
Source : Météo-France[9]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune par Champ Roubeau
RD 2209 à Champ Roubeau.
Route départementale 984 traversant le centre-ville
La traversée du centre-ville, par la RD 984, est limitée à 30 km/h.

La ville est située au carrefour de plusieurs axes de circulation, dont la route départementale 2209 (ancienne route nationale 209) reliant Gannat à Varennes-sur-Allier.

Elle est aussi le point de départ de la route départementale 1093, ancienne route nationale 493, en direction de Brugheas, la zone d'activités de la Boucharde et le département du Puy-de-Dôme (Randan, Maringues et Pont-du-Château). La route départementale 6, classée à grande circulation, arrive au carrefour giratoire de Boussange ; son antenne, la RD 6e, dessert le parc omnisports Pierre-Coulon et la zone commerciale des Ailes par le pont de l'Europe[3].

Ces routes principales ne suffisent pas à désengorger le trafic aux heures de pointe, avec des bouchons quasi-permanents sur le pont de Bellerive. L'arrivée de l'autoroute A719, mise en service jusqu'aux portes de Vichy le 12 janvier 2015, ne suffira pas non plus à améliorer ces conditions de trafic. Son accès est à 4,5 km du centre-ville par la RD 2209.

La route départementale 984 (ancienne route nationale 684) part d'un ralentisseur à l'angle de l'avenue de la République : les premiers mètres de la rue Jean-Jaurès sont à sens unique. Elle passe devant la mairie (rue Adrien-Cavy), dessert le quartier de Monzière puis continue vers Serbannes, Effiat et Aigueperse.

Trois autres routes départementales assurent une desserte locale :

  • la RD 131, de Bellerive-sur-Allier à Hauterive, desservant la ZAC Champ de Navarre et la rive gauche d'Abrest ;
  • la RD 276 de Bellerive-sur-Allier à Brugheas par le Moulin Mazan ;
  • la RD 443, par les rues Maurice-Chalus, l'église, la rue Gabriel-Ramin et le quartier de Penaix.

Les véhicules dont le poids total dépasse 7,5 tonnes ne peuvent pas circuler sur les RD 2209 (avenues de Vichy et de la République), 1093, 984, 131 à l'exception de la desserte locale (RD 2209, 1093, 984, 131 et 443), depuis l'ouverture du contournement sud-ouest en février 2016, à l'exception de la desserte locale. Des contrôles sont organisés régulièrement par les services municipaux pour vérifier que les poids lourds respectent la réglementation[BEL 1].

Les zones 30 sont trop peu nombreuses puisqu'elles sont limitées à deux carrefours giratoires[Note 2],[Note 3] et à deux lotissements[Note 4],[Note 5]. Depuis 2011, la traversée de la mairie est limitée à 30 km/h (pas toujours respectée[BEL 1]) avec un ralentisseur.

Il existe toutefois des zones de rencontre sur la rue Claude-Decloitre, desservant les campings, depuis 2010, ainsi que sur les voies d'accès au parc omnisports en 2011 à la suite de la création d'un itinéraire cyclable[Note 6].

Le stationnement, gratuit, s'effectue côté pair les années paires et côté impair les années impaires[BEL 2].

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

Chemin longeant la départementale 6
Piste cyclable longeant la RD 6 en juin 2014.

Des bandes cyclables ont été aménagées sur une partie de la RD 2209, sur l'avenue de Vichy (dans le sens nord-sud entre le carrefour de Boussange et l'allée Georges-Beaugnies, puis dans les deux sens au-delà) et l'avenue de la République dans les deux sens, ainsi que le rond-point de la République depuis 2010, ainsi que sur une portion de la rue Maurice-Chalus, une portion à sens unique entre la rue Jean-Ferlot et l'église (entre deux ralentisseurs).

Des pistes cyclables ont été aménagées autour du carrefour entre les départementales 6 et 6e, ainsi que le long de la RD 6e entre l'accès au parc omnisports de Vichy et le pont de l'Europe inclus.

En juillet 2010, un itinéraire cyclable a été créé entre le pont de Bellerive et le stade aquatique[10], long de 2,7 km. Cette desserte s'accompagne, malgré une déficience de la signalisation de cet équipement, d'une meilleure desserte. La création de cet itinéraire a nécessité la construction de nouvelles routes ainsi que des adaptations de tracé sur des routes existantes (double-sens cyclable malgré l'insuffisance de la signalisation).

Le tour du plan d'eau à vélo est bouclé en juillet 2011[11]. Pour sécuriser l'itinéraire, un chemin parallèle à la départementale 6 a été créé entre le carrefour de Boussange et l'accès à l'hippodrome et des classements en zone de rencontre ont été instaurés sur les voies d'accès au parc omnisports et au Palais du Lac. Il ne s'agit pas à proprement parler du tour du plan d'eau longeant la rivière.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Lignes urbaines[modifier | modifier le code]
Un bus à Bellerive-sur-Allier
Un bus du réseau MobiVie circulant sur la ligne B en septembre 2010.

