Verdille

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Verdille
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Jacques Tournat
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16397
Démographie
Gentilé Verdillois
Population
municipale
321 hab. (2015 en diminution de 8,29 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 57″ nord, 0° 06′ 15″ ouest
Altitude Min. 76 m
Max. 139 m
Superficie 14,48 km2
Localisation

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Verdille est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Verdillois et les Verdilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Verdille est une commune du nord-ouest du département de la Charente limitrophe avec la Charente-Maritime, situé à 9 km à l'ouest d'Aigre, dont elle forme l'extrémité sud-ouest du canton, et 33 km au nord-ouest d'Angoulême.

Le bourg de Verdille est aussi à 12 km au nord de Rouillac, 16 km à l'est de Matha, 22 km à l'ouest de Mansle, 27 km au nord-est de Cognac, 29 km au sud-ouest de Ruffec, 33 km à l'est de Saint-Jean-d'Angély[2].

La principale voie de communication est la route D 739 de Mansle et Aigre à Matha et Saint-Jean-d'Angély, qui traverse toute la commune d'est en ouest, et dessert le bourg de Verdille[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Parmi les principaux hameaux de la commune, on trouve: le Breuil, dans l'est de la commune; Guignefolle, près de la D.79; Chez Veillon, au sud du bourg; Chante-Grelet, sur la route de Ranville; Chez Gailler, sur la route de Barbezières; les Caillauds, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Verdille
Ranville-Breuillaud Barbezières Oradour
Bresdon
(Charente-Maritime)
Verdille Mons
Auge-Saint-Médard

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune appartient au calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Verdille occupe un plateau datant du Jurassique supérieur, plus précisément du Kimméridgien[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une plaine légèrement relevée au sud, d'une altitude moyenne de 100 m. Le point culminant est à une altitude de 139 m, situé au sud du bourg à la Garde (borne IGN et réservoir) et figurant parmi les collines les plus élevées du canton. Le point le plus bas est à 76 m, situé sur la limite nord-est. Le bourg est à 105 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bassin versant est celui de la Charente et plus précisément celui de l'Aume qui passe à Aigre, mais aucun cours d'eau ne traverse la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Verzillis en 1274, Verzilla en 1277[7], Verzilhes vers 1300[8].

Plusieurs étymologies sont possibles. Selon Dauzat le nom de Verdille provient du nom commun latin virga signifiant « baguette, branchage » avec suffixe diminutif -illa[9]. D'autres y voient un nom d'homme gaulois Virdillus, ou bien Viridilia, dérivé de viridis et signifiant « verte »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 11 janvier 1430 : Foulques du Plessis, seigneur de Verdille fait reconnaissance à Éléonor de Périgord, dame de Matha, pour les biens qu’il détient en divers lieux de la seigneurie de Matha[11].

La seigneurie de Verdille est comprise dans la principauté de Marcillac, et dépend de la province du Poitou. C'est une possession de une ancienne famille de l'Angoumois, les Livenne, qui, dans les premières années du XVe siècle, est représentée par Perrot de Livenne, écuyer, seigneur de Neuillac, Vouzan et Verdille.

Le petit-fils de Perrot, Guyot de Livenne, qui vit vers la fin du XVe siècle, a au moins deux fils, dont l'aîné, Étienne, est seigneur de Vouzan, et dont le cadet, Louis fonde la branche de Verdille, qui se perpétue jusqu'au XVIIIe siècle.

La famille de Livenne possède également, dans la paroisse de Verdille, le fief du Breuil-aux-Loups. Il existe au Breuil un logis fortifié qui a été détruit au XIXe siècle ; à l'Estrade un autre logis fortifié est signalé au XVe siècle.

L'église de Verdille est donnée à l'abbaye Saint-Cybard d'Angoulême par Ramnulfus Focaudi, évêque de Saintes au début du XIIe siècle. En 1139, elle est détenue par un prêtre nommé Béraud, qui prétend l'avoir reçue de l'évêque Rainaldus Chainel, et refuse de reconnaître les droits de l'abbaye ; il finit cependant par se soumettre.

Le prieuré datant du XIIe siècle a été détruit puis supprimé à la fin du XIVe siècle. Ses revenus passent à l'abbaye de Saint-Cybard, qui vend une partie des domaines vers l'an 1500.

