Silvia Federici

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Silvia Federici
La escritora y activista feminista Silvia Federici (cropped).jpg
S. Federici interviewée en 2014.
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Silvia Federici, née en 1942 à Parme en Italie, est une universitaire, enseignante et militante, qui s’inscrit dans la tradition du féminisme autonome[1]. Elle est professeur émérite de l’Université Hofstra, à Long Island dans l’État de New York, où elle enseigne les sciences sociales[2]. Elle a enseigné précédemment au Nigéria pendant plusieurs années. Elle est aussi cofondatrice du Committee for Academic Freedom in Africa (CAFA), et elle est membre du collectif Midnight Notes[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Federici a grandi en Italie. Elle est arrivée aux États-Unis en 1967 pour son PhD à l’Université de Buffalo[4]. Elle a enseigné à l’Université de Port Harcourt au Nigéria, elle a été professeure associée, puis professeure de philosophie politique et d’études internationales au New College de l’Université Hofstra.

Elle a co-fondé le International Feminist Collective, a participé à l’organisation de la Wages for Housework campaign (Campagne pour un salaire au travail ménager) et a contribué au collectif Midnight Notes. Elle a participé à créer le Committee for Academic Freedom in Africa (CAFA), et en 1995, le projet d’opposition à la peine de mort, connu comme Radical Philosophy Association (Association de philosophie radicale).

Publications[modifier | modifier le code]

L’œuvre la plus connue de Federici, Caliban et la sorcière : Femmes, corps et accumulation primitive, prolonge le travail de Leopoldina Fortunati. Dans cet ouvrage, elle remet en cause l’affirmation de Marx, selon laquelle l’accumulation primitive serait le précurseur nécessaire du capitalisme. Elle fait au contraire valoir que l’accumulation primitive est une caractéristique fondamentale du capitalisme lui-même : le capitalisme, afin de se perpétuer, nécessite un apport permanent de capital exproprié.

Silvia Federici rattache cette expropriation au travail non payé des femmes, dans le cadre de la reproduction et plus largement. Elle montre que son apparition est un préalable historique à l’essor d’une économie capitaliste reposant sur le travail salarié. Dans ce cadre, elle souligne la lutte historique sur les communaux et pour le communalisme. Au lieu de comprendre le capitalisme comme une victoire sur un féodalisme vaincu, Federici analyse son ascension comme une contre-révolution face à la vague croissante de communalisme, s’employant à maintenir la structure sociale.

Au centre de l’asservissement méthodique des femmes et de l’appropriation de leur travail se trouve, selon elle, l’institutionnalisation du viol et de la prostitution, ainsi que les procès des hérétiques et les chasses aux sorcières, les bûchers, et la torture. Ces processus sont mis en parallèle avec l’esclavage et le massacre des populations indigènes du continent américain.

Le travail de Federici offre une perspective politique sur l’action du FMI, de la Banque mondiale et des autres institutions contribuant à nouveau cycle d’accumulation primitive, contemporain, au cours duquel tous les biens détenus en commun, de l’eau au code génétique en passant par les semences, se trouvent privatisés, pris dans une nouvelle série d’enclosures. Ses travaux portent aussi sur la division internationale sexuelle du travail[5],[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français[modifier | modifier le code]

Articles en français[modifier | modifier le code]

Ouvrages en anglais[modifier | modifier le code]

  • (éd.) Enduring Western Civilization. The Construction of the Concept of Western Civilization and Its "Others". Westport, CT, et Londres, Praeger, 1995.
  • (éd.) A Thousand Flowers. Structural Adjustment and the Struggle for Education in Africa, Africa World Press, 2000.
  • (éds.) African Visions. Literary Images, Political Change, and Social Struggle in Contemporary Africa, Westport, CT, et Londres, Praeger, 2000.
  • Revolution at Point Zero. Housework, Reproduction, and Feminist Struggle, Brooklyn/Oakland, Common Notions/PM Press, 2012.

Ouvrages en italien[modifier | modifier le code]

  • "Il Femminismo e il Movimento contro la guerra USA" in : DeriveApprodi #24, 2004.

Articles en ligne[modifier | modifier le code]

Conférences (fichiers audio)[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]