Saint-Ciers-sur-Bonnieure

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Saint-Ciers-sur-Bonnieure
Saint-Ciers-sur-Bonnieure
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Boixe-et-Manslois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays manslois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Colin
2014-2020
Code postal 16230
Code commune 16307
Démographie
Population
municipale
335 hab. (2016 en augmentation de 10,93 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 38″ nord, 0° 14′ 43″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 122 m
Superficie 10,44 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-ciers.fr

Saint-Ciers-sur-Bonnieure est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Ciers-sur-Bonnieure est une commune du Pays manslois située à 5,5 km à l'est de Mansle et 25 km au nord d'Angoulême.

Le bourg de Saint-Ciers est aussi à 3,5 km au nord-ouest de Saint-Angeau, 11 km au nord-est de Saint-Amant-de-Boixe, 16 km à l'ouest de Chasseneuil, 17 km au nord-ouest de La Rochefoucauld, 19 km au sud de Ruffec et 37 km au sud-ouest de Confolens[1].

La route principale est la D 6, route de Mansle à Saint-Angeau et La Rochefoucauld, qui traverse la commune d'est en ouest et dessert le bourg. La D 739, entre Mansle et Saint-Claud, borde la commune au nord[2].

La gare la plus proche est celle de Luxé, à 11 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux de la commune sont Esnord à l'ouest, le Breuil et le Chênet à l'est[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Ciers
Mouton Saint-Front
Puyréaux Saint-Ciers
Nanclars Val-de-Bonnieure

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est constitué de calcaire datant du Jurassique (Callovien au nord-est et Oxfordien). Les vallées de la Tardoire et de la Bonnieure sont occupées par des alluvions du quaternaire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 100 m, traversé par les vallées de la Bonnieure et de la Tardoire qui s'y assemblent. Le point culminant est à une altitude de 122 m, situé près de la limite orientale de la commune au sud du Chênet. Le point le plus bas est à 60 m, situé sur la limite occidentale et la rive droite de la Bonnieure. Le bourg de Saint-Ciers, construit dans la vallée près du confluent, est à 72 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le confluent de la Tardoire et de la Bonnieure en hiver

La commune est située au confluent de la Tardoire et de la Bonnieure, affluent de la Charente. La Tardoire, qui traverse le karst de La Rochefoucauld, ne coule qu'en période de fortes eaux, et de nombreux gouffres jalonnent encore son cours sur la commune[2].

La Bonnieure était considérée jusqu'au XXe siècle comme un affluent de la Tardoire et non l'inverse comme maintenant[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Saint-Ciers-sur-Tardoire

Sanctus Ciricus 1147 (Cart. égl. Ang.). Cyricus ou Quiricus, martyr en Cilicie, 305. (Jean Talbert, 1928) V. Biblio; Epoque révolutionnaire: Basse Tardoire (Fructidor an 2) Val Charente

Une forme ancienne en latin est Sanctus Ciricus en 1147[7].

Le nom de Saint-Ciers provient de saint Cyr, martyr en Cilicie en 305. Son nom en latin Cyricus ou Quiricus est parfois orthographié Cirq ou Saint-Ciers Ce lien renvoie vers une page d'homonymie comme ici dans la région[8].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Basse-Tardoire, en fructidor an 2[9].

Elle s'est appelée jusqu'à assez récemment Saint-Ciers-sur-Tardoire, car la Bonnieure était considérée comme un affluent de la Tardoire et non l'inverse comme maintenant[6]. Toutefois, en 1912, Martin-Buchey considère déjà que Saint-Ciers est traversée par la Bonnieure, dans laquelle la Tardoire se jette[10]. Le nom est orthographié Saint-Ciers sur la carte de Cassini et Saint-Cier sur la carte d'État-Major[2]. Créée Saint-Ciers en 1793, elle est devenue Saint-Ciers-sur-Bonnieure en 1962[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne voie romaine de Chassenon à La Terne limite la commune au nord[2].

Les vestiges de l'antiquité attestent de l'ancienneté de l'occupation. Aux Grouges près d'un dolmen un lot de céramiques datant du premier âge du fer a été trouvé.

