Thiverval-Grignon

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Thiverval-Grignon
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Plaisir
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Rémi Lucet
2014-2020
Code postal 78850
Code commune 78615
Démographie
Population
municipale
1 102 hab. (2014)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 07″ nord, 1° 55′ 05″ est
Altitude Min. 56 m – Max. 132 m
Superficie 11,17 km2
Localisation

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Thiverval-Grignon

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Thiverval-Grignon

Thiverval-Grignon est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, elle est située dans la banlieue ouest de Paris et à 22 km environ à l'ouest de Versailles. Ses habitants sont appelés les Thivervalo-grignonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Thiverval-Grignon dans les Yvelines.
Locator Dot.png

La commune de Thiverval-Grignon se trouve dans la plaine de Versailles sur une petite éminence entre la vallée du Maldroit (Plaisir, Saint-Germain-de-la-Grange puis Beynes) et celle du ru de Gally (Chavenay puis en contrebas de Davron et Crespières).

La commune présente deux lieux habités distants de trois kilomètres ; le village de Thiverval, dans la vallée du ru de Gally, et le hameau de Grignon où se trouve le complexe d'AgroParisTech (anciennement Institut national agronomique Paris-Grignon, ex-École nationale supérieure d'agronomie de Grignon).

La commune est limitrophe de Davron au nord-nord-est, de Chavenay à l'est, de Plaisir au sud, de Saint-Germain-de-la-Grange au sud-ouest, de Beynes au nord-ouest, de Crespières au nord - nord-ouest.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 30 reliant Plaisir à Poissy et la route départementale 119 reliant Chavenay et la D 30 à Beynes.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Plaisir - Grignon.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 12, 19, B et TG de la société de transport Hourtoule et par la ligne 4 de la société de transport CSO.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tyverval et Greignon au XIIIe siècle[1].

Thiverval[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Tivervallis en 1351[2], Tyverval en 1483 [3].

Il s'agit d'une formation médiévale en -val « vallée », appellatif toponymique fréquent, précédé du nom de personne germanique Thiotwar[4].

Grignon[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Grinun en 1171[5].

Le radical grinia d'origine germanique désigne une inégalité rocheuse dans les labours[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire a été habité dès l'époque préhistorique. Des traces de l'époque gallo-romaine ont également été retrouvées. Les deux villages de Thiverval et Grignon existent depuis le Moyen Âge.

Tyverval et Greignon dépendaient de la châtellenie de Poissy au XIIIe siècle[1]

Le château de Grignon est construit au XVIIe siècle par Pomponne de Bellièvre. Le domaine est racheté par le roi Charles X, qui crée l'Institution royale agronomique de Grignon en 1826.

La commune de Thiverval, regroupant les deux villages, est autorisée à prendre le nom de Thiverval-Grignon par décret du .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 102 habitants, en augmentation de 9 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
436 393 377 347 369 404 558 500 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
522 497 492 512 553 534 516 525 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
554 587 582 777 660 632 572 660 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
612 639 752 662 767 773 1 009 1 095 1 102
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 34,1 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 11,2 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 14,2 %, 15 à 29 ans = 36,4 %, 30 à 44 ans = 16,2 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 15,9 %).
Pyramide des âges à Thiverval-Grignon en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,9 
3,0 
75 à 89 ans
6,3 
8,2 
60 à 74 ans
7,7 
21,1 
45 à 59 ans
17,4 
17,0 
30 à 44 ans
16,2 
34,1 
15 à 29 ans
36,4 
16,6 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Enseignement supérieur : site d'AgroParisTech (établissement né du rapprochement de l'INA-PG, l'ENGREF et l'ENSIA).
  • Recherche : centre de recherche de l'INRA : INRA-Grignon qui regroupe différentes unités de recherches traitant principalement des problèmes environnementaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin : église de style gothique datant des XIIe et XIIIe siècles, restaurée en 1804 et classée monument historique en 1846. Elle comporte une nef à cinq travées et trois niveaux en élévation, un clocher octogonal élevé sur la croisée du transept.
  • Château de Grignon : château du XVIIe siècle en briques à chaînages d'angles en pierre calcaire blanche, dans un domaine de 500 hectares, affecté à une grande école d'ingénieurs, l'AgroParisTech. L'école quittera le site en 2019 et ce patrimoine historique pourrait devenir le futur centre d'entraînement du PSG[13], ce qui suscite l'opposition d'anciens élèves d'AgroParisTech, de l'association Yvelines Environnement et du conseil scientifique régional du patrimoine naturel d’Île-de-France[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Bergier, né à Reims le 1er mars 1567, mort au château de Grignon le 18 août 1623. Historien, licencié ès lois, procureur de l’échevinage, avocat, homme de lettres, jurisconsulte.
  • Albert Bartholomé (1848-1928), sculpteur, est né à Thiverval-Grignon.
  • Marcel Zanini (de son vrai nom Zannini), né en 1923 en Turquie, est un musicien de jazz français.
  • Marc-Édouard Nabe, écrivain, a vécu à Thiverval de 1974 à 1984 et y retourne régulièrement ensuite. Le village est mentionné à de nombreuses reprises dans son Journal intime. C'est là également qu'il a écrit une bonne partie de son ouvrage le plus célèbre : Au Regal des Vermines.
  • Marie-Claire Noah, fondatrice de l'association « Enfants de la Terre », mère de Yannick Noah, repose dans le petit cimetière du village après avoir vécu de nombreuses années à Thiverval.
  • Patrick Mouratoglou, entraîneur de joueurs professionnels de tennis.
  • Hubert Prévot y est mort en 2015[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

de Thiverval-Grignon

Les armes de Thiverval-Grignon se blasonnent ainsi :
parti d'azur à trois trèfles d'or et d'or à trois merlettes de sable becquées et membrées de gueules; au chef cousu de sinople à la croix alésée accompagnée en pointe d'une plume, le tout d'argent.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 241
  2. Auguste Longnon, Pouillé de la Province de Sens, 1904, p. 213,
  3. Archives de Seine-et-Oise tabellionnage Villepreux. 2° registre, p. 340
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 676a
  5. Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, Académie de Versailles, des Yvelines et de l'Ile-de-France, L. Bernard (Versailles), H. Champion (Paris), 1899-1976, page 28.
  6. Michel Roblin, Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque: peuplement et défrichement dans la Civitas des Parisii (Seine, Seine-et-Oise), page 76.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Évolution et structure de la population à Thiverval-Grignon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  13. « Futur centre d'entraînement du PSG : Thiverval-Grignon, majestueux mais éloigné », sur leparisien.fr (consulté le 18 mars 2016)
  14. « Quand la France vend ses terres agricoles au Qatar », sur Basta ! (consulté le 18 mars 2016)
  15. Michel Noblecourt, « La mort d’Hubert Prévot », lemonde.fr.