Lupsault

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Lupsault
Lupsault
Mairie de Lupsault.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Jean-Louis Durand
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16194
Démographie
Gentilé Supisultins ou Lupsaultiens
Population
municipale
99 hab. (2017 en diminution de 6,6 % par rapport à 2012)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 34″ nord, 0° 04′ 26″ ouest
Altitude Min. 75 m
Max. 139 m
Superficie 11,47 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Charente
Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Lupsault
Géolocalisation sur la carte : Charente
Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Lupsault
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lupsault
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lupsault

Lupsault est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Supisultins ou les Lupsaultiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Lupsault est une commune du nord-ouest du département de la Charente limitrophe de la Charente-Maritime et non loin des Deux-Sèvres, située à 9 km au nord-ouest d'Aigre, le chef-lieu de son canton, et 37 km au nord-ouest d'Angoulême.

Lupsault est aussi à 14 km de Villefagnan, 18 km de Rouillac, 23 km de Ruffec, et 34 km de Cognac et de Saint-Jean-d'Angély[2].

À l'écart des routes principales, la commune est desservie par la D 88 qui passe au bourg et se dirige vers Aigre, et la D 75 qui va du nord-est au sud-ouest[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 15 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Lupsault ne comporte que deux hameaux : le Bouchet au sud-est, de taille légèrement plus grande que le bourg, et Sallerit au nord-ouest[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lupsault
Les Gours
Chives
(Charente-Maritime)
Lupsault Saint-Fraigne
Barbezières Oradour

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Le Kimméridgien occupe plus particulièrement la surface communale. Des alluvions récentes du Quaternaire occupent toute la bordure nord-est[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'une plaine au nord et à l'est, se relevant en une colline au sud-ouest. Le point culminant est à une altitude de 139 m, situé sur la limite sud-ouest dans le Bois de Lupsault. Le point le plus bas est à 75 m, situé à l'extrémité orientale le long du Ruisseau de la Couture. Le bourg est à 95 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau du Gouffre des Loges, alimenté par la source du même nom, borde la limite au nord. Il est canalisé et coule d'ouest en est, depuis la commune de Chives (Charente-Maritime), et devient plus en aval le Ruisseau de la Couture, affluent de l'Aume et sous-affluent de la Charente.

La partie orientale de la commune est occupée par d'anciens marais qui ont été assainis. Le Fossé de la Levée et un ruisseau descendant du Bouchet et de deux fontaines rejoignent le Ruisseau de la Couture.

Une bassine servant à l'irrigation a été construite sur une légère hauteur à l'est du Bouchet[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Lupisaltu en 1190[7], Lupi Salto[8], Lopsaut en 1213[9].

L'origine du nom de Lupsault remonterait au latin lupi saltus, qui signifie le « saut du loup »[10]. Lupus était aussi un nom propre d'homme romain[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune possède quelques sites archéologiques. Un site antique a été trouvé au XIXe siècle à Bellevue. D'autre part, on a dégagé en 1908 en face de la porte de l'église trois niveaux de sarcophages, dont le plus ancien doit être de l'époque mérovingienne. Cette nécropole se prolongeait à l'ouest[12].

Un souterrain-refuge a aussi été trouvé sous l'église en 1896.

Au Bouchet, un ancien logis datant de la Renaissance était le siège d'un fief qui appartenait au XVIIe siècle à la famille de Pindray d'Ambelle.

Le hameau de Gaillard, au nord du Bouchet, abritait un autre logis, appartenant en 1650 à Jean de Livenne[13].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Jacquy Payant SE Retraité
2014 En cours Jean-Louis Durand    

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 20,37 % sur le bâti, 55 % sur le non bâti, 7,39 % pour la taxe d'habitation et 11 % de taxe professionnelle (chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2017, la commune comptait 99 habitants[Note 1], en diminution de 6,6 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
281352332382383404401397381
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
389386364349299263238250237
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
238278257241250232172223250
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
22819215116013212612512498
2017 - - - - - - - -
99--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Lupsault en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
20,7 
75 à 89 ans
24,2 
22,4 
60 à 74 ans
33,3 
20,7 
45 à 59 ans
16,7 
10,3 
30 à 44 ans
9,1 
17,2 
15 à 29 ans
9,1 
8,6 
0 à 14 ans
7,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[20].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cybard.

Le prieuré Saint-Cybard constitué d'un enclos et de l'église paroissiale date du XIe siècle mais a été très remanié après 1831. Alors que le chevet est du XIe siècle, le portail est du XIVe siècle, la façade occidentale a été remaniée au XVIIIe siècle et la voûte date de 1900[21]. Sa cloche en bronze, datant de 1635, est classée monument historique au titre objet depuis 1944[22].

Le château du Bouchet est antérieur à 1484. Il a été fortifié jusqu’au XVIIe siècle et très remanié au XVIIIe siècle ; une fenêtre est datée 1773[23].

La gentilhommière de Gaillard daterait aussi du XVe siècle. Sa tour ouest et son pigeonnier ont été détruits au XIXe siècle[24].

Les moulins de Loraud à Sallerit et de Petit Moulin sont du XIXe siècle même si l'habitation de Petit Moulin semble antérieure[25].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 23 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Aulnay », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne)
  8. Cartulaire de Saint-Jean-d'Angély
  9. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 228
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 418.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 40
  13. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 222
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. « Evolution et structure de la population à Lupsault en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  21. « Prieuré Saint-Cybard », notice no IA00040827, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Cloche de l'église », notice no IM16002067, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Château du Bouchet », notice no IA00040829, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Manoir de Gaillard », notice no IA00040828, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Lupsault », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]