Le "Luc d'Énord", face au Châtelard, pourrait correspondre à un ancien sanctuaire. Une chapelle médiévale existait à cet emplacement au XIe siècle. Des fragments de mosaïques y ont aussi été trouvés; un de ceux-ci est au musée archéologique d'Angoulême[12].

L'église de Saint-Ciers était le siège d'un archiprêtré qui datait du XIIe siècle et qui est devenu à la fin du Moyen Âge le plus vaste de l'Angoumois avec 34 paroisses.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1692.

L'ancien logis de Saint-Ciers dont on voit encore des vestiges était le siège d'un fief qui appartenait du début du XVe siècle à la seconde moitié du XVIe siècle à la famille de Romagne. Il fut ensuite la propriété de Roch Benoît, conseiller au présidial d'Angoulême. Puis il a appartenu au XVIIIe siècle à la famille Salomon.

Chez Changeur, l'entrée d'un souterrain-refuge est bouchée.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Saint-Angeau à Segonzac, et qui passait par Mansle et Rouillac. La commune y possédait une station.

À cette même époque, de nombreux troupeaux d'oies étaient élevés au bourg de Saint-Ciers et à Esnord. L'important vignoble avait été remplacé par l'agriculture céréalière à cause des ravages du phylloxéra. L'industrie était représentée par deux moulins : celui de l'Oiseau et celui de Patary. Il y avait des carrières en activité Chez Troubat avant le début du XXe siècle[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Chantal Parthenay SE Exploitante agricole
2014 En cours Jean-Pierre Colin SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2016, la commune comptait 335 habitants[Note 1], en augmentation de 10,93 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
498537566703675702703663701
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
704678614547538577549479444
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
457436387381378345296279271
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
271264256240256288302335-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Ciers-sur-Bonnieure en 2007 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
2,8 
7,7 
75 à 89 ans
5,5 
18,9 
60 à 74 ans
14,5 
24,5 
45 à 59 ans
25,5 
20,3 
30 à 44 ans
20,0 
11,9 
15 à 29 ans
13,1 
16,8 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts devant l'école

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Saint-Ciers et Puyréaux. Saint-Ciers accueille l'école élémentaire, avec deux classes, et Puyréaux l'école primaire. Le secteur du collège est Mansle[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Ciers

L'église paroissiale Saint-Ciers était le siège d'un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[19]. Sa cloche en bronze date de 1614, parrainée par le premier duc de La Rochefoucauld, François V, et elle est classée monument historique au titre objet depuis 1944[20].

L'édifice a été béni le 11 décembre 1749. Cette église du XVIIIe siècle a été construite aux frais de Jean Gervais, conseiller du roi, lieutenant criminel d'Angoumois et seigneur de Saint-Ciers, en remplacement de l'ancienne église paroissiale qui était en ruine (sise à côté du logis de Saint-Ciers)[réf. souhaitée].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le dolmen

La commune possède un dolmen qui a fait l'objet d'une fouille avec restauration, en 1975, au lieu-dit la Pierre Levée[21], ou le Bois des Chailles[22], et à proximité de la voie romaine. Il existe un rapport de fouilles. Le dolmen est de type simple, sans tumulus[23]. Il est inscrit monument historique depuis 2012, sous le nom de dolmen des Grouges[24].

Article détaillé : Dolmen des Grouges.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b c d e et f Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  6. a et b G-B. Depping, Merveilles et beautés de la nature en France, librairie Didier, Paris, , 268 p. (lire en ligne), p. 156
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 83,152,153
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 590.
  9. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  10. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 321
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 149
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Evolution et structure de la population à Saint-Ciers-sur-Bonnieure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  18. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 17 juillet 2012)
  19. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  20. « Cloche de l'église », notice no PM16000263, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Le dolmen de Saint-Ciers » sur Géoportail.
  22. Société archéologique et historique de la Charente, Bulletins et mémoires, (lire en ligne), p. 102
  23. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 33 (José Gomez de Soto)
  24. « Dolmen des Grouges », notice no PA16000051, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]