Marc Van Ranst

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Marc Van Ranst
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Marc Van Ranst, né à Bornem le , est un virologue belge à la Katholieke Universiteit Leuven (Louvain, Belgique), associé, parmi la communauté scientifique, à la lutte contre la pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020 en Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Marc Van Ranst a suivi les études de candidature en médecine à l’université de Hasselt (à cette époque nommée L.U.C.) en 1986 ; il a ensuite été diplômé comme docteur en médecine à la Katholieke Universiteit Leuven en 1990. De 1990 à 1993, il a travaillé au Department of Microbiology and Immunology de l’Albert Einstein College of Medicine à New York, et a obtenu un doctorat en virologie en 1994[1]. Il s’est également spécialisé en médecine du laboratoire (1998) pour laquelle il a obtenu un doctorat à la K.U. Leuven.

Carrière[modifier | modifier le code]

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Il a commencé à travailler à l’« Hôpital universitaire de Leuven » en 1999 et est devenu professeur de virologie à la K.U. Leuven[1]. Il a été appointé en 1999 au Conseil supérieur belge de la santé publique, où il préside le département Vaccinations[1].

Depuis 2012, il est président du Département de microbiologie et immunologie à la KU Leuven[2],[3], et depuis 2014 chef de service du Département de médecine du laboratoire[4]. Il est aussi le directeur du laboratoire de référence sur le SIDA et des laboratoires nationaux de référence pour le coronavirus et le rotavirus, ainsi que du laboratoire de virologie diagnostique. Dans son laboratoire, six doctorants et quatre étudiants en master travaillent à des études sur l’épidémiologie et l’évolution moléculaire des virus de l’ADN et de l'ARN[1].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le professeur Van Ranst enseigne la virologie et la génomique computationnelle à la Faculté de médecine de la KU Leuven[5].

Depuis 1995, il occupe également une position académique affiliée à la Faculty of Natural Sciences de l'université Charles de Prague, où il enseigne la bioinformatique[1].

Communication scientifique[modifier | modifier le code]

Il a publié plus de 270 articles scientifiques dans des revues à comité de lecture[1] et contribué huit chapitres dans des livres sur l’évolution moléculaire et la bioinformatique. A noter, sa publication dans The Lancet en 2004 : Chandipura virus: an emerging human pathogen?[6].

Marc Van Ranst est éditeur-en-chef de VacciNews.net[7], une plateforme pour les médias sociaux qui donne des informations sur les vaccins.

Rôle dirigeant dans la gestion des crises de l’influenza en Belgique[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, il est responsable pour la planification de réponse aux pandémies de l’influenza[8]

En 2009-2010 il est responsable comme commissaire interministériel pour la gestion de crise pendant la pandémie de grippe porcine[1]

En 2020, pour la pandémie de COVID-19, Marc Van Ranst est membre du 'Risk Assessment Group' (RAG) belge, qui analyse les risques du coronavirus SARS-CoV-2 pour la santé publique, et du Comité scientifique Coronavirus qui donne des avis aux autorités de la santé en Belgique sur le combat du virus et qui fait des pronostics sur son évolution en Belgique[9]. Le quotidien De Morgen appelle le professeur Van Ranst une « boussole » dans la lutte contre le coronavirus[10] et son action est décrite comme « cruciale »[11]. Toutefois, parmi les griefs qui lui sont régulièrement reprochés, figurent ceux qui consistent à souligner qu'il ne prend pas du tout en compte les aspects psychologiques et économiques des mesures restrictives liées à la gestion de la crise sanitaire.[12]

Marc Van Ranst a été placé sous protection policière dans une maison sécurisée en mai 2021 étant menacé par Jürgen Conings, tireur d’élite et sympathisant de l’ultra-droite, en cavale et recherché par la police belge[13].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2007 il est désigné pour des conflits d'intérêts avec le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) à propos du vaccin Rotarix[14].

En février 2021 une vidéo de l'intervention du virologue flamand, à la Chatham House, le 22 janvier 2019, circule sur les réseaux sociaux et suscite des réactions lorsqu'il explique "devant un parterre d’experts, comment il a fait en sorte d’être l’interlocuteur de référence pour les différents médias avec un slogan : "One voice, one message" (Une voix, un message)"[15].

Médias sociaux[modifier | modifier le code]

Van Ranst est très actif sur les médias sociaux, particulièrement Twitter, où il adresse tant des sujets professionnels que sociétaux[16]. Van Ranst est régulièrement visé sur les médias sociaux dans des campagnes par des nationalistes flamands ; en 2018 l’ancien secrétaire d'État à l'asile et à la migration Theo Francken a surnommé Van Ranst Doctor Haat (Docteur Haine)[17].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h MARC VAN RANST https://eip-pediatrics-conference.ineip.org/marc_van_ranst
  2. Marc Van Ranst, FRIS Onderzoeksportaal, Departement EWI, Vlaanderen
  3. Marc Van Ranst, Wie-is-wie, KU Leuven, 2019
  4. https://issuu.com/uzleuven/docs/jaarverslag_2014 UZ Leuven jaarverslag 2014
  5. (en) « Clinical Virology », sur rega.kuleuven.be (consulté le 14 juin 2020)
  6. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(04)16995-X/fulltext Van Ranst, M. (2004). Chandipura virus: an emerging human pathogen? Lancet, 364 (9437), 821-822.
  7. VacciNewsNet
  8. Viroloog Van Ranst wordt interministerieel commissaris influenza, Het Nieuwsblad, 30 maart 2007
  9. Coronavirus COVID-19, belgium.be
  10. Van Den Broecke, Sander, Viroloog Marc Van Ranst over coronavirus: "We zijn erin geslaagd om mensen bezorgd te maken, en dat was nodig", De Morgen, 6 mars 2020
  11. Van Horenbeek, Jeroen, Dit was de week van viroloog Marc Van Ranst: "Een quarantaine kondig je beter meteen af", De Morgen, 14 mars 2020
  12. « Marc Van Ranst au tribunal, accusé de détruire l'économie: “Cette affaire est particulièrement ridicule” », sur 7sur7.be, (consulté le 29 octobre 2020)
  13. Jean-Pierre Stroobants, « En Belgique, la police traque un militaire, sympathisant de l’ultra-droite et en guerre contre « le régime » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mai 2021)
  14. https://www.revuepolitique.be/choix-du-vaccin-cinq-experts-lies-a-gsk/
  15. https://www.rtbf.be/info/societe/detail_marc-van-ranst-expliquait-il-en-2019-comment-vendre-une-epidemie-et-manipuler-les-medias?id=10698319
  16. @vanranstmarc https://twitter.com/vanranstmarc
  17. Twitteroorlog tussen Theo Francken en Marc Van Ranst escaleert: “Hij vervalst Facebook-posts” versus “Hij trekt mijn integriteit in twijfel” https://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20180912_03738291
  18. Winners of the Heine-Medin Award https://www.escv.eu/awards/heine-medin-award/

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]