Nanclars

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Nanclars
Nanclars
L'église Saint-Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Boixe-et-Manslois
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Maire
Mandat
Patricia Rivolet
2014-2020
Code postal 16230
Code commune 16241
Démographie
Gentilé Nanclardois
Population
municipale
204 hab. (2017 en augmentation de 5,15 % par rapport à 2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 43″ nord, 0° 13′ 14″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 118 m
Superficie 5,73 km2
Localisation
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Nanclars

Nanclars (prononcer [nɑ̃klaʀ]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants se nomment les Nanclardois et les Nanclardoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Nanclars fait partie de la Boixe, à 26 km au nord d'Angoulême et 8 km au nord-est de Saint-Amant-de-Boixe, le chef-lieu de son canton.

Nanclars est aussi à 5 km au sud-est de Mansle, 5 km à l'ouest de Saint-Angeau, 17 km au nord-ouest de La Rochefoucauld, 21 km au sud de Ruffec[2].

Même si elle ne passe pas dans la commune, la N 10 entre Angoulême et Poitiers est très proche et passe à 2,5 km à l'ouest du bourg. La D 40, route de Mansle à La Rochefoucauld par Coulgens, appelée aussi route de la Duchesse, traverse le sud-ouest de la commune. Le bourg est desservi par la D 115 et la D 362. La D 6, route de Mansle à La Rochefoucauld et Montbron, passe au nord de la commune[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 10 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hormis quelques fermes isolées, la commune ne possède pas de hameau et tout l'habitat est groupé au bourg[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nanclars
Puyréaux
Maine-de-Boixe Nanclars Saint-Ciers
Aussac-Vadalle Val-de-Bonnieure

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien, et Kimméridgien au sud). Il fait partie du plateau de la Boixe et de la Braconne, de nature karstique[4],[5],[6].

Le point culminant de la commune est à une altitude de 118 m, situé sur la limite ouest. Le point le plus bas est à 65 m, situé sur la limite nord-est à Ravelot. Le bourg, construit dans un léger creux, est à 105 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dû à la nature karstique du sol, aucun cours d'eau ne traverse la commune.

Un ruisseau intermittent descendant d'Aussac-Vadalle (Ravaud) coule à Villession, mais il s'infiltre totalement avant de rejoindre la Tardoire, qui passe au nord de la commune.

Le bourg compte cependant quelques fontaines[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Nanclars en 1197, Nanclaribus au XIIIe siècle[7], Nanclaro en 1153[8], apud Naclarensem villam, villam Nanclarsiam[9].

L'origine du nom de Nanclars remonterait au mot gaulois nantos qui signifie « vallon », suivi du latin clarus qui signifie « clair »[10]. Il peut donc désigner une eau claire même s'il n'y a pas de ruisseau du fait de la présence de trois fontaines abondantes[11].

Limite linguistique[modifier | modifier le code]

Selon Tourtoulon et Terracher, la commune se trouvait encore au XIXe siècle dans la partie occitane de la Charente qui en occupe aujourd'hui le tiers oriental, et son dialecte était marchois[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tumulus des Terrières atteste d'une occupation très ancienne.

Au VIIIe siècle, un prieuré a été fondé par l'abbaye de Saint-Cybard dont l'église Saint-Michel aurait été l'église prieurale à partir du IXe siècle. L'église actuelle date du XIIe siècle avec abside du XIe siècle[13].

Les premiers registres de l'état civil remontent à 1640.

Sous l'Ancien Régime, les habitants ont longtemps pratiqué le colportage, principalement en articles de coutellerie et quincaillerie, ballots qu'ils portaient sur le dos principalement vers le nord de la France, en Belgique et jusqu'en Hollande. Puis se sont joints aux articles de la bonneterie et des lainages, et ils ont exploité Paris et sa banlieue, la Bretagne et la Normandie. Au tout début du XXe siècle une vingtaine de familles pratiquaient encore ce commerce, partant au printemps avec de véritables magasins ambulants tirés par deux chevaux vers le nord-ouest de la France. En hiver, des fournisseurs représentant les meilleures maisons de Paris, Amiens, Troyes, ... fréquentaient souvent la commune pour offrir leur marchandise pour la saison prochaine[14].

Le matériau de construction traditionnel des maisons est la briquette calcaire, qu'on retrouve sur tout le plateau de Boixe et Braconne.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Nanclars a été créée dans le canton de Jauldes pour passer dans celui de Saint-Amant-de-Boixe en 1801[15].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 René Grenet SE  
mars 2001 mars 2014 Olivier Fleuraud SE Traducteur
mars 2014 En cours Patricia Rivolet SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2017, la commune comptait 204 habitants[Note 1], en augmentation de 5,15 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856 1861
566578600583552584584555491
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
488429474501450350405348391
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
348245241216220200170209204
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 -
186194201200205206194204-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Nanclars en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
2,1 
5,4 
75 à 89 ans
7,4 
20,7 
60 à 74 ans
20,0 
15,3 
45 à 59 ans
23,2 
27,9 
30 à 44 ans
26,3 
13,5 
15 à 29 ans
10,5 
17,1 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Fête de l'écologie[modifier | modifier le code]

C'était une manifestation festive dédiée à l'écologie et au développement durable en général. Elle a été créée par Laurent Frébœuf avec comme support l'association la Sauce verte puis l'Écho logik. Elle a eu lieu chaque dernier week-end de septembre de 2002 à 2008 et 2010 et a attiré près de 5000 personnes à chaque édition. L'entrée du village était payante et donnait accès à l'ensemble des ateliers, animations, spectacles et conférences. Plus d'une centaine d'exposants étaient présents, jusqu'à 124 en 2008, et 80 en 2010, dernière année[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église.

L'église paroissiale Saint-Michel, du XIIe siècle, est caractérisée par son clocher carré. C'est l'ancienne église prieurale dont la construction a débuté au IXe siècle et qui possède un chevet plat carolingien, une abside du XIe siècle, une coupole sur trompes à sa croisée, un clocher carré et des fonts baptismaux ainsi qu'un bénitier du XIIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1920[22].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le village présente un riche bâti avec ses maisons en pierres, ses maisons à balet, c’est-à-dire à escalier extérieur et auvent, caractéristiques de la région, ses trois lavoirs de la rue des lavoirs et ses deux loges.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La chronique de Saint-Jean-d'Angély, (lire en ligne), chap. 54 à 105, p. 95
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 25,34,108,187
  8. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 41
  9. Louis Adolphe Terracher, Étude de géographie linguistique: Les parlers populaires du nord-ouest de l'Angoumois (1800-1900), H. Champion,
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 489.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO), , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  13. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 250
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 259
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. « Evolution et structure de la population à Nanclars en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  21. Journal Sud Ouest, « Fête de l'écologie », (consulté le 29 décembre 2013)
  22. « Église Saint-Michel », notice no PA00104441, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]