Bellerive-sur-Allier est desservie par cinq lignes du réseau de transport en commun MobiVie, fonctionnant tous les jours pour l'une d'entre elles[12] :

Ligne Tracé Fréquence
B Côte Saint-Amand (Vichy) ↔ Gare SNCF ↔ Pont de Bellerive ↔ Grange au Grain ↔ Mairie de Bellerive ↔ Collège Jean-Rostand // Du Bellay // Stade Aquatique (dimanches et jours fériés) 20 minutes
C Cours Arloing (Cusset) ↔ Pont de Bellerive ↔ Stade Aquatique 20 minutes
E Cusset Meunière ↔ CREPS/Hippodrome irrégulière
G Gare SNCF ↔ Pont de Bellerive ↔ Charles de Gaulle Bellerive ↔ Hauterive (ZA du Bioparc) irrégulière
I Mairie de Bellerive ↔ Chantemerle ↔ Grange au Grain irrégulière

Plusieurs lignes scolaires desservent les quartiers de Chantemerle et des Sechauds pour assurer le ramassage scolaire vers les écoles, le collège Jean-Rostand et les lycées de Cusset (notamment les lignes scolaires 4 à 9 du réseau urbain).

Lignes interurbaines[modifier | modifier le code]

La commune est également desservie par trois lignes départementales :

Réseau Ligne Tracé
Trans'Allier B Vichy ↔ Bellerive-sur-Allier (Centre des Métiers du Bâtiment) ↔ Montluçon[13]
E Vichy ↔ Bellerive-sur-Allier (Source Intermittente) ↔ GannatBellenavesChantelle[13]
Transdôme 69 Clermont-FerrandThuret ↔ Bellerive-sur-Allier (Charles de Gaulle) ↔ Vichy[14] le mercredi matin, sur réservation

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Bellerive-sur-Allier fait partie de l'unité urbaine, de l'aire urbaine, du bassin de vie et de la zone d'emploi de Vichy[15].

Le plan local d'urbanisme (PLU) est en cous de révision[BEL 3]. Approuvé en 2003, il a été révisé en 2014 mais a été annulé par le tribunal administratif à la suite d'une requête d'un particulier[BEL 4]. Jugé « obsolète », il doit être revu[BEL 5].

L'habitat a commencé à se développer au bourg, jusqu'à la route no 9, puis à Champ Roubeau (sur la route de Gannat), le long du Sarmon et sur la route de Randan[16]. Il s'étend par la suite dans les années 1960 autour de la mairie.[réf. souhaitée]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 4 789 logements, contre 4 652 en 2009.

Parmi ces logements, 84,9 % étaient des résidences principales, 5 % des résidences secondaires et 10 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 69,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 30,6 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,6 %, en baisse par rapport à 2009 (66,1 %). La part de logements HLM loués vides était de 14,3 % en 2014 (contre 13,7 % en 2009)[a 2].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La ville projette de créer la ZAC des Coteaux du Briandet, d'une superficie de vingt-cinq hectares, avec la construction de 350 logements sur quinze ans. Après enquête publique tenue en septembre et octobre 2012, ce projet a été déclaré d'utilité publique le 10 janvier 2013[17]. La livraison est prévue à la fin des années 2020[18].

Elle prévoit également de valoriser les entrées de ville, de créer un parc d'activités sur le site de l'ancienne friche de Montpertuis-Palazol, et de mettre en valeur la boucle des Isles en bordure de l'Allier[BEL 6].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est exposée à six risques majeurs : trois naturels (inondation, mouvement de terrain et sismique) et trois technologiques (industriel, rupture de barrage et transport de matières dangereuses)[BEL 7]. Elle a élaboré un DICRIM.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Le risque inondation touche la commune. Les crues sont caractérisées par des montées lentes ou rapides du niveau d'eau :

  • pour la rivière Allier, ces montées sont lentes ;
  • pour les ruisseaux du Sarmon et du Briandet, ces montées sont rapides. Le Sarmon a connu des crues en 1934, 1958 et 1976[19] ; les crues du Briandet, dues à un phénomène pluviométrique d'intensité exceptionnelle, se sont produites les 13 mai 1988[19] et les 25 et 26 août 1997[20].

Les bords de ces cours d'eau et autour des berges peuvent ainsi être inondés. Bellerive-sur-Allier a connu des crues en 1846, 1856, 1866, 1875, 1907, 1913, 1943, 1973 et 2003[BEL 7].

La commune est aussi exposée au risque mouvement de terrain par retrait-gonflement des argiles[BEL 7], ainsi que par le risque sismique (zone de sismicité faible, niveau 2)[21].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Bellerive-sur-Allier possède un site industriel, Manurhin, classé SEVESO[BEL 7]. Le site Manurhin Défense, fermé définitivement au 1er semestre 2007[20], exploitait une « activité pyrotechnique soumise à autorisation avec servitudes[2] ».

La rupture du barrage de Naussac engendre une inondation, mais « la probabilité de rupture est très faible[BEL 7] ».

Enfin, la ville est concernée par le risque « transport de matières dangereuses », expliquant en partie l'interdiction de circulation des poids lourds sur le territoire communautaire de Vichy Val d'Allier[BEL 7].

Plans de prévention des risques[modifier | modifier le code]

Trois plans de prévention des risques naturels ont été établis[21] :

  • un pour les bassins de l'Allier (inondation, prescrit en 1998 et approuvé en 2001[22]) ;
  • un pour les bassins du Sarmon et du Briandet (inondation, prescrit en 2000 et approuvé en 2001[19]) ;
  • un autre concernant les mouvements de terrain par tassements différentiels, prescrit en 2006 et approuvé en 2008[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Bellerivois et les Bellerivoises.

