Céphalée

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Céphalée
Classification et ressources externes
Migraine.jpg
Personne souffrant de maux de tête.
CIM-10 G43-G44, R51
CIM-9 339, 784.0
DiseasesDB 19825
MedlinePlus 003024
eMedicine neuro/517  neuro/70
MeSH D006261
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Une céphalée (ou mal de tête) est un symptôme subjectif se définissant comme des douleurs locales ressenties au niveau de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies. Cependant, dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d'aucune gravité, mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l'attention du médecin[1].

Classification[modifier | modifier le code]

Les maux de tête sont majoritairement classifiés par la Classification internationale des céphalées (CIC) publiée par la Société internationale des céphalées (SIC) qui a également publié une deuxième édition[2]. Cette classification est approuvée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)[3].

D'autres systèmes de classification existent. L'une des premières a été publiée en 1951[4]. Le National Institutes of Health a développé un système de classification en 1962.

CIC-2[modifier | modifier le code]

La Classification internationale des céphalées (CIC) est une classification hiérarchique des céphalées publiée par la Société internationale des céphalées. Elle contient les critères diagnostiques (opérationnel) concernant les troubles et maux de tête. La première version de la classification, la CIC-1, a été publiée en 1988. La révision actuelle, la CIC-2, a été publiée en 2004[5].

La classification utilise des codes numériques. Le sommaire inclut 13 groupes de céphalées. Quatre d'entre eux sont classifié en tant que céphalées primaires, 5-12 groupes en tant que céphalées secondaires, ainsi que les deux derniers concernant d'autres types de maux de tête[6].

La classification CIC-2 définit les migraines, céphalées de tension, l'algie vasculaire de la face et la céphalée chronique quotidienne. Également, d'après la classification, les toux liées à l'effort et au coït, sont classifiées en tant que céphalées primaires. Les céphalées quotidiennement persistantes, parmi notamment les céphalées hypniques, sont également classifié en tant que céphalées primaires.

Les céphalées secondaires sont classifié selon leur étiologie et non par leurs symptômes. D'après la classification de la CIC-2, les principaux types de céphalées secondaires incluent celles qui sont lié à un traumatisme crânien ou à un traumatisme des cervicales comme le « coup du lapin », l'hémorragie intra-cérébrale ou d'autres blessures. Les céphalées causées par des maladies vasculaires cérébrales ou aux cervicales par accident vasculaire cérébral (AVC) et accident ischémique transitoire, hémorragie intracrânien non-traumatique, malformations vasculaires ou par artérite sont également défini en tant que céphalées secondaires. Ces types de maux de tête sont causé par thrombose des sinus veineux cérébraux ou différents troubles vasculaires intracrâniens. D'autres céphalées secondaires sont dues à des troubles intracrâniens non-vasculaires. La CIC-2 classifie, en tant que céphalées secondaires, les maux de tête causés par l'ingestion de certaines substances ou par leur sevrage. Ces types de céphalées peuvent être causé par une overdose de médicaments ou par l'ingestion de certaines substances. Le SIDA/VIH, les infections intracrâniens et les infections systématiques peuvent causer des céphalées secondaires. Le système de classification de la CIC-2 inclut les maux de tête associés aux troubles de l'hémostase dans la catégorie des céphalées secondaires. Cela signifie que les céphalées causées par dialyse, hypertension, hypothyroïdie et céphalalgie sont considérées comme des céphalées secondaires. Les céphalées secondaires, selon le système de classification du manuel, peuvent être dues à des dommages au visage incluant les dents, la mâchoire, ou aux articulations temporo-mandibulaires. Les maux de tête causés par des troubles mentaux tels que la somatisation ou les troubles psychotiques sont également des céphalées secondaires.

Traitements[modifier | modifier le code]

Ancienne publicité pour les traitements contre les céphalées.

Céphalées aigües[modifier | modifier le code]

La plupart des céphalées ne requièrent pas d'attention médicale, et la plupart d'entre elles se soignent à l'aide d'analgésiques (anti-douleurs) comme le paracétamol/acétaminophène ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme de l'aspirine, ibuprofène ou diclofenac. Dans le cas des migraines, des céphalées cervicogènes et des céphalées de tension les soins chiropratiques (incluant les manipulations vertébrales, les mobilisations, la thérapie musculaire et la prescription d'exercices) peuvent également être indiqués[7].

Céphalées chroniques[modifier | modifier le code]

Selon certaines études, la consommation de cannabis et de cocaïne peuvent être responsables de céphalées chroniques (ainsi que l’abus de vasoconstricteurs nasaux)[8].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Durant un an, 90 % des individus souffrent de maux de tête. Environ 1 % d'entre eux (soit moins de 1 % de la population totale) présentent effectivement un cas préoccupant[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Centre des médias : Céphalées sur le site de l'Organisation mondiale de la santé
  2. (en) the Headache Classification Subcommittee of the International Headache Society, « 216.25.100.131 » [PDF]
  3. Olesen et al., p. 9–11
  4. (en) BROWN MR, The classification and treatment of headache, vol. 35,‎ septembre 1951, 1485–93 p. (PMID 14862569)
  5. (en) Jes Olesen, Peter J. Goadsby, Nabih M. Ramadan, Peer Tfelt-Hansen, K. Michael A. Welch, The Headaches, Lippincott Williams & Wilkins,‎ 2005 (ISBN 0781754003)
  6. (en) Morris Levin, Steven M. Baskin, Marcelo E. Bigal, Comprehensive Review of Headache Medicine, Oxford University Press US,‎ 2008 (ISBN 0195366735)
  7. http://www.chirosthyacinthe.com/ceacutephaleacutees-guidelines.html
  8. http://www.medecine.ups-tlse.fr/dcem4/module11/sem03/cours%20cephalees%20aigues%20et%20chroniques.pdf
  9. (en) Amal Mattu; Deepi Goyal; Barrett, Jeffrey W.; Joshua Broder; DeAngelis, Michael; Peter Deblieux; Gus M. Garmel; Richard Harrigan; David Karras; Anita L'Italien; David Manthey, Emergency medicine: avoiding the pitfalls and improving the outcomes, Malden, Mass, Blackwell Pub./BMJ Books,‎ 2007, 39 p. (ISBN 1-4051-4166-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]