Querelle des femmes

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La querelle des femmes est le terme général utilisé pour désigner une polémique récurrente qui débute au XVe siècle et se poursuit jusqu'au XXe siècle au sujet du statut des femmes dans la société et revendique surtout l'égalité entre les hommes et les femmes. Cette querelle débute en France puis s'étend à toute l'Europe. La querelle est traitée essentiellement dans les milieux intellectuels.

Une querelle qui traverse les siècles[modifier | modifier le code]

Portrait d'André Tiraqueau, gravé par Jost Amman.

Des études récentes menées par la Siefar ont montré que, dès le XVe siècle, des acteurs de la haute société s'engagent à défendre l'égalité entre les hommes et les femmes, comme on le voit par exemple avec Christine de Pizan dans La Cité des dames, en 1405.

Cette polémique est réactivée par le juriste André Tiraqueau au XVIe siècle dans le cadre d'un débat sur le contrat de mariage, ouvert dans son traité De legibus connubialibus; elle s'étendit bientôt au statut des femmes dans la société et à leur éducation[1]. Si André Tiraqueau soutient qu'il est nécessaire qu'il existe dans le mariage une affection réciproque, il affirme cependant sans ambigüité la supériorité de l'homme sur la femme, attribuant de ce fait au mari le rôle de protecteur de son épouse[1].

La querelle des femmes dépasse ensuite le seul cadre de la France, et elle est débattue dans plusieurs autres pays d'Europe, notamment en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Angleterre. Cette querelle mobilise des acteurs de toutes formations, comme des médecins, des philosophes ou encore des dramaturges, notamment Molière et son École des femmes.

La question de la condition féminine et des droits des femmes prend une ampleur nouvelle dès la fin du XVIIIe siècle, en France et en Angleterre notamment, avec l'émergence d'écrivaines féministes telles qu'Olympe de Gouges ou Mary Wollstonecraft. À l'époque victorienne, la querelle des femmes est revivifiée dans le contexte des débats entourant le « Reform Act » de 1832 et celui de 1867. Pour permettre l'égalité entre les hommes et les femmes, ces dernières se sont révoltées avec le mouvement des suffragettes en demandant l'obtention du droit de vote au XXe siècle par exemple, ou encore avec le discours, Féministe, prononcé à l'Académie Française en 1910 par Emile Faguet. En anglais, on parle, de façon plus consensuelle, de « question de la femme » (The Woman Question)[réf. souhaitée]. Dans les pays anglophones, la révolution industrielle a vu grossir les effectifs de femmes actives issues des classes populaires, ce qui a eu pour conséquence de remettre en question la place traditionnelle des femmes dans la société[réf. souhaitée].

Conclusion[modifier | modifier le code]

La querelle des femmes a contribué à l'évolution du statut des femmes dans la société et à renforcer l'égalité entre les hommes et les femmes. On peut se demander si, au vu des débats actuels, la querelle est toujours présente.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Claude, La querelle des femmes: la place des femmes des Francs à la Renaissance, Le Temps des cerises, 2000[2].
  • Paola Malpezzi Price, Christine Ristaino, Lucrezia Marinella and the "querelle Des Femmes" in Seventeenth-century Italy, Associated University Presse, 2008[3].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]