En 1793, la commune prenait le nom de Vesse (An II), probablement du gaulois Vaissa signifiant « noisetier » ou du latn vadum signifiant « gué »[23] puis sous le Bulletin des lois en 1801, il a été légèrement modifié : Vaisse (la prononciation reste identique) puis Vesse. Le 23 janvier 1903, Joseph Bégonin, maire de 1894 à 1910, prenait la décision de renommer cette commune en « Bellerive-sur-Allier »[24].

Le nom de Bellerive-sur-Allier s'appuie sur un hydronyme (Allier venant du latin Elaris)[25]. « Bellerive » est issue des noms latins bella et riva ; ce nom est le plus récent du département[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un pont de bois antique recouvert par le lit de la rivière a été découvert. Celui-ci a subi plusieurs réparations. Quelques alignements de palées atteignaient six mètres, autorisant une circulation à double sens avec un système de contrefiches[27].

Le site archéologique de Terre-Franche est décrit en 1846 et confirmé par quatre auteurs de 1864 à 1905, mais en le localisant à Laramas, lieu-dit de la commune voisine de Brugheas. En réalité, il est situé à 400 m du chemin de grande communication no 10, sur la route de Randan, entre La Rama et le quartier de Chantemerle. La voie romaine Clermont-Vichy par Aubiat et Randan passait par le site. Le « Champ des Potiers » est en forme de trapèze de 91 m de hauteur. Des fouilles ont été menées à partir de 1957 montrant l'existence d'ateliers de céramique gallo-romaine du IIe siècle[28] tenus par des maîtres-potiers et artisans[29].

De la céramique sigillée (parmi des moules, vases, vaisselle tournée à glaçure rouge dont des mortiers[30]) proviennent des fouilles de ce champ. Le Potier à la petite tête féminine est constitué de trois éléments : la frise d'oves, à ove simple et ove double, une ligne séparative de type zigzag et une petite tête féminine constituant le poinçon original caractéristique. Les poinçons montrent diverses représentations : divines et humaines, animales, des motifs végétaux et des motifs divers[29]. Les ateliers de Terre-Franche ont connu une activité maximale au IIe siècle jusqu'à décroître au IVe siècle[31].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1814, un forage artésien a été appliqué par M. Brosson, d'une profondeur de 160 m, et n'avait aucune application en médecine. Il s'agit d'une source, située au lieu-dit du Pré Salé, situé à proximité du pont de Vichy, qui a été analysée le 26 avril 1844 : « eau limpide, sans couleur, d'une odeur un peu bitumineuse, de goût saumâtre, dégageant des bulles de gaz lorsqu'elle est versée dans un vase ». Sa température est de 27 °C. Cette eau est connue sous le nom de source intermittente, appelant « une foule de curieux venant attendre autour de la source ». L'intermittence dure h 27 ; le jaillissement dure douze minutes. Sieur Martinet est le gardien de la source[32]. Plus au nord, la source Boussange est captée en 1902 pour alimenter les sources de Vichy par canalisation souterraine[16].

En 1836, Vesse n'était qu'une modeste commune rurale de 870 habitants ; les trois quarts vivaient dans des écarts ou hameaux. Les relations n'étaient pas aisées du fait de l'absence de connexion fiable avec Vichy par un pont qui a connu plusieurs crues[33]. Dès 1861, la population commence à augmenter avec l'expansion de Vichy et de Vesse (puis Bellerive) elle-même[16]. Le pont de Vesse, connu actuellement sous le nom de pont de Bellerive, est mis en service en 1870. Il faut attendre 1932 pour son inauguration.

Le nom de « Vesse » donnait une vision négative au détriment de Vichy qui bénéficiait d'une vision bien plus large avec l'influence de Napoléon III. Sous l'impulsion de Joseph Bégonin, la commune de Vesse a changé de nom par délibération du conseil municipal le 23 janvier 1901. On lui accorde le nom de « Bellerive-sur-Allier », dénomination plus conforme à la topographie du territoire[23]. Le décret présidentiel est paru au Journal officiel et ce nom est officiellement modifié le 23 janvier 1903[34].

Depuis les années 1960, la ville a connu une urbanisation conséquente. La municipalité a décoré deux carrefours giratoires :

  • au carrefour entre la route nationale 209 (à l'époque) et la route départementale 6, le rond-point de Boussange a été mis en service en 2002. La communauté d'agglomération, en présence de René Bardet, son président, inaugure ce carrefour le 13 juillet 2005, comprenant un aménagement paysager de 23 roseaux symbolisant les 23 communes de l'agglomération[BEL 8] ;
  • au carrefour entre l'avenue de la République, l'avenue de Russie et la rue de la Perche, est aménagé le rond-point de la République, inauguré le 14 juillet 2007[35]. La municipalité installe en décembre 2008 trois totems du texte intégral de la Déclaration universelle des droits de l'homme à l'occasion de son 60e anniversaire.

Le centre-ville s'est reconstruit avec, comme dernier aménagement notable, l'esplanade François-Mitterrand, située au sud de la rue Adrien-Cavy, de l'autre côté de la mairie. Inaugurée le 19 novembre 2011, elle comprend trois bâtiments. Ce dernier plan d'aménagement a permis de « reconquérir la friche urbaine » et a coûté 3 400 000 €[36].

Les abords de l'église Saint-Laurian ont été réaménagés pour un montant d'environ 330 000 € offrant une vue dégagée depuis le parvis[37]. Le quartier République est aussi réaménagé, autour de la Source Intermittente, pour un montant de 140 000 €[38].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections présidentielles de 2002, 2007 et 2012, les Bellerivois ont largement voté pour le candidat UMP (Jacques Chirac avec 83,09 % des voix en 2002[39] ; Nicolas Sarkozy avec 59,28 % des voix en 2007[40] et avec 53,08 % des voix en 2012[41] malgré sa défaite au profit de François Hollande, élu président).

