Maine-de-Boixe

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Maine-de-Boixe
La mairie.
La mairie.
Blason de Maine-de-Boixe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Boixe-et-Manslois
Intercommunalité Communauté de communes de la Boixe
Maire
Mandat
Patrick Berthault
2014-2020
Code postal 16230
Code commune 16200
Démographie
Gentilé Manilibuxiens
Population
municipale
472 hab. (2015 en augmentation de 1,07 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 03″ nord, 0° 10′ 37″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 121 m
Superficie 9,35 km2
Localisation

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Maine-de-Boixe est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Manilibuxiens et les Manilibuxiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Maine-de-Boixe est une commune située à 3 km au sud de Mansle et 22 km au nord d'Angoulême. Située à la lisière orientale de la forêt de la Boixe, elle est aussi à 6 km au nord de Tourriers et 7 km au nord-est de Saint-Amant-de-Boixe, chef-lieu de son canton[2].

La route nationale 10 entre Angoulême et Poitiers passe à 0,8 km à l'est du bourg. La D 40 et la D 116 desservant le bourg y accèdent. La commune est limitée à l'ouest par la D 18, route de Mansle à Montignac[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte deux hameaux : le Temple, juste au sud du bourg, et le Moulin à Vent à la limite avec la commune de Mansle sur l'ancienne route nationale[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Maine-de-Boixe
Mansle Puyréaux
Cellettes Maine-de-Boixe Nanclars
Saint-Amant-de-Boixe Aussac-Vadalle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune, de nature karstique, est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Kimméridgien, et Oxfordien au nord). On trouve aussi une petite zone de colluvions (grèze) en limite sud-est de la commune (le Courreau)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau, celui de Boixe, d'une altitude moyenne de 100 m. Le point culminant du territoire communal est à une altitude de 121 m, situé en limite sud au château de la Boixe. Le point le plus bas est à 78 m, situé en limite nord-ouest sur la D 18. Le bourg est à 95 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

De par la nature karstique du sol, aucun cours d'eau ne traverse la commune.

La combe passant au bourg donne naissance à un ruisseau intermittent, le ruisseau du Valandeau, qui descend vers Cellettes et se jette dans la Charente près d'Échoisy[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont villa sancti Thome de Buxia en 1197, Maini episcopi villa en 1142, Manille de Buxia en 1309[7], Mayno, Magnili[8]

Maine vient du bas latin manere ou mainare qui voulait dire au Moyen Âge « installer des tenanciers ». Le Maine-de-Boixe a été fondé en 1173 par des défrichements sur la forêt de Boixe. On retrouve aussi à cette période les mots mansus, mansio, mainamentum, mainilium, masnillum, manilli évoquant l'habitat et les dépendances[9],[10].

Le nom de "le Maine" est très répandu en Charente. L'origine du mot Boixe est le latin buxus, buis[11],[Note 1].

À la fin du XIIe siècle, l'évêque d'Angoulême construisit dans la forêt de Boixe un village et une église dédiée à saint Thomas. Ce fut l'origine de Saint-Thomas-de-Boixe, appelé au Moyen Âge le Maine-de-l'Evêque, et commune créée en 1793 Le Maine de Boixe[12],[13]. Le Maine-de-Boixe perdit son article au cours du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne voie romaine de Périgueux à Poitiers par le Puy de Nanteuil, Montignac et Rom, nommée chaussada en 1226, fait la limite ouest de la commune. C'est la route actuelle de Mansle à Montignac[14].

Maine-de-Boixe est un village lié au défrichement de la forêt de la Boixe et a été fondé en 1173 par l'évêque d'Angoulême, fief qui lui avait été donné par le comte d'Angoulême[15].

Avant cette date, la forêt de Boixe appartenait aux comtes d'Angoulême. Ceux-ci se disputaient souvent avec leurs voisins évêques, et s'allièrent à des bandits qui s'attaquaient aux biens du clergé. Vulgrin, fils aîné de Guillaume, s'était mis à la tête de ces brigands et rançonnaient les habitants des châtellenies épiscopales tout en ravageant les domaines de l'évêché. Revenu à de meilleurs sentiments, il offit à l'évêque Lambert, en réparation, une partie de ses terres incultes de la forêt de Boixe. Le traité fut signé en 1173 dans une carrière près du château de la Rochandry où résidait l'évêque.

