Orthopoxvirose

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L’orthopoxvirose simienne ou Monkey Pox est une zoonose sporadique due à un orthopoxvirus qui sévit dans le centre de l'Afrique tropicale. Le virus enzootique dans les forêts ombrophiles d'Afrique centrale et occidentale peut se transmettre à l'homme, causant un syndrome dont les manifestations cliniques sont analogues à celles de la variole (éruption pustuleuse, fièvre, symptômes respiratoires entraînant parfois la mort). La maladie est grave : 1 à 10 % des malades en meurent en Afrique). Elle peut être confondue avec la variole, et le diagnostic différentiel clinique n'existe pas. Seule l'analyse en laboratoire peut confirmer le Monkey pox.

On suppose que la transmission se fait par contact direct ou indirect avec des rongeurs sauvages.

Les premiers cas humains ont été décrits en 1970 en RDC. Le nombre de cas et d'épidémie semble augmenter en Afrique depuis 2000, probablement avec l’interruption de la vaccination antivariolique qui assurait une protection croisée contre le Monkey Pox.

En France, les orthopoxviroses font partie des maladies à déclaration obligatoire.

CIM-10 : B04.

Réservoir connus[modifier | modifier le code]

Zone de Prévalence/endémisme[modifier | modifier le code]

Afrique centrale et de l'Ouest (notamment République démocratique du Congo).

Transmission interhumaine[modifier | modifier le code]

Elle était supposée rare, mais les données épidémiologiques récentes suggèrent qu'elles sont en réalité plus importantes :

  • Lors de l'épidémie qui a sévi en République démocratique du Congo en 1996 et 1997, 28 % des gens en contact direct avec un malade au cours de sa période d'incubation étaient touchés. Et en 2003, jusqu'à 6 « générations de transmission interhumaine » ont été démontrées.

Incubation[modifier | modifier le code]

1 à 3 semaines.

Vaccination[modifier | modifier le code]

Le vaccin antivariolique permet une protection croisée dans 85 % des cas, il permet une vaccination post-exposition.

La plupart des épidémies décrites l'ont été en République démocratique du Congo (RDC) où des foyers naissent régulièrement depuis les années 1980 avec ; un premier cas en 1970 (1 malade) dans la région de l'Équateur, une épidémie (41 malades) en 1971-1980, et une autre (338 malades) en 1986.

Toujours en RDC, le Kasaï Oriental (région de Sankuru & Lodja) a été touché en 1996-1997 avec 519 malades, puis en 1999 dans la région de Mbuji-Mayi avec 315 malades, avant une nouvelle épidémie en 2005 (région de Kabinda où 311 personnes sont tombées malades. 18 malades y ont été signalés dans la région de Kisangani en 2006.

L'Équateur a signalé 23 malades en 2001 et 293 en 2002

Au Congo (Brazzaville) ; 12 malades (dont 4 confirmés) ont été déclarés, à Impfondo, Région Likouala, près de la frontière avec la RDC). Presque toujours, le malade était passé par l’hôpital d’Impfondo. 6 générations de transmission interhumaine ont été prouvées dans ce pays.

Au Sud Soudan : 19 premiers malades ont été déclarés dans la région de Bentiu (Unity Province)

Les autres pays africains sporadiquement touchés sont : Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Nigeria, Liberia, République centrafricaine et Sierra Leone, qui ont connu quelques cas dans les années 1990.

Aux États-Unis, une épidémie de Monkey Pox a eu lieu en 2003, la seule connue hors d'Afrique. Selon le CDC[1], le 8 juillet 2003, 71 cas (dont 35 confirmés) ont concerné 6 états ; Wisconsin (39 cas), Indiana (16 cas), Illinois (12 cas), Missouri (2 cas), Kansas (1 cas), Ohio (1 cas). L'origine de ces virus pourraient être des rats de Gambie importés du Ghana, qui auraient contaminé des chiens de prairie, en animaleries avant que ces derniers vendus comme NAC (nouveaux animaux de compagnie) ne contaminent leurs propriétaires.

En France, les orthopoxviroses font partie des maladies à déclaration obligatoire[2].

En 2007[modifier | modifier le code]

Mi-2007, des épidémies avaient encore sévi au Congo-Brazzaville dans région de Likouala déjà touchée en 2003 (nord-est du pays – frontalière de la RDC), de juin 2007 à fin août 2007, avec presque 80 cas humains.

• Les similitudes cliniques du Monkey-Pox et de la variole ainsi que les difficultés liées au diagnostic biologique pourraient retarder la détection d'une résurgence de la variole.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]