Ébréon

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Ébréon
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Jean-Guy Guyon
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16122
Démographie
Gentilé Ébréonais
Population
municipale
159 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 18″ nord, 0° 01′ 55″ est
Altitude Min. 69 m – Max. 118 m
Superficie 10,05 km2
Localisation

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Ébréon

Ébréon est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Ébréonais et les Ébréonaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ébréon est une commune du Nord-Charente située à 5 km au nord d'Aigre, le chef-lieu de son canton.

Le bourg est aussi à 9 km au sud de Villefagnan, 13 km de Mansle, 16 km de Ruffec et 34 km d'Angoulême[2].

La commune est traversée par la D 19, route d'Aigre à Villefagnan, et le bourg est situé à 0,6 km à l'ouest de cette route. Il est desservi par la D 31 qui va à Tusson à l'est et Saint-Fraigne à l'ouest, et qui rejoint la D 737, route d'Angoulême à Aigre et Chef-Boutonne[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 8 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Ébréon compte deux hameaux, qui sont la Potonnière juste à côté du bourg à l'est et au carrefour de la route de Villefagnan, et Baunac (ou Beaunac sur les cartes anciennes) au nord[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ébréon
Souvigné
Saint-Fraigne Ébréon Tusson
Villejésus

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Le Kimméridgien et Oxfordien terminal au nord-est occupent plus particulièrement la surface communale (Jurassique supérieur). Des alluvions récentes du Quaternaire occupent les vallées ainsi que des colluvions sous forme de grèzes au sud du bourg[4],[5],[6].

Le sol est karstique, et une carrière de pierre est située au sud de la commune dans la forêt de Tusson.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plaine ondulée bordée par une vallée à l'ouest, d'une altitude moyenne de 90 m. Le point culminant est à une altitude de 118 m, situé sur la limite au sud-est dans la forêt de Tusson. Le point le plus bas est à 69 m, situé sur la limite sud-ouest le long du ruisseau de Siarne. Le bourg est à 90 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Siarne limite la commune à l'ouest. C'est un affluent de l'Aume et un sous-affluent de la Charente. Ruisseau intermittent en amont depuis la commune de Brettes, il est alimenté par des sources au niveau du hameau de Siarne, comme la fontaine de Charroux, mais aussi par un court affluent naissant à la Font des Marais et passant au pied du bourg, où on trouve aussi la fontaine du Clard[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Ebredonus villaris au IXe siècle[7], Ebreone en 1302[8].

L'origine du nom d'Ébréon remonterait à un nom de personne gaulois Eburo-[9] avec le suffixe gaulois -dunum, forteresse, ce qui correspondrait à *Eburodunum, « forteresse d'Eburus »[10],[11],[Note 1].

La commune a été créée Ebreons en 1793, et elle est devenue Ébréon en 1801[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une chapelle construite vers le XIIIe siècle a existé à Baunac. Elle a été détruite avant 1741[13]. Il y existait aussi un cimetière du haut Moyen Âge et une vingtaine de sarcophages y ont été découverts en 1884[14].

Hasard des archives, un parchemin du concernant Ébréon a été localisé dans les archives municipales de Valenciennes (département du Nord). Il concerne un dénombrement de fief effectué par François Richart, écuyer, seigneur de Champérambault[Note 2], par-devant Geoffroy de Beauchamp, écuyer, seigneur de Souvigné.

Le 12 novembre 1907 ont été déterrées deux cloches dans un jardin. Leur forme allongée et le style des inscriptions les font dater des XIIIe ou XIVe siècle, et elles ont été probablement protégées des razias organisées en 1569 par Jeanne d'Albret et les princes protestants.

L'ancien logis des Marais devait dater du règne de Louis XVI. Dans le dernier quart du XVIe siècle, le seigneur des Marais était Jouin de Massougnes, écuyer et seigneur de Souvigné.

Le logis de Beauregard était au début du XVIe siècle la propriété de Bertrand de Massougnes, et passa par mariage à la maison de Corgnol.

Au XIXe siècle, la principale industrie de la commune était l'élevage des chevaux. La plupart des habitants achetaient de jeunes poulains et les revendaient, après les avoir dressés[15].

Administration[modifier | modifier le code]

Créée Ebreons en 1793 elle est devenue Ébréon en 1801[12].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Bruno Latouche SE Agriculteur
2014 en cours Jean-Guy Guyon    
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 11,22 % sur le bâti, 45,21 % sur le non bâti, 5,30 % pour la taxe d'habitation et 12,97 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 159 habitants, en augmentation de 2,58 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
453 540 474 500 544 526 556 554 554
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
514 483 482 447 450 428 381 340 334
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
319 324 333 338 327 324 258 251 240
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
215 185 188 174 176 155 160 159 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ébréon en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,3 
19,0 
75 à 89 ans
17,1 
16,5 
60 à 74 ans
15,8 
22,8 
45 à 59 ans
23,7 
17,7 
30 à 44 ans
18,4 
5,1 
15 à 29 ans
9,2 
19,0 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Ébréon est une petite commune agricole. L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie négligeable de l'activité agricole. La commune est cependant classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[21].

Les calcaires et diorites du moulin du Roc sont la seule entreprise.

Il y a un menuisier.

Le tourisme a amené la création d'un gîte rural.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles et collège sont à Aigre. Il existe un circuit de bus pour les écoles maternelle, primaire et l'école privée avec trois arrêts à la Potonnière, Ébréon et Beaunac et un circuit pour le collège avec les trois mêmes arrêts une heure plus tôt.

Autres services[modifier | modifier le code]

Ils sont tous à Aigre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens, ancien prieuré, a été reconstruite au XVIIe siècle à la place d'un édifice qui aurait daté du XIIe siècle. Elle est à un vaisseau à plan en croix latine. La flèche est polygonale. L'église a été agrandie en 1870[22].

Le logis de Beauregard, construit au XVIe siècle a été remanié au XVIIIe siècle. Excepté le pigeonnier, les parties agricoles ont été détruites au XIXe siècle[23].

Le logis de Champlambeau, a été construit au XVIIe siècle. Il comporte une grange, une cour et un jardin[24].

Le logis de la Font des Marais, a été construit au XVIIe siècle avec un étage carré comporte une cheminée remarquable. Le jardin et les bâtiments agricoles sont complétés par un pigeonnier[25].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir aussi Bellon.
  2. Probablement le lieu-dit actuel de Champlambeau.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 26 août 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Jules de La Martinière, Charte de 868, Archives départementales,
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 133,135
  9. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 257.
  12. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. « Ancienne chapelle de Beaunac », notice no IA00040786, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Cimetière de Beaunac », notice no IA00040953, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 153-154
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « Evolution et structure de la population à Ébréon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  22. « L'église Saint-Pierre », notice no IA00040789, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Logis de Beauregard », notice no IA00040787, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Logis de Champlambeau », notice no IA00040788, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Logis de la Font des Marais », notice no IA00040790, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]