Oradour (Charente)

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Oradour
Oradour (Charente)
La mairie et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Maire
Mandat
Didier Lavergne
2020-2026
Code postal 16140
Code commune 16248
Démographie
Population
municipale
155 hab. (2018 en diminution de 16,22 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 27″ nord, 0° 01′ 50″ ouest
Altitude Min. 65 m
Max. 120 m
Superficie 14,40 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Charente-Nord
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Oradour
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Oradour
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Oradour

Oradour est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Oradour est une commune du Nord Charente située à 3,5 km au nord-ouest d'Aigre et 32 km au nord d'Angoulême, non loin de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres.

Oradour est aussi à 15 km au nord de Rouillac, 22 km au sud-ouest de Ruffec, 23 km à l'est de Matha[1].

À l'écart des routes importantes, la commune d'Oradour est longée au sud par la D 739 entre Aigre et Matha. La D 67 d'Aigre à Barbezières à l'ouest passe devant la mairie[2].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 11 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte les hameaux de Chillé et Germeville, et des fermes et lieux-dits comme le Coudret, le Perret, le Châtelet, Chanteraine, ... La mairie d'Oradour et l'église entourée de son cimetière sont situées au centre de la commune et isolées de toute autre construction[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Oradour
Lupsault Saint-Fraigne
Barbezières Oradour Villejésus
Verdille Mons Aigre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Le Kimméridgien occupe plus particulièrement la surface communale. Des alluvions du Quaternaire occupent les vallées[3],[4],[5].

Le relief de la commune est celui d'une plaine légèrement relevée à l'ouest, d'une altitude moyenne de 80 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 120 m, situé sur la limite sud. Le point le plus bas est à 65 m, situé le long de l'Aume à Germeville[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Aume, affluent de la Charente sur sa rive droite et qui passe à Aigre, arrose l'est de la commune, ainsi que son affluent, le Ruisseau de la Couture, qui descend de Couture-d'Argenson.

Leur large vallée commune est occupée par des marais, le marais de Germeville à l'est et le marais à Rouches d'Oradour au centre.

Le ruisseau de Saint-Sulpice qui naît sur la limite ouest de la commune passe à Chillé pour rejoindre ces deux marais.

Le ruisseau de la Citerne, à sec l'été et qui se jette dans l'Aume, limite la commune au sud.

On trouve quelques sources comme la Font Rougeaud près des marais de Germeville, le Creux Fumaud au sud de Chillé, et la fontaine de la Gaillotte au nord[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Oradour est une commune rurale[Note 1],[6]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,2 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), forêts (8,8 %), cultures permanentes (2,5 %), prairies (1,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Oratorium en 1131[12].

L'origine du nom d'Oradour est l'ancien occitan orador « lieu où l'on prie, chapelle », issu lui-même du latin d'église oratorium qui signifie « oratoire »[12],[Note 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un prieuré aurait existé dès le XIe siècle au lieu-dit Chillé. Il appartenait au prieuré Notre-Dame de Lanville de l'ordre des bénédictins[13].

Près de Chillé dans les marais[Note 3] se trouve une grosse pierre calcaire plantée, appelée localement la Grosse Pierre. Il se peut que ce soit une borne seigneuriale délimitant au nord la principauté de Marcillac[14].

Une maison forte du XVe siècle a existé à Germeville, remplacée par un château en 1870[15]. Il s'agissait de l'ancien logis de Germeville.

Vers 1065, Raymond Guillaume, seigneur de Germeville, fait don de sa terre à l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély.

Germeville était le siège d'un arrière-fief qui, au XVe siècle, appartenait à Antoine Valentin, écuyer, fils de Wastre Valentin, seigneur de Saint-Méxant. La branche cadette de la famille Valentin conservera Germeville jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

En 1472, Louis XI autorise sont panetier, Patrice Valentin, seigneur de Saint-Méxant et de Germeville à y construire des maisons fortes.

En 1695, Valentin François, lieutenant dans le régiment de Durfort-Boissière, se marie avec Anne Faure. En 1738, c'est Bernard Faure, seigneur de Rencureau, qui se disait seigneur de Germeville.

Chillé était aussi le siège d'une seigneurie qui dépendait de la principauté de Marcillac. Cette terre, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, semble avoir appartenu à François de Pindray, écuyer, seigneur de Montaigon, Ambelle et autres lieux, qui était aussi seigneur du Bouchet à Lupsault[14],[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Yves Clément SE Retraité
2014 2020 Christian Rousseau   Retraité
2020 En cours Didier Lavergne   Retraité

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 17,53 % sur le bâti, 34,02 % sur le non bâti, 6,53 % pour la taxe d'habitation et 12 % de taxe professionnelle(chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2018, la commune comptait 155 habitants[Note 4], en diminution de 16,22 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
437675705773803861863853784
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
749780736718722641602624593
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
593557518483462425404392348
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
296259250225200203204204185
2018 - - - - - - - -
155--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Oradour en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90  ans ou +
1,0 
15,0 
75 à 89 ans
11,5 
20,0 
60 à 74 ans
19,2 
25,0 
45 à 59 ans
26,9 
17,0 
30 à 44 ans
15,4 
10,0 
15 à 29 ans
13,5 
12,0 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[23].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Le prieuré Saint-Antoine, actuelle église paroissiale, dont il est fait mention au XIe siècle possède une façade qui semble dater du XIVe siècle et ses voûtes et sa couverture ont été refaites à la fin du XIXe siècle[24]. Sa cloche en bronze dite Marie-Elizabeth date de 1882[25].

L'actuel château de Germeville a été construit après 1870, à l'emplacement du logis du XVIIIe siècle qui avait remplacé la maison forte détruite. La chapelle date de 1874[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces. Voir aussi Oradour-Fanais en Charente limousine, Oradour-Saint-Genest, Oradour-sur-Vayres et Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne.
  3. Marais du Dop sur la carte IGN.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Aulnay », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  6. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  12. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 509.
  13. « Prieuré de Chillé », notice no IA00040838, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 263-264
  15. a et b « Château de Germeville », notice no IA00040840, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p. (OCLC 908251975, présentation en ligne), p. 525
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Evolution et structure de la population à Oradour en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  23. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le 7 novembre 2020)
  24. « Église Saint-Antoine », notice no IA00040835, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Cloche de l'église », notice no IM16002109, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]