Aux élections législatives de ces trois années, ils ont en majorité voté pour le député PRG Gérard Charasse, qui a été élu dans la quatrième circonscription en 2007 (50,69 % des voix)[42] puis dans la troisième circonscription en 2012 (51,58 % des voix)[43].

Les élections municipales de 2008 ont vu la réélection de Jean-Michel Guerre (liste de gauche « Ensemble pour Bellerive »[44], avec 49,39 % des voix au second tour et vingt-deux sièges[45]. Il était opposé à Jean-Pierre Deschamps (liste DVD « Bellerive Alternative »[44], six sièges[45]), Bruno Bonjean (liste DVG « Bellerive se ressource »[44], un siège[45]).

À l'issue des élections municipales de 2014, le maire sortant (Jean-Michel Guerre, tenant la liste divers gauche « Bellerive au cœur »[46] s'est représenté mais a été battu par un candidat de droite (Jérôme Joannet, liste « Bellerive avenir »[46]), au premier tour. En toute logique, seules deux listes étaient présentes. Vingt-neuf sièges ont été pourvus dont six au conseil communautaire.

Aux élections départementales de 2015, le binôme Isabelle Goninet - Jean-Jacques Rozier, obtenant 43,44 % des suffrages exprimés[47], est élu dans le canton au second tour (42,96 % des voix)[48]. 53,65 % des électeurs ont voté[47] (soit un point de moins que dans le canton)[48].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2011, Bellerive-sur-Allier comptait 8 530 habitants. Ce nombre étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29. Sa répartition est la suivante[49],[46] :

Composition du conseil municipal en 2014
Nuance Liste conduite par Sièges[Note 7]
DVD « Bellerive avenir » Jérôme Joannet 24 (5)
DVG « Bellerive au cœur » Jean-Michel Guerre 5 (1)

En plus du maire, sept adjoints, cinq conseillers délégués et onze conseillers sont élus dans la majorité. Isabelle Goninet, deuxième adjointe chargée de la vie associative[BEL 9], est également conseillère départementale dans le canton.

S'y ajoutent cinq conseillers d'opposition, dont l'ancien maire, Jean-Michel Guerre[BEL 9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945[50]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1962 Fernand Auberger SFIO Instituteur
1962 juin 1983 Pierre Corniou SFIO puis PS puis MRG Ingénieur chimiste
juin 1983 mars 1989 Jean Dubessay RPR Enseignant
mars 1989 juin 1995 Pierre Corniou (2e mandat) MRG Ingénieur chimiste
juin 1995 mars 2001 Jean Dubessay (2e mandat) RPR Enseignant
mars 2001 mars 2014 Jean-Michel Guerre PS Organiste
Vice-président du conseil régional d'Auvergne
chargé de l'attractivité des territoires et des politiques contractuelles régionales[51]
Président de la communauté d'agglomération (2008-2014)
mars 2014 en cours Jérôme Joannet[52] DVD Directeur de l'office de tourisme de Vichy,
conseiller communautaire[53]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Bellerive-sur-Allier était membre du district de Gannat en 1793, lequel devient l'arrondissement de Gannat en 1801. La commune change d'arrondissement en 1926 (Lapalisse) ; le chef-lieu est transféré à Vichy en 1941. Elle fait partie de l'ancien canton de Brugheas en 1793, puis d'Escurolles de 1801[24] à 2015.

Elle devient, à partir de 2015, le bureau centralisateur d'un canton de onze communes, à la suite du redécoupage des cantons de l'Allier[1]. Tout comme l'ancien canton d'Escurolles, l'ensemble des communes du canton de Bellerive-sur-Allier dépend de la troisième circonscription[54].

Au niveau judiciaire, elle dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, de la cour d'assises de l'Allier, du tribunal d'instance de Vichy et des tribunaux de grande instance et de commerce de Cusset[55].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Les services assainissement et déchets sont la compétence de la communauté d'agglomération. Au 31 décembre 2014, le réseau était composé de 71,6 km d'eaux usées, 84,5 km d'eaux pluviales, 0,6 km d'eaux unitaires et huit postes de refoulement. La station d'épuration de Creuzier-le-Vieux traite les effluents[56].

Avec Vichy et Cusset, elle participe à la collecte sélective des déchets. La densité moyenne des colonnes à verre (certaines sont enterrées) est d'une colonne pour 378 habitants. En 2010, 273,69 tonnes ont été collectées. 166 foyers sont équipés de compostage. 73 tonnes de déchets verts de la ville ont été compostées sur la plate-forme du Guègue, à Cusset[57].

La gestion des espaces publics et de la voirie reste à la charge de la commune[BEL 10].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le budget 2016 s'élevait à 7,9 millions d'euros en fonctionnement et à 1,9 million d'euros en investissement[BEL 11].

La dette par habitant s'élève à 803 € en 2015, contre 832 € en 2014. Les taux communaux sont maintenus[BEL 11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 3 juillet 2014, Bellerive-sur-Allier est jumelée avec deux communes[58] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[60],[Note 8].

