Les Quatre-Routes-du-Lot

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Les Quatre-Routes-du-Lot
Image illustrative de l'article Les Quatre-Routes-du-Lot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Martel
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Raymond Risso
2014-2020
Code postal 46110
Code commune 46232
Démographie
Gentilé Quatre-Routois, Quatre-Routoise
Population
municipale
627 hab. (2014)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 53″ nord, 1° 38′ 46″ est
Altitude Min. 118 m – Max. 209 m
Superficie 2,80 km2
Localisation

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Les Quatre-Routes-du-Lot

Les Quatre-Routes-du-Lot est le nom d'une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie. Ses habitants sont appelés Quatre-routois et Quatre-routoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le nord du département du Lot, limitrophe du département de la Corrèze et proche de Brive la Gaillarde, Turenne, Martel, Vayrac, Meyssac. Les quatre routes auxquelles il est fait référence dans la dénomination de la commune sont constituées par l'intersection perpendiculaire, au centre du village, des routes départementales 96 et 720, soit quatre directions vers Turenne, Meyssac, Vayrac et Martel.

La superficie de la commune est seulement de 2,8 km², soit 280 ha. À titre indicatif, la commune voisine de Strenquels, deux fois moins peuplée, a une superficie triple (9,01 km²).

La commune est traversée par le ruisseau la Tourmente et par son affluent le Vignon. Ils confluent d'ailleurs à l'extrême est du territoire communal. La Tourmente est un affluent direct de la rivière Dordogne, qui coule à 5 km au SSE des Quatre-Routes. Le territoire de la commune est majoritairement sans relief et d'une altitude de 125 à 130 m, excepté les coteaux du pech Maillot et Costebille à l'ouest, culminant à 202 m près du lieu dit le Chauvet.

Au plan géologique, la commune se situe en bordure nord du causse de Martel (calcaires et dolomies du Jurassique moyen et supérieur). Le Vignon, issu d'une résurgence Karstique de ce même causse, L'œil de la Doue, coule d'O-SO en E-NE sur le territoire de la commune, traçant une assez large vallée entre les tables calcaires, bordée de versants argilo-marneux. La plaine alluviale, argilo-calcaire, montre une alcalinité très nette. La Tourmente, issue des vallons sud-ouest du pays de Brive, coule aux Quatre-Routes du NO au SE. Sa vallée est bien plus large que celle du Vignon et sa vaste plaine alluviale, sous-montée de fortes couches argileuses imperméables, est fréquemment inondée au printemps. Les roches calcaires affleurant du coteau de Costebille sont localement riches en fossiles, essentiellement Ammonoidea et Belemnoidea.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Les Quatre-Routes est une dénomination française récente[2].

La commune des Quatre-Routes a été renommée Les Quatre-Routes-du-Lot en 1995.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune des Quatre-Routes a été créée en 1912 autour de la gare de chemin de fer récemment établie et de l'église de la paroisse de Beyssac. Son territoire provient du démembrement des communes voisines de Cazillac, Condat, Cavagnac et Strenquels[2]. La gare, place essentielle d'où l'on expédiait tous les biens agricoles produits dans les environs (bestiaux, noix, arbres fruitiers, etc.) fut à la fois le motif et le catalyseur de ce projet pionnier. L'économie de la commune s'est ainsi rapidement développée, principalement dans le secteur des services, autour de ce point exceptionnel de regroupement des populations environnantes. Animés au rythme des multiples foires et marchés, on comptait dans le village nombre de bars, restaurants et autres lieux de réjouissance. Cette expansion fulgurante consécutive à l'arrivée du chemin de fer n'est pas sans rappeler, par son côté romanesque, l'imagerie de l'Ouest américain.

Des commerces sont rapidement apparus dans le courant du XXe siècle, ainsi que des établissement de négoce, des professions libérales, de petites industries de transformation (vêtements, menuiserie), un entrepôt de distribution alimentaire et même une pépinière fruitière et ornementale. L'activité agricole, en raison de la superficie réduite de la commune, s'est toujours limitée à quelques fermes de taille modeste.

Au fil de l'histoire, la commune s'est enrichie avec l'afflux d'immigrés espagnols, italiens, portugais, fuyant leur pays d'origine aux prises avec le totalitarisme ou la guerre. Plus tard, une communauté turque s'est constituée puis stabilisée aux Quatre-Routes, initialement à l'appel d'une industrie du bois implantée dans la commune.

Durant le deuxième conflit mondial, la commune des Quatre-Routes a hébergé un important foyer de résistance.

Dès les années 70, un ralentissement de l'activité s'est progressivement fait sentir, voyant plusieurs établissements d'importance communale successivement fermer leurs portes. Les générations d'alors ont connu le chômage de masse (15,6 % de la population active en 1999) lorsqu'elles ne se sont pas exilées vers les métropoles régionales environnantes.

De nos jours, en dépit d'une relative stabilisation, la commune recherche encore et toujours la prospérité de ses temps fondateurs. La gare de chemin de fer, nucleus historique, n'est plus aujourd'hui qu'un fantôme. Rares sont les trains qui passent encore aux Quatre-Routes et encore plus ceux qui s'y arrêtent. La gare démantelée se résume aujourd'hui à un quai unique non gardé.

Événements & Festivités[modifier | modifier le code]

Le centenaire de cette jeune commune devrait, en toute logique, être fêté à la mi-mai 2012.

La commune a connu par le passé des animations festives d'envergure :

Une jeune association, le STAFF a réactualisé la Fête du village le 24, 25 et 26 juillet 2015 qui n'avait pas eu lieu depuis un certain temps. Les événements qui été présent se jour la été : concert, feu d'artifice, attraction foraine, concours de pétanque, concours de jeu vidéo, vélo fleurit avec bandas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Pierre Leymat    
mars 2008 2014 Lucien Teillard    
mai 2014 en cours Raymond Risso    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1921. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 627 habitants, en diminution de -7,66 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
512 514 546 556 619 623 630 617 671
1982 1990 1999 2007 2012 2014 - - -
632 588 580 640 640 627 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une statue de saint Fiacre dans l'église de Beyssac a été classée monument historique au titre mobilier[7].
  • Le moulin de Beyssac[8] est situé sur le Vignon, à côté de l’église Saint-Martial de Beyssac. L'église de Beyssac est devenue la propriété de l'abbaye Saint-Pierre de Beaulieu-sur-Dordogne entre 1112 et 1118 par don de l'évêque de Cahors. La seigneurie de Beyssac appartenait alors à la famille de Saint-Michel qui en faisait l'hommage aux vicomtes de Turenne. Gérald et Guitard de Saint-Michel ont donnés la paroisse à l'abbaye de Beaulieu. Le moulin n'est pas cité dans ce don. On ne sait pas à qui appartenait le moulin au XIIIe siècle, soit à la famille de Beyssac, soit à la famille Cellarier de Strenquels. Le moulin appartient à Pierre Vital, bourgeois de Martel en 1285. Les Vital sont des bourgeois de Martel, marchands et monétaires. Guarin de Vital possède le moulin en 1345. Une autre famille originaire de Martel sont seigneurs en partie de Beyssac, les Stephani qui possèdent le fief de la Raymondie à Martel par Bernard Raymondi et qui se sont alliés aux de Valon.
    En 1404, Raymond VIII, vicomte de Turenne, a anobli et aboli de taille Giral Delmas de Cressensac, fils de Guillaume Delmas et de Guillauma de Comers, est probablement du fief et du repaire de Langlade[9] à Strenquels. Antoine de Comers, sieur de Langlade, a reçu du vicomte de Toulouse des rentes sur des métairies en 1475. Il possède une partie du moulin de Beyssac.
    Au XVIe siècle, le fief de Langlade passe des Comers aux Vassignac par le mariage d'Antoinette de Comers, dame de Langlade, avec Bernard de Vassignac (†1588), fils d'Hugues de Vassignac et d'Anne Hébrard de Saint-Sulpice, en 1547. