Ranville-Breuillaud

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Ranville-Breuillaud
Monument du jardin du Souvenir, du 19 mars 1962.
Monument du jardin du Souvenir, du 19 mars 1962.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Alain Broute
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16275
Démographie
Gentilé Ranvillois
Population
municipale
190 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 11″ nord, 0° 06′ 58″ ouest
Altitude Min. 84 m – Max. 144 m
Superficie 12,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ranville-breuillaud.fr/

Ranville-Breuillaud est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Ranvillois et les Ranvilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ranville-Breuillaud est une commune du nord-ouest du département de la Charente, limitrophe de la Charente-Maritime, située 10 km à l'ouest d'Aigre et 35 km au nord-ouest d'Angoulême. Elle est une des plus petites en surface du canton d'Aigre.

Le bourg est aussi à 15 km au nord de Rouillac, 16 km à l'est de Matha, 28 km au nord-est de Cognac, 31 km de Saint-Jean-d'Angély, et 62 km de Confolens, sa sous-préfecture depuis 2008[2].

À l'écart des grandes routes, la commune est au nord de la D 739, entre Aigre et Matha, qui passe à 2,5 km du bourg. La D 183 et la D 66 desservent la commune et le bourg[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les villages sont Ranville et Breuillaud et les hameaux Orfeuille à l'ouest, Lucheville, en limite avec Barbezières, chez Negret, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ranville-Breuillaud
Fontaine-Chalendray
(Charente-Maritime)
Chives
(Charente-Maritime)
Bazauges
(Charente-Maritime)
Ranville-Breuillaud Barbezières
Beauvais-sur-Matha
(Charente-Maritime)
Bresdon
(Charente-Maritime)
Verdille

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Le Kimméridgien occupe plus particulièrement la surface communale[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une plaine à l'est et de bas plateaux à l'ouest. Le point culminant est à une altitude de 144 m, situé à Breuillaud. Le point le plus bas est à 84 m, situé sur la limite orientale au sud de la Brousse. Le bourg de Ranville est à 110 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toute la commune est sur le bassin versant de la Charente. Une petite partie ouest est sur celui de l'Antenne, tandis que la grande partie orientale est sur celui de l'Aume.

Aucun cours d'eau ne traverse la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes de Ranville sont Aranvilla en 1254, Airanvilla[7], Ranvilla en 1302[8], Ramevilla, Romvilla [9]; celle de Breuillaud est Brolhau (non datée)[9].

Ranville est une formation toponymique médiévale en -villa au sens ancien de « domaine rural ». Pour Albert Dauzat, le premier élément est un nom de personne d'origine germanique Rado, ce qui correspondrait à Radone villa, « domaine de Rado »[10]. L'évolution phonétique Rado- > Ran- ne va pas forcément de soi et est, en tout cas, indémontrable par les formes anciennes, c'est pourquoi Ernest Nègre suggère d'y voir l'anthroponyme germanique Aran, cité par Marie-Thérèse Morlet. L'aphérèse du [a] initial s'explique par la préposition à, dans « à Aranville » pris pour une redondance[11].

Les noms en -ville en Charente, plus fréquents entre Barbezieux et Châteauneuf, seraient issus des implantations franques après le VIe siècle en Aquitaine, comme au sud-est de Toulouse[12].

Breuillot est le diminutif de l'ancien français Breuil ou ancien occitan Brolh issu du gaulois brogilos qui signifie « bois »[13],[Note 1].

La paroisse de Breuillaud, créée commune en 1793, s'est appelée Le Breuillaud en 1801, avant d'être fusionnée à la commune de Ranville en 1845[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a existé un camp antique à Orfeuille à l'emplacement où ont été construits la maison noble puis le château[15]. En 1274, le village est appelé Orfolha. Sous l'Ancien Régime, ce fief a changé plusieurs fois de propriétaires, dont Foucaud de Saint-Martin, écuyer, au XVIIe siècle[16].

Jean Babin est le plus ancien seigneur de Ranville connu, vers la fin du XVIIe siècle, également propriétaire d'une partie du fief de Barbezières. Ranville dépendait de la haute justice de Marcillac[17].

Cette famille Babin était comme la famille Briand des gens de loi de la principauté de Marcillac. Elle avait acquis la noblesse en 1697. Jacques Babin, juge assesseur de la principauté, en fut le premier bénéficiaire. Son fils prit le titre de seigneur de Ranville et vint s'installer au logis, comme ses descendants.

En 1755, Pierre Babinet, écuyer, seigneur d'Auge, est devenu seigneur de Ranville par mariage[16],[Note 2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Didier Viaud SE Agriculteur viticulteur
2014 en cours Alain Brouté    

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 21,65 % sur le bâti, 43,52 % sur le non bâti, 12,50 % pour la taxe d'habitation et 7,97 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 190 habitants, en augmentation de 5,56 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
430 397 404 453 453 638 607 636 654
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
642 631 551 569 487 496 506 457 400
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
410 444 398 378 390 361 327 298 243
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
240 211 193 180 178 180 184 190 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ranville-Breuillaud en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
9,9 
75 à 89 ans
13,5 
20,9 
60 à 74 ans
22,5 
18,7 
45 à 59 ans
23,6 
18,7 
30 à 44 ans
14,6 
14,3 
15 à 29 ans
14,6 
17,6 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarque[modifier | modifier le code]

Ranville absorbe le Breuillaud (199 habitants en 1831) en 1845[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[23].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Ranville-Breuillaud et Verdille. Ranville-Breuillaud et Verdille ont chacune une partie de l'école élémentaire, avec une classe unique. Le secteur du collège est Aigre[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de Ranville date du XVe siècle. Elle est à un vaisseau et présente des décors de sculpture avec la représentation d'un blason[25].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis de Ranville serait du XVIIIe siècle, construit sur des fondations plus anciennes et une dépendance est datée de 1777. Il est formé d'un corps de logis à un étage couvert de tuiles encadré de pavillons rectangulaires coiffés d'un haut toit d'ardoises. L'avant-cour est entourée de murs aux angles marqués l'un d'un pigeonnier, l'autre d'une tourelle ronde de même dimensions[17],[27].

Le château d'Orfeuille a été ajouté au XIXe siècle à une maison noble du XVIIIe siècle qui possédait enclos, jardin et pigeonnier[15].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces.
  2. Un membre de la famille Babinet était M. Babinet de Rencogne, archiviste du département de la Charente, de Gourville.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 13 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Aulnay », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 324
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 133
  9. a et b Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, , p. 333
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 113,557.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 946.
  12. Michel Rouche, L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes (418-781), t. 2, Jean Touzot, , 776 p. (présentation en ligne), p. 135-136, fig.18
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 113,557.
  14. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. a et b « Château d'Orfeuille », notice no IA00040850, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 278-279
  17. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 51
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « Evolution et structure de la population à Ranville-Breuillaud en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  23. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  24. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  25. « Église paroissiale Notre-Dame », notice no IA00040847, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Croix monumentale », notice no IA00040848, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Logis de Ranville », notice no IA00040849, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]