En 2014, la commune comptait 8 533 habitants, en diminution de -0,34 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 580 752 691 813 870 897 951 1 016
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 034 1 058 1 306 1 296 1 278 1 408 1 505 1 606 1 762
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 931 2 104 2 333 2 361 2 890 3 287 3 363 3 752 4 008
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
5 367 5 953 7 317 8 188 8 543 8 448 8 408 8 546 8 533
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Entre 2009 et 2014, la commune a enregistré un taux de variation quasi nul, dû à un solde naturel négatif (-0,6 %) que ne compense pas le solde migratoire positif de 0,5 %[a 3].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à soixante ans (40,6 %)[a 4] est en effet supérieur au taux national (24,4 %) et au taux départemental (32,4 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,99 %) est supérieur au taux national (51,59 %) et au taux départemental (52,11 %).

Pyramides des âges en 2014 en pourcentage
Commune de Bellerive-sur-Allier[a 5]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,5 
90 ans ou +
3,8 
13,1 
75 à 89 ans
17,5 
22,2 
60 à 74 ans
22,5 
19,8 
45 à 59 ans
18,8 
14,4 
30 à 44 ans
14,4 
13,7 
15 à 29 ans
10,7 
15,3 
0 à 14 ans
12,3 
Département de l'Allier[62]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90 ans ou +
2,2 
9,5 
75 à 89 ans
13,7 
19 
60 à 74 ans
19,2 
21,3 
45 à 59 ans
20,3 
17,3 
30 à 44 ans
16,4 
15,3 
15 à 29 ans
13,2 
16,7 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bellerive-sur-Allier dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Elle gère deux écoles maternelles : du Bourg (baptisée Alexandre-Varenne depuis le 30 septembre 2013 en hommage au fondateur du journal La Montagne[63],[64]) et Jean-Zay, ainsi que deux écoles élémentaires (Jean-Baptiste-Burlot et Marx-Dormoy)[65].

Ils poursuivent leur scolarité au collège[66] public Jean-Rostand, situé rue Jean-Ferlot, puis au lycée de Presles de Cusset[67] (renommé lycée Albert-Londres).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune est le lieu de passage d'un événement international, nommé à l'origine le Challenge Vichy, épreuve de triathlon composée d'une épreuve à la nage de 3,8 km sur la rivière Allier, d'une course cycliste de 180 km ainsi que quatre boucles de dix kilomètres de long entre Vichy et Bellerive-sur-Allier[68]. Il est renommé Ironman Vichy en 2015[69].

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier Jacques-Lacarin, situé à Vichy. Il existe aussi une clinique La Pergola au nord de Vichy, tous deux assurant les urgences.

Enfance[modifier | modifier le code]

Vichy Val d'Allier gère le pôle enfance, à proximité de la mairie. Il comprend un centre de loisirs maternel pour les 3-6 ans, une mini-crèche collective et une crèche familiale. Le bâtiment, existant depuis 2011, est certifié haute qualité environnementale. Sa réalisation a coûté 3 millions d'euros hors taxes (financement par la ville, le conseil général de l'Allier, le conseil régional d'Auvergne et la caisse d'allocations familiales)[70].

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Square des 80 Parlementaires avec une stèle
Square des 80 Parlementaires, inauguré le 10 juillet 2013.

La commune possède plusieurs parcs[BEL 13] :

  • berge de l'Allier : ce chemin longe la rive gauche de la rivière Allier ;
  • parc omnisports Pierre-Coulon, bien qu'appartenant à la commune voisine de Vichy ;
  • le verger du château du Bost ;
  • le jardin des Jeunes Européens, inauguré le 27 juin 2013[BEL 14] ;
  • le square des 80 Parlementaires, inauguré le 10 juillet 2013 par le maire et Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale[BEL 14].

Plusieurs parcs de jeux sont implantés sur la commune dont le parc de jeux Joseph-Bégonin, inauguré le 14 juillet 2013[BEL 14].

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Vichy.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Plusieurs installations sportives sont implantées sur la commune : l'hippodrome, le Golf du Sporting Club de Vichy (depuis 1908[71]), des courts de tennis le long de la rivière Allier, un parcours de grimpe d'arbres et le COSEC.

La base permanente des équipements de 2014 recense deux bassins de natation, deux boulodromes, trente-neuf courts de tennis, deux pistes d'athlétisme, trois terrains de golf, un parcours sportif, trois plateaux et terrains de jeux extérieurs (neuf aires de pratique), trois salles spécialisées, trois terrains de grands jeux (vingt terrains), trois salles de combat, deux salles non spécialisées, deux roller-skate-vélo bicross ou freestyle (trois terrains), deux aires de pratique de sport nautique, trois salles de remise en forme avec quatre aires de pratique et trois salles multisports[72]. Ce comptage inclut les installations du parc omnisports.

Sporting Club complexes golf et tennis[modifier | modifier le code]

Le golf du Sporting Club de Vichy devait initialement être implanté dans le quartier de la Croix-Saint-Martin, à Vichy, en rive droite. Pour « répondre aux besoins de la clientèle du Vichy de l'époque », Joseph Aletti, directeur de la société des Grands Hôtels de Vichy, fut l'instigateur d'un projet de création d'un golf en 1907. Il est officiellement inauguré le . Un parcours d'entraînement est aménagé dès 1924. Deux grandes semaines sont créées, en juillet et en août[73]. À titre d'exemple, pour août 2017, la Grande Semaine internationale de golf rassemble 1 600 golfeurs[74].

Parc omnisports Pierre-Coulon[modifier | modifier le code]
Entrée du parc omnisports
Entrée principale du parc omnisports de Vichy.