L'église est reconstruite au XIIIe ou XIVe siècle. Les guerres sont alors continuelles, et souvent les populations cherchent refuge dans les églises ; afin de les abriter, on construit un étage au-dessus des voûtes ; ce refuge, établi au-dessus de la nef, existe encore dans l'église de Verdille[12],[13].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 1995 en cours Jacques Tournat SE Viticulteur distillateur

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 17,65 % sur le bâti, 39,45 % sur le non bâti, 10,20 % pour la taxe d'habitation et 7,98 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2015, la commune comptait 321 habitants[Note 1], en diminution de 8,29 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
823 826 930 943 934 956 932 909 925
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
954 952 828 810 754 689 664 632 639
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
665 676 649 606 611 587 555 591 550
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
504 518 466 371 358 347 348 348 331
2015 - - - - - - - -
321 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Verdille en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
2,3 
90  ans ou +
0,6 
13,0 
75 à 89 ans
17,5 
16,4 
60 à 74 ans
17,0 
26,6 
45 à 59 ans
25,7 
14,1 
30 à 44 ans
14,6 
11,3 
15 à 29 ans
12,3 
16,4 
0 à 14 ans
12,3 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie de l'activité agricole, plus particulièrement au sud du bourg. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[20].

Industrie[modifier | modifier le code]

Usine S.A.S Durepaire (transformations de végétaux).

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La poste

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Verdille et Ranville-Breuillaud. Ranville-Breuillaud et Verdille ont chacune une partie de l'école élémentaire, avec une classe chacune. Le secteur du collège est Aigre[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Cybard, vicairie perpétuelle de l'ancien diocèse de Saintes, donnée à l'abbaye Saint-Cybard vers 1100, fut reconstruite dans la seconde moitié du XIIe siècle.

Les voûtes furent remontées à partir de 1440[22] par Pamangart pour le curé Osane, et tout l'édifice restauré de 1870 à 1880. Elle est à plan allongé, à un vaisseau et couvrement en voûte d'ogives. Elle présente des archères dans sa partie haute[13].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Logis de l'Estrade : dans le sud de la commune, au sommet d'une éminence, on peut voir un vieux et vaste logis, possédant encore une chapelle funéraire. C'est l'ancien château d'Estrades, siège d'une importante seigneurie s'étendant sur neuf paroisses; elle relevait de la principauté de Marcillac.

Après avoir appartenu à la famille de Barbezières, elle passe entre les mains de la famille de Montalembert. En 1692, son mariage de Louise de Montalembert apporte cette terre à Armand de La Porte-aux-Loups, écuyer, seigneur de Lignères. En 1786, ses deux arrière-petits-fils vendent Estrades[12],[23].

D'un château du XVIIe siècle il ne reste que le pigeonnier.

Deux maisons seraient des XVe et XVIe siècles et cinq fermes du XVIIIe siècle[24].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adrien Silva, footballeur international portugais qui a vécu ses premières années à Verdille[25]
  • René Durepaire, industriel, conseiller général du canton d'Aigre de 1973 à 1998.
  • René Trainaud, dit Coco : coureur cycliste et créateur du Vélo Club Verdillois, il a donné son nom à une randonnée bisannuelle la Coco Trainaud dont la dernière épreuve se déroula le au départ d'Aigre[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 2 août 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre, (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 325
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 79
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 706.
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Texte de cette reconnaissance relevé aux Archives départementales de la Charente-Maritime
  12. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 397
  13. a et b « Prieuré Saint-Cybard », notice no IA00040892, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Evolution et structure de la population à Verdille en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  20. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 23 juillet 2012)
  22. Jean Nanglard, « Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I », dans Bulletin et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, t. II-IV, Angoulême, imprimerie Chasseignac, 1892-1894, 683 p. (lire en ligne)
    Publié sur trois années ; en 1892: p. 1-324, disponible sur Gallica ; en 1893: p. 1-291, disponible sur Gallica ; en 1894: p. 1-66, disponible sur Gallica.
  23. « Logis de l'Estrade », notice no IA00040896, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Verdille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Adrien Silva - Match Gala Verdille le 20/06/2015
  26. Calendrier Ufolep 16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]