Kitsuné

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Kitsuné
Création 2002
Fondateurs Gildas Loaëc, Masaya Kuroki
Site web www.kitsune.fr

Chiffre d'affaires 100 millions d'euros (2020, trois activités confondues)

Kitsuné est une marque, nom d'un label discographique français, Kitsuné Musique, d'une marque de vêtements[1], Maison Kitsuné, ainsi que d'une enseigne de cafés établis à Paris ou à New York, Café Kitsuné.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gildas Loaëc tient, dans les années 1990, une boutique de disques à Paris ; il fait alors la connaissance de Masaya Kuroki. Quelque temps après, alors que Gildas Loaëc doit avec les Daft Punk au Japon, il propose à Masaya Kuroki de l’accompagner pour l'aider sur place. C'est vers cette époque que le projet Kitsuné apparait : « une marque fun et créative destinée aux Japonais qui adorent Paris »[2].

La société est créée à Paris en 2002[3] par Gildas Loaëc[4] et Masaya Kuroki[5]. Kitsuné signifie « Renard » en japonais[6]. Bien que la mode soit déjà dans leurs têtes, les débuts de Kitsuné se font par le label musical, la collaboration avec Daft Punk ayant renforcé le carnet d'adresses du duo[2].

Vêtements puis cafés[modifier | modifier le code]

Avec une première collection de prêt-à-porter en 2005 (en même temps que la première compilation du label)[2], la Maison Kitsuné produit depuis ses débuts une ligne de vêtements d'abord pour hommes puis pour femme[7]. Des soirées permettent alors à la fois de présenter les nouveautés musicales et les habits ; ce mélange des genres n'est pas toujours simple à expliquer au début[2]. Les créateurs ont toujours vu la musique comme une porte d'entrée pour diffuser leur mode[8].

Huit ans après la première collection de vêtements, Kitsuné ouvre son premier café à Tokyo dans le quartier Aoyama ; celui perpétue le mélange souhaité par les fondateurs, diffusant la musique du label et vendant des vêtements dans une boutique[8]. Moins d'une décennie après, la marque compte une quinzaine d'établissements, dont certains assurent la torréfaction pour créer un assemblage et goût propre à la marque[8],[9].

En 2017, elle possède plus de 300 points de vente, plusieurs boutiques dans les grandes villes du monde dont une dizaine de boutiques en propre (une trentaine 4 ans après), dites « Maison Kitsuné », quatre étant situées à Paris[10], deux à New York[11], une à Hong Kong, et quatre au Japon[12].

En 2016, le groupe japonais Stripe International entre au capital de la marque[12].

Pour l'exercice 2014-2015, la marque annonce un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros. Environ 80 % de ses ventes sont réalisées à l’international[12]. Six ans plus tard, le CA est de 100 millions d'euros dont le label représente 5 %, les cafés 10 % et les vêtements la part restante, soit une très grosse majorité ; plus des trois-quarts du chiffre d'affaires sont réalisés à l'étranger[13].

Label discographique[modifier | modifier le code]

L'entreprise Kitsuné Musique produit notamment des compilations thématiques centrées sur la musique électronique et le rock. Le label est connu pour avoir fait connaitre plusieurs centaines d'artistes tels que Two Door Cinema Club, Klaxons, Citizens! ou encore Parcels[8].

Quelques artistes publiés par Kitsuné[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clémentine Goldszal « Le succès multicarte de Kitsuné » sur Le Point, 8 août 2010
  2. a b c et d Challenges 2021, p. 93.
  3. Pascal Bertin Gildas & Masaya racontent le label Kitsuné en interview et en mix sur les Inrockuptibles le 05 décembre 2006
  4. Vidéo : « La KITSUNÉ TOUCH : Rencontre avec Gildas Loaec » sur Elle.fr
  5. Katell Pouliquen « Kitsuné, les esthètes de l'épure » sur L'Express Styles, 16 juin 2011
  6. Petit bateau par Kitsuné sur Elle
  7. Hélène Guillaume, « Kitsuné, artisan-commerçant-cafetier », sur madame.lefigaro.fr, (consulté le )
  8. a b c et d Challenges 2021, p. 94.
  9. Alice Bosio, « Café Kitsuné ouvre son premier atelier de torréfaction à Paris », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  10. Marion Galy-Ramounot Interview en vidéo : « Kitsuné en vrai » sur madame Figaro, 26 avril 2010
  11. La Maison Kitsuné croque la pomme ! sur Le Point, 19 mars 2012
  12. a b et c Maison Kitsuné s'offre un nouveau shop-in-shop à Kyoto, Fashion Network, 17 octobre 2017
  13. Challenges 2021, p. 93 et 94.
  14. Julien Bordier, « Gildas Loaec: "Nous voulons que Two Door Cinema Club dure longtemps" », Culture, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le )

Source[modifier | modifier le code]

  • « Maison Kitsuné : la griffe du renard », Challenges, no 694,‎ , p. 92 à 94 (ISSN 0751-4417). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Kitsuné.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]