Installé à partir de 1962[75] sur le territoire de Bellerive-sur-Allier, le parc omnisports de Vichy comprend des terrains de football, un stade d'athlétisme, dix-huit courts de tennis, un terrain de volley-ball, ainsi qu'un parcours de santé. Le complexe bouliste est installé dans ce périmètre.

Le palais omnisports Pierre-Coulon accueille les compétitions de basket-ball. Quelques matchs de la JA Vichy-Clermont Métropole Basket, club de basket de la ville de Vichy fondé en 2015, issu de la fusion de la Jeanne d'Arc de Vichy Val d'Allier Auvergne Basket et du Stade clermontois Basket Auvergne, se disputent au Palais des Sports.

La Tour des Juges, aussi installée en bordure de l'Allier, a été construite en 1962-1963. Elle a été rénovée en 2010 pour une inauguration le 23 avril afin d'accueillir une manche des championnats du monde de course en ligne de canoë-kayak, tenue entre le 7 et le 9 mai 2010, afin « de rendre la ville [de Vichy] plus compétitive pour accueillir des manifestations nationales et internationales ». S'étendant sur 625 m2, ce bâtiment est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite (avec un parking et une rampe d'accès), répond aux normes environnementales, d'incendie et de secours. Ce projet a coûté 1 500 000 €[76].

Sports nautiques : du stade nautique au stade aquatique[modifier | modifier le code]
Façade de l'ancien stade nautique
L'ancien stade nautique en juillet 2011.

De 1947 à 2007, la pratique des sports nautiques se faisait au stade nautique, inauguré le 25 mai 1947 par Marcel-Edmond Naegelen alors ministre de l'Éducation nationale avec deux bassins. Les installations ont été endommagées à la suite de la crue du 25 décembre 1973. Le bassin couvert de Bellerive ferme définitivement le 26 décembre 2003 ; la piscine ferme à son tour le 10 décembre 2007[77].

Un autre équipement plus sûr est alors construit, le stade aquatique. Situé à proximité de Super Bellerive et du lotissement des Guinames (ou des Guynames), il est ouvert au public le 21 mars 2008. Il accueille aussi des compétitions, dont l'Open de France en juillet entre 2013 et 2016. Sa fréquentation a atteint en 2010 plus de 240 000 entrées[78],[79].

Associations et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Bellerive-sur-Allier compte plusieurs associations ou clubs sportifs, dont : un club de basket-ball (Bellerive Basket Club), un club de cyclisme (Bellerive Sports Cyclistes), deux clubs de football (Bellerive Brugheas Football et Mayotte Bellerive), un club de pétanque (Pétanque Bellerivoise) et un club de tennis (Sporting Vichy - Bellerive Tennis)[BEL 15].

Le club des Dauphins Bourbonnais, créé en 1944 et renommé Dauphins Vichy-Bellerive en 1954, siégeait au stade nautique. Celui-ci fusionne en 2007 avec le club de natation de Cusset pour former Vichy Val d'Allier Natation[77].

Médias[modifier | modifier le code]

Les foyers peuvent recevoir les décrochages régionaux de France 3 Auvergne sur la troisième chaîne de télévision.

France Bleu Pays d'Auvergne émet à Bellerive-sur-Allier.

Les kiosques vendent La Montagne (édition de Vichy) et La Semaine de l'Allier. La ville édite tous les trois mois un journal municipal Bellerive, ma ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 27 485 €, ce qui plaçait Bellerive-sur-Allier au 20 508e rang des communes de plus de quarante-neuf ménages en métropole[80].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de quinze à soixante-quatre ans s'élevait à 4 577 personnes, parmi lesquelles on comptait 71 % d'actifs dont 60,1 % ayant un emploi et 10,9 % de chômeurs[a 6].

On comptait 2 808 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 2 817, l'indicateur de concentration d'emploi s'élève à 99,7 %, ce qui signifie que la commune offre environ un emploi par habitant actif[a 7].

La répartition des 2 696 emplois par catégorie socio-professionnelle et par secteur d'activité est la suivante :

Répartition des emplois selon la catégorie socio-professionnelle en 2014
Échelle Agriculteurs exploitants Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres et professions intellectuelles supérieures Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Commune[a 8] 0,6 % 4,3 % 11,7 % 26,2 % 38,5 % 18,7 %
Département[81] 4,3 % 7,4 % 9,2 % 22,3 % 32,2 % 24,7 %
France[82] 1,7 % 6,6 % 17,4 % 25,8 % 28,1 % 20,5 %
Répartition des emplois selon le secteur d'activité en 2014
Échelle Agriculture Industrie Construction Commerce, transports, services divers Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Commune[a 9] 0,3 % 6,6 % 5,7 % 50,0 % 37,4 %
Département[81] 5,4 % 14,9 % 7,0 % 37,8 % 35,0 %
France[82] 2,7 % 12,5 % 6,7 % 46,2 % 31,9 %

2 363 des 2 817 personnes âgées de quinze ans ou plus (soit 83,9 %) sont des salariés[a 10]. La majorité des actifs (73,7 %) travaillent hors de la commune de résidence[a 11].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , Bellerive-sur-Allier comptait 447 entreprises : 20 dans l'industrie, 60 dans la construction, 143 dans le commerce, le transport, l'hébergement et la restauration, 120 dans les services aux entreprises et 104 dans les services aux particuliers[a 12].

En outre, elle comptait 521 établissements[a 13].