Les années suivantes, un village fut construit, une église dédiée à saint Thomas fut implantée, la terre fut défrichée et mise en valeur.

Grâce à la protection des évêques, le Maine-de-Boixe prit une assez grande importance et devint même le siège d'une juridiction distincte. Les évêques s'y étaient construit un logis, où ils séjournaient parfois[13].

En 1686 la paroisse, dont le duc de La Rochefoucauld est le seigneur, ne comporte que 34 feux, et ne verse que 180 à 240 livres suivant les années. La paroisse est dans les bois et les cultures sont « sujets à estre mangés par les bestes foves »[16].

Au XIIe siècle, les Templiers ont aussi construit une commanderie dans le village du Courreau. Boixe est mentionnée en 1373 comme étant membre de la commanderie de Beauvais près de Matha. Durant les XIVe et XVe siècles, elle est considérée comme un établissement peu important. À la Révolution, les bâtiments sont vendus à des particuliers[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au chevron d'or chargé à dextre d'une fourche et d'un serpent d'azur posés en barre, et à senestre d'une rame du même posée en bande ; le chevron accompagné en chef dextre d'une mitre, en chef senestre d'une crosse, et en pointe d'une fleur de lys soutenue d'un poisson, le tout d'or ; au chef losangé d'or et de gueules ; surchargé en abîme d'un écusson d'argent à la croix de Malte de gueules[18].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 en cours Patrick Berthault PCF Agent SNCF, conseiller général (2004-2015),
conseiller départemental depuis 2015

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2015, la commune comptait 472 habitants[Note 2], en augmentation de 1,07 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
374 433 449 481 471 490 457 477 446
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
424 390 384 365 354 349 316 258 234
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
243 225 206 211 195 209 204 197 168
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
167 206 296 375 384 434 441 472 472
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, Maine-de-Boixe comptait 455 habitants (soit une augmentation de 18,8 % par rapport à 1999). La commune occupait le 17 455e rang au niveau national, alors qu'elle était au 18 268e en 1999, et le 173e au niveau départemental sur 404 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1841 avec 490 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Maine-de-Boixe en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,3 
75 à 89 ans
6,5 
15,1 
60 à 74 ans
9,7 
24,9 
45 à 59 ans
27,8 
22,2 
30 à 44 ans
21,8 
16,9 
15 à 29 ans
16,2 
15,6 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Cellettes et Maine-de-Boixe. Maine-de-Boixe et Cellettes accueillent chacune une école élémentaire. Celle de Maine-de-Boixe possède une seule classe. Le secteur du collège est Mansle[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale, restaurée récemment.
  • Les vestiges de la chapelle du XIIe siècle de la commanderie de Templiers, dite du Temple de Boixe, près du lieu-dit le Courreau. Au lieu-dit même se trouve l'ancienne maison du commandeur, datant de la fin du XVe siècle. Les bâtiments sont à l'abandon. La voûte de la chapelle, couverte de lauzes encore visibles sur les côtés, s'est effondrée et la chapelle est envahie par la végétation[17],[25].
Article détaillé : Commanderie de Boixe.
Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur la commanderie de Boixe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le mot "buis" a aussi donné la Bussate, quartier d'Angoulême, ou Bussac dans la commune de Magnac-sur-Touvre.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 25 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 22,23,24,66
  8. Louis Adolphe Terracher, Étude de géographie linguistique: Les aires morphologiques dans les parlers populaires du nord-ouest de l'Angoumois (1800-1900), H. Champion, , 700 p. (lire en ligne), p. 19
  9. André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente Xe-XIIe s., Picard, , 585 p. (ISBN 2-7084-0112-2, présentation en ligne), p. 304
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 424.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 226
  14. A-F.Lièvre in Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 191
  15. André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente Xe-XIIe s., Picard, , 585 p. (ISBN 2-7084-0112-2, présentation en ligne), p. 325, 342
  16. Histoire passion
  17. a et b World of Ruins, « Ruines de la Chapelle de la Commanderie de Boixe », (consulté le 26 mai 2013)
  18. Armoiries de Maine-de-Boixe
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. « Evolution et structure de la population à Maine-de-Boixe en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 7 juillet 2012)
  25. Jack Bocar (site templiers.net), « Les Commanderies de la Charente », (consulté le 30 mai 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]