Barbezières

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Barbezières
Barbezières
Le château de Barbezières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Maire
Mandat
Didier Ravion
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16027
Démographie
Gentilé Berbicariens
Population
municipale
125 hab. (2017 en augmentation de 0,81 % par rapport à 2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 43″ nord, 0° 05′ 21″ ouest
Altitude Min. 79 m
Max. 141 m
Superficie 9,29 km2
Localisation
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Barbezières
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Barbezières

Barbezières est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Berbicariens et Berbicariennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Barbezières est une commune du nord-ouest de la Charente, limitrophe avec la Charente-Maritime et proche des Deux-Sèvres, située à 8 km à l'ouest d'Aigre, chef-lieu de son canton et à 35 km au nord-ouest d'Angoulême.

Elle est aussi à 15 km au nord de Rouillac, 17 km au sud-ouest de Villefagnan. En Charente-Maritime, Matha est à 18 km à l'ouest[2].

La commune est située au nord de la D 739, route d'Aigre à Matha, qui passe à 3 km du bourg. Des routes secondaires desservent la commune et se croisent au bourg. La D 67, est-ouest, va d'Aigre à Fontaine-Chalendray. La D 75, nord-sud va de Sonneville et Verdille à Lupsault et Couture-d'Argenson (Deux-Sèvres). La D 183 va du sud de la commune (la Brousse) à Ranville-Breuillaud et Beauvais-sur-Matha au sud-ouest[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé, 16 km à l'est, où des TER vont en direction d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg de Barbezières est composé de quatre hameaux : le Chêne, chez Guérin, la Garenne et chez Feuillet. L'église et la mairie sont situées au Chêne. Juste au sud du bourg, on trouve la Brousse.

À l'ouest de la commune, en limite avec celle de Ranville-Breuillaud, on trouve Lucheville où est situé le château[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Barbezières
Chives
(Charente-Maritime)
Lupsault
Ranville-Breuillaud Barbezières Oradour
Verdille

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Le Kimméridgien occupe plus particulièrement la surface communale[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'une plaine légèrement relevée au nord, d'une altitude moyenne de 100 m. Le point culminant est à une altitude de 141 m, situé sur la limite départementale dans la forêt au nord, à Bellevue. Le point le plus bas est à 79 m, situé sur la limite sud-est (vallon de Trompe-Loup). Le bourg est à 90 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur la limite orientale de la commune naît le ruisseau intermittent de Saint-Sulpice, sous-affluent de l'Aume et de la Charente.

Aucun cours d'eau permanent ne traverse la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Barbegiere en 1274[7], Berbegeyres en 1302[8].

Le nom proviendrait de Berbiceria, « la Bergerie », centre d'élevage des brebis (berbex en bas-latin, vervex en latin classique)[9],[10]. La racine et l'évolution du toponyme sont semblables à Barbezieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le XIVe siècle, il est attesté que la terre de Barbezières appartenait à des seigneurs de même nom, qui l'ont conservée jusqu'au milieu du XVIIe siècle.

Cette seigneurie faisait partie de la principauté de Marcillac. La maison de Barbezières était une des familles les plus considérables de l'Angoumois, et une de ses branches, devenue aînée, s'est éteinte vers le milieu du XIXe siècle. Elle descendait de Pierre de Barbezières, mort en 1426, et la terre de Barbezières s'est transmise sans interruption par la branche aînée, qui s'est éteinte en 1620 en la personne d'un autre Pierre de Barbezières, chevalier, seigneur de Barbezières et de Péré, qui n'eut qu'une fille mariée à Henri des Cherments.

La seigneurie de Barbezières semble avoir été partagée à la suite d'une vente entre la famille de Brouilhac qui habitait le château et la famille Babin, dont un membre, Jean Babin, écuyer, seigneur de Ranville, se disputait le titre de seigneur de Barbezières avec son fils, Jacques[11].

