Tourriers

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Tourriers
Tourriers
La mairie de Tourriers.
Blason de Tourriers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Boixe-et-Manslois
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Maire
Mandat
Laurent Danède
2014-2020
Code postal 16560
Code commune 16383
Démographie
Gentilé Tourrierois
Population
municipale
758 hab. (2016 en augmentation de 0,66 % par rapport à 2011)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 54″ nord, 0° 11′ 33″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 141 m
Superficie 6,77 km2
Localisation

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Liens
Site web www.tourriers.fr

Tourriers est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Tourrierois et les Tourrieroises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Tourriers est une commune située à 17 km au nord d'Angoulême et 5 km à l'est de Saint-Amant-de-Boixe, au sud de la forêt de la Boixe, sur la RN 10 entre Angoulême et Mansle.

Le bourg de Tourriers est aussi à 7 km au nord-est de Vars, 9 km au sud de Mansle, 16 km au nord-ouest de La Rochefoucauld et 26 km au sud de Ruffec[2].

La route nationale 10 entre Angoulême et Poitiers traverse la commune du sud au nord, et contourne le bourg à l'ouest par une déviation aménagée en voie express depuis 1987. L'ancienne nationale a été renumérotée en D 915.

La commune est aussi traversée par la D 32 et la D 88 qui passent au bourg et la D 113 au sud de la commune (demi-échangeur sud avec la N 10)[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est composée de plusieurs hameaux :

  • Bouffanais à l'est du bourg
  • Fenêtre au sud du bourg
  • La Faye situé au sud-ouest de la commune. La route traversant ce hameau constitue la limite entre Tourriers et Saint-Amant-de-Boixe. La partie orientale de la Faye se trouve donc sur Tourriers ; la partie ouest, elle, est sur la commune de Saint-Amant-de-Boixe[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tourriers
Villejoubert Aussac-Vadalle
Saint-Amant-de-Boixe Tourriers Jauldes
Vars Anais

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Kimméridgien, et Oxfordien au nord). Il est de nature karstique[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau, celui de Braconne-Boixe, d'une altitude moyenne de 120 m. Le point culminant du territoire communal est à une altitude de 141 m, situé au sud en limite avec Vars. Le point le plus bas est à 89 m, situé en limite sud-est. Le bourg est à 110 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Tourriers constitue la haute vallée du bassin versant de l'Argence, affluent de la Charente.

De par la nature karstique du sol, on ne trouve aucun cours d'eau permanent sur la commune[3]. Il existe toutefois de nombreuses sources alimentant par intermittence l'Argence dont la source est officiellement située en aval, sur la commune limitrophe d'Anais.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Tauresio en 1110, Thaureis (non daté, XIIe siècle), Toureis en 1138[7], Tauresio, Toresio vers 1300[8], Taureis, Tourezio (non datées)[9].

L'origine du nom de Tourriers remonterait à un nom de personne gallo-romain Taurisius, ce qui correspondrait à Taurisium [fundum], « domaine de Taurisius »[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque romaine a laissé quelques traces dans la commune. Au nord du hameau de la Perroquerie, au lieu-dit la Grosse Borne, la voie d'Agrippa de Saintes à Limoges et Lyon traverse l'ancienne et la nouvelle route nationale 10. Selon AF. Lièvre, cette partie de la voie romaine entre Tourriers et Montignac portait encore jusqu'au XVIIe siècle le nom de Chaussade[12].

Au sud-ouest du bourg, des tegulae, des murs et une source aménagée en bassin supposent l'implantation d'une villa gallo-romaine[13].

Au Moyen Âge, Tourriers était une châtellenie qui relevait de l'évêque d'Angoulême. Au XIIIe siècle, elle appartenait à une famille qui avait la particularité de ne pas s'être choisi de nom patronymique. Néanmoins, les plus anciens descendants connus qui vivaient au XIe siècle étaient Guillaume Arnaud en 1075, et enfin Pierre et Audouin Baudrand en 1261, en passant par Umbert Guirille, Arnaud Tubadou, Arnaud Bouchard. Ce dernier a causé des dégâts à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe et les a réparés par des largesses.

Par mariages successifs, la seigneurie de Tourriers passa entre de nombreuses mains : Jean, vicomte de Brosse, Reynaud de Prétigné, André de Chauvigny. En 1329, ce dernier se qualifiait de seigneur de Châteauroux, vicomte de Brosse et seigneur de Tourriers. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, Guy de Chauvigné céda Tourriers au comte de Thouars, qui la céda à son tour, en 1399, à Guy VIII de La Rochefoucauld, pour 1 200 livres en or.

La famille de La Rochefoucauld conserva Tourriers jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Lorsque La Rochefoucauld fut érigé en duché-pairie en 1622, la baronnie de Tourriers fut comprise dans le duché et releva directement du roi.

Dès le Moyen Âge, le château avait cessé d'être entretenu et il n'en reste aujourd'hui que peu de vestiges.

Au XVe siècle, un petit prieuré fut créé à Tourriers, par l'abbaye de Saint-Cybard, en remplacement du prieuré de l'Age-Monjau qui existait dans la commune de Jauldes et qui avait été ruiné par les Anglais.

Les registres de l'état civil conservés dans la commune ne remontent qu'à 1733.

Au début du XXe siècle, d'importantes foires, surtout pour les chevaux, se tenaient encore au bourg le 23 de chaque mois[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la tour d'argent, maçonnée de sable et soutenue de l'inscription « TURIS » écrite à la verticale en majuscules du même; chaussé de sinople chargé à dextre de deux épis de blé tigés et feuillés d'or et à senestre d'un pampre de vigne du même ; au chef affaissé de sinople le trait mouvant des angles.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
8 février 1790 13 novembre 1791 Louis Huet Jeune   Notaire Royal
13 novembre 1791 2 décembre 1792 Jean Pelletan Jeune    
2 décembre 1792 14 juillet 1795 Jean-Etienne Guichard    
14 juillet 1795 31 janvier 1807 Louis Huet Jeune   Notaire impérial
31 janvier 1807 2 mars 1815 François Gauvain    
2 mars 1815 10 juillet 1843 Pierre-Amédée Huet   Notaire
10 juillet 1843 24 septembre 1848 Charles Huet   Notaire
24 septembre 1848 14 mars 1861 Louis Berthoumeau    
14 mars 1861 9 octobre 1870 Jean-Abel Imbaud    
9 octobre 1870 18 juin 1871 Jean Mesnard Aîné    
18 juin 1871 11 décembre 1871 Charles Huet   Notaire
11 décembre 1871 5 août 1877 Jean Brurat   Charron
5 août 1877 21 janvier 1878 Pierre Barraud    
21 janvier 1878 ... Jean Mesnard Aîné    
... ... Pierre-Arsène Mesnard   Docteur en médecine
... 17 mai 1896 Jean Mesnard Aîné    
17 mai 1896 17 mai 1908 Louis Nadaud    
17 mai 1908 19 mai 1912 Léon Lavauzelle   Marchand de bestiaux
19 mai 1912 16 mai 1925 Jules Raimbault   Notaire
16 mai 1925 12 novembre 1944 Antonin Gougeon    
3 décembre 1944 20 mai 1945 Jules Barrand    
20 mai 1945 22 mars 1959 Eugène Jourde    
22 mars 1959 mars 1977 Robert Godeberge UDR Inspecteur des impôts
Suppléant du député Michel Alloncle
mars 1977 mars 1983 Rémy Neveu    
mars 1983 mars 1995 Maurice Goumet    
mars 1995 mars 2008 Gérard Auclair   Enseignant
mars 2008 mars 2014 Christian Annessi SE Cadre retraité
mars 2014 En cours Laurent Danède SE Ingénieur territorial au Grand-Angoulême

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2016, la commune comptait 758 habitants[Note 1], en augmentation de 0,66 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856 1861
648658785819832865883784772
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
811797805770656567538519515
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
513416433427441398419409467
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016
543584579587697713728762758
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 26,9 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 23,1 %).

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Tourriers en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
5,3 
75 à 89 ans
11,4 
10,0 
60 à 74 ans
11,7 
19,4 
45 à 59 ans
17,4 
26,9 
30 à 44 ans
24,3 
16,6 
15 à 29 ans
15,5 
21,9 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est un RPI entre Anais, Aussac-Vadalle et Tourriers. Aussac-Vadalle et Tourriers accueillent des écoles élémentaires, Anais accueille l'école maternelle et l'école primaire. L'école communale, située route de Paris, comprend deux classes. Le secteur du collège est Saint-Amant-de-Boixe[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Tourriers.

L'église paroissiale Saint-Hilaire, assez petite, est enserrée dans le vieux bourg. Elle tombait en ruine dès le milieu du XVIIe siècle et a été réparée à de nombreuses reprises. Elle aurait été l'ancienne chapelle du château[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Julien Maitron, coureur cycliste d'avant 1914, mort en 1972 à Tourriers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 24 juillet 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 125, 138, 157
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 98,101,102,114
  9. Louis Adolphe Terracher, Étude de géographie linguistique: Les aires morphologiques dans les parlers populaires du nord-ouest de l'Angoumois (1800-1900), H. Champion, , 700 p. (lire en ligne), p. 18
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 682.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Auguste-François Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, in Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1878-1879 (lire en ligne), p. 264
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 192
  14. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 387
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Évolution et structure de la population à Tourriers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 21 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]