Le groupe Fleurus, implanté en Auvergne depuis 1942, est installé depuis 1949 rue du Léry. Elle fabrique des bracelets-montres en cuir. Le site de Bellerive-sur-Allier est spécialisé dans la fabrication d'accessoires en sous-traitance pour plusieurs noms de la maroquinerie de luxe[83].

Commerce[modifier | modifier le code]

La base permanente des équipements de 2015 recensait un hypermarché, deux supermarchés, une supérette, cinq boulangeries, trois boucheries-charcuteries, un magasin de produits surgelés, une librairie-papeterie, cinq magasins de vêtements, un magasin d'équipements du foyer, un magasin de chaussures, deux magasins d'électroménager et d'articles audio-vidéo, sept magasins de meubles, trois d'articles de sports et de loisirs, un de revêtements murs et sols, un magasin de droguerie/quincaillerie/bricolage, trois fleuristes, un magasin d'optique et trois stations-service (dernier chiffre de 2014)[84].

Grande distribution et centres commerciaux[modifier | modifier le code]

Deux zones commerciales sont installées : Carré d'As, à proximité du pont de Bellerive et de résidences construites dans les années 1970[réf. souhaitée], avec un magasin de produits alimentaires Leader Price (Conforama a déménagé à Cusset en 2012) ; la ZAC Champ de Navarre comprend E.Leclerc ainsi que des magasins de bazar, de vêtements, de chaussures et de jardinage.

En 2012, la Société Européenne des Mousquetaires a demandé la création d'un centre commercial à l'enseigne Intermarché en bordure de la D 2209, pour une surface de vente de 2 858 m2. Malgré l'accord de la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) le 3 mai 2012, ce projet est refusé par la commission nationale (CNAC) le 11 septembre 2012[85]. Un nouveau projet a été présenté le 26 mars 2013, comprenant aussi des restaurants, des logements et un pôle médical[86]. Cette proposition a été à nouveau rejetée le 11 septembre 2013 par cette commission départementale, et le 18 décembre 2013 par la commission nationale, invoquant « [le détournement de] la clientèle des commerces traditionnels de Bellerive-sur-Allier[87] », nuisant « à l'animation de la vie urbaine[87] », et portant « atteinte à la qualité paysagère de l'entrée de l'agglomération vichyssoise[87] », ou encore, par la ville de Vichy et des représentants d'associations, les conditions de circulation sur l'avenue de Vichy[88].

Enseignes spécialisées[modifier | modifier le code]

Près du carrefour de Boussange, a été ouvert en 2002 un magasin de sports à l'enseigne Décathlon. En 2006, un agrandissement a été envisagé mais refusé, invoquant l'évolution démographique défavorable, la concurrence des hypermarchés et des problèmes environnementaux[Note 9] ; cette demande est reconduite en 2011 pour être finalement acceptée par la CDAC le 16 mars. Sa surface commerciale est portée de 1 700 à 2 760 m2[90] avec agrandissement du parking à près de deux cents places. Le magasin agrandi a ouvert le 21 novembre 2012 ; les travaux ont coûté 1,6 million d'euros[91].

Un bâtiment construit au nord de la commune, dans la zone des Calabres, près du rond-point de l'Europe, abrite une enseigne concurrente, Intersport, sur une surface de 1 700 m2. Après approbation de la CDAC[92] le 10 septembre 2014[93], puis de la CNAC le 16 janvier 2015 malgré un recours rejeté[94], l'enseigne ouvre le 23 mars 2016 : c'est la troisième enseigne implantée dans l'agglomération[95]. Ce bâtiment abrite également l'enseigne Saint-Maclou (1 500 m2, accord CDAC le 29 octobre 2013[96]), ouverte fin 2015. Le quartier étant en zone inondable, l'ensemble est construit sur pilotis. S'y ajoute un restaurant La Boucherie et une quatrième enseigne (non encore définie) sur le site de l'ancien Saint-Maclou[97].

La commune compte deux enseignes de restauration rapide : un McDonald's, avenue de Vichy, ainsi qu'un Burger King, dans la ZAC Champ de Navarre (zone commerciale de E.Leclerc), en lieu et place de l'ancien magasin d'usine Manoukian[98] ; ce dernier est ouvert depuis le 28 juillet 2016[99].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au , la commune comptait quatre hôtels (deux classés trois étoiles, un classé deux étoiles et un autre classé une étoile) totalisant 196 chambres[a 14].

Seuls trois campings sont recensés, totalisant 233 emplacements : un classé une étoile et deux classés quatre étoiles[a 15].

En outre, il existe une résidence de tourisme de 245 places lit[a 16].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En dehors de la présentation communale, Bellerive-sur-Allier compte vingt-trois édifices recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel[100] ainsi que 38 objets mobiliers (hors inventaire supplémentaire)[101].

Aucun édifice n'est protégé aux monuments historiques.

  • Château des Brosses, 1863[102].
  • Château de la Rama(s), 1817[103]. Ce château a appartenu à Antoine Fournier de Tony (1759-1827), qui y est mort.
  • Château du Bost, rue de Beauséjour, où a logé Philippe Pétain. Construit en 1411 et devenu une maison de retraite jusqu'en 1995, il a été acquis par la ville en 1956[104]. Après réhabilitation, il a ouvert ses portes au public en 2013 ; un restaurant occupe une partie de la demeure, tandis que le premier étage, resté sous gestion municipale, sera affecté à l'organisation d'événements. Le buffet, de 1604, est classé aux monuments historiques au titre objet en 1962[105].
  • Croix monumentale, les Guinames, 1860[106].
  • Ferme dite Domaine de l'Hôpital, rue Maurice-Chalus, 1880[107].
  • Ferme modèle, rue Jean-Zay, construit dans les années 1760[108]. Charles Gravier est propriétaire de la ferme depuis 1872, où il crée « une industrie laitière », « vendue par expropriation en 1894 ». Un projet de valorisation patrimoniale a été présenté en 2011[109]. L'inauguration a eu lieu le 23 mai 2013[BEL 16]. Une médiathèque a été aménagée[BEL 17] ; ouverte depuis le 21 janvier 2017[BEL 18], elle est inaugurée le 13 mai[BEL 19].
  • Maison dite Castel Lorrain, 35 rue Charloing, 1920[110].
  • Maison dite Villa Boussange, avenue de Vichy, 1928[111].
  • Monument aux morts des Guerres de 1914-1918, 1939-1945 et Afrique du Nord, 1968. Le premier avait été érigé en 1921 puis détruit en raison de son mauvais état[112].
  • Moulin Mazan, XVIIIe et XIXe siècles[113].
  • Puits, au lieu-dit Beauregard, XIXe siècle[114].
  • Source intermittente de Vesse, phénomène naturel le plus curieux de la région thermale, se classe parmi les geysers : sources à jaillissements intermittents. Son eau chaude (30 °C environ) est alcaline et sulfureuse ; elle jaillit à une hauteur de 0,50 à 1 m.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurian, romane datant du XIIe siècle. Le clocher est abattu en 1796 puis reconstruit en 1843. Une nouvelle église a été construite de 1887 à 1889 tandis que l’ancienne est démolie[115] :
    • 1er presbytère, XVIIe et XVIIIe siècles, racheté par la commune en 1819, détruit en 1888[116] ;
    • 2e presbytère, construit en 1889-1890 avec la nouvelle église[117].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Le Geyser est une salle de spectacle, inaugurée en septembre 2008, disposant de près de 200 places[BEL 20].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bellerive-sur-Allier Blason Coupé : au 1er de sinople à deux fleurs de lys d'or ; au 2e de gueules à un étui de crosse d'or ; sur le tout : une fasce ondée d'argent brochant sur la partition et un cheval coupé d'or brochant sur le tout.
Détails Le blason a été créé en 1986[23].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques Corrocher, Bellerive-sur-Allier : album du temps passé, Centre de recherches archéologiques de Vichy et sa région, , 95 p.
  • Jacques Corrocher, De Vesse à Bellerive-sur-Allier : histoire de la commune à travers les âges, Bellerive-sur-Allier, Les Amis de la Bibliothèque Municipale, , 222 p., illustré
  • C. Laroche, « Authorization requested to sell mineral water from source Boussange and source Antoine in Bellerive-sur-Allier (Allier) and water from source Nouvelle Chomel in Vichy (Allier) », Bulletin de l'Académie nationale de médecine, vol. 179, no 7,‎ , p. 1539-1542
  • E. Mauve, « L'agglomération vichyssoise. Essai de géographie urbaine », Revue de géographie alpine, t. 24, no 4,‎ , p. 916 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrice Queneau et Bernard Graber-Duvernay, « Sur la demande d'autorisation d'exploiter, en tant qu'eau minérale naturelle, après transport à distance, après traitement et après mélange sous le nom d'« Antoine et Boussange » l'eau des captages « Antoine » et « Boussange » situés sur la commune de Bellerive-sur-Allier (Allier) », Bulletin de l'Académie nationale de médecine, Paris, vol. 188, no 3,‎ , p. 565-571

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2012, le canton d'Escurolles comptait 21 155 habitants.
  2. rue Jean-Baptiste Burlot (1) - rue Sévigné - rue Jean-Baptiste Burlot (2)
  3. rue Jean-Baptiste Burlot (1) - rue du Léry - chemin du Moulin Mazan - rue Jean Zay
  4. Zone commerciale Carré d'As
  5. lotissement des Guinames
  6. Entrée sud du parc omnisports à côté du CREPS
  7. Le nombre de sièges entre parenthèses correspond au nombre d'élus au conseil communautaire de la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier.
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. La commission nationale avait refusé la création d'un magasin de cette même enseigne en novembre 1999. Sa surface prévue était de 3 000 m2[89], un peu plus grande que la superficie actuelle en 2013.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

« Dossier complet - Commune de Bellerive-sur-Allier (03023) », sur insee.fr, Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 30 juillet 2017) :

  1. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. POP T2M – Indicateurs démographiques.
  4. POP T0 – Population par grandes tranches d'âges.
  5. POP T3 – Population par sexe et âge en 2014.
  6. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T5 – Emploi et activité.
  8. EMP T7 – Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2014.
  9. EMP T8 – Emplois par secteur d'activité.
  10. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2014.
  11. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  12. DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au .
  13. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au .
  14. TOU T1 – Nombre et capacité des hôtels au .
  15. TOU T2 – Nombre et capacité des campings au .
  16. TOU T3 – Nombre d'autres hébergements collectifs au .

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Sécurité routière » (consulté le 25 mars 2016).
  2. « Stationnement » (consulté le 25 mars 2016).
  3. « les grandes lignes du PLU » (consulté le 3 juillet 2015).
  4. « Pourquoi nous ne le ferons pas… », Bellerive magazine, no 136,‎ , p. 11 (lire en ligne).
  5. « PLU : Bellerive prépare son avenir », Bellerive magazine, no 140,‎ , p. 14-15 (lire en ligne).
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