Le premier château a été détruit durant la guerre de Cent Ans et le château actuel a été reconstruit un peu plus loin au XVe siècle[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1976 1998 Camille André PCF  
1998 mars 2001 Georges Kostine    
mars 2001 en cours Didier Ravion Associatif Agriculteur

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 17,77 % sur le bâti, 51,36 % sur le non bâti, 11,73 % pour la taxe d'habitation et 6,94 % de taxe professionnelle (chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2017, la commune comptait 125 habitants[Note 1], en augmentation de 0,81 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
332372370416479491468470428
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
425411386376361304293277274
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
277288288265281252212219224
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
200186167157147134121126125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Barbezières en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
3,9 
10,0 
75 à 89 ans
17,6 
17,1 
60 à 74 ans
13,7 
27,1 
45 à 59 ans
33,3 
18,6 
30 à 44 ans
17,6 
7,1 
15 à 29 ans
3,9 
20,0 
0 à 14 ans
9,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière.

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

L'église paroissiale Saint-Martin, romane, changea plusieurs fois d'affectation. Cette église fut initialement donnée à la fin du XIe siècle par Hélie de Marcillac, seigneur de Barbezières, à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe. Au milieu du XIIIe siècle, elle perdit sa cure et devint l'église de la commanderie Saint-Martin de l'ordre du Temple, avant de devenir possession de l'ordre de Malte.

Elle a été remaniée au XVIe siècle, et, ayant souffert lors de la guerre de Cent Ans, ne conserva de l'époque romane que ses murs. Le chœur fut recouvert au XVe siècle.

Elle est de plan allongé, à un vaisseau, à voûte en berceau. La voûte de la nef a été refaite en 1859 et le clocher reconstruit en 1874. La façade date aussi de cette époque[20],[21].

L'église Saint-Martin est inscrite aux monuments historiques depuis 1993[22].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Barbezières du XVe siècle se compose d'un corps de logis rectangulaire à toiture à deux pans avec à une extrémité une grosse tour ronde coiffée d'une poivrière côté jardin et une petite tour carrée renfermant un escalier à vis.

Les toitures sont couvertes de tuiles plates[23],[24].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les plaines de Barbezières à Gourville forment un des sites du réseau Natura 2000 de Charente[25].

Tout comme la plaine de Villefagnan, cette zone est particulièrement destinée à sauvegarder l'outarde canepetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mickaël Brousse, né le 21 mai 1979, à Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime). Il a vécu son enfance et adolescence au château de Barbezières. Marié en 2010 sur le thème médiéval/elfique dans ce même château, il est l'auteur d'une saga fantasy Thomas et la magie des mondes parallèles. Cette série de cinq romans est un savant mélange de magie, dragons et autres créatures[26].
  • Pierre Labachot, dessinateur du journal La Charente libre pendant quelques années, était arrivé à Barbezières à l'âge de quatre ans avec ses parents. Albert, son père, a exercé le métier d'instituteur jusqu'à sa retraite. Pierre a beaucoup payé de sa personne pour l'animation du village, à travers des veillées spectacles, un journal, etc., mais aussi dans bien d'autres associations charentaises. Hélas il décédera lors d'un accident de voiture en 1987. Barbezières a commémoré son souvenir en organisant en 2012 une exposition et deux soirées cabaret où ses amis de 40 ans sont venus[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 22 novembre 2016)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Aulnay », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 320
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 135
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 53.
  11. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 69
  12. « Château de Barbezières (notice) », notice no IA00040745, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. « Evolution et structure de la population à Barbezières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  20. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 58
  21. « Église de Barbezières (notice) », notice no IA00040746, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Église de Barbezières », notice no PA00125673, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  24. « Château de Barbezières », notice no PA00104237, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. FR5412023 - Plaines de Barbezières à Gourville
  26. Bernard Maingot, « Le monde fantastique de Mickaël Brousse », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 24 février 2014)
  27. « Labachot, une rue sort de l'impasse », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le 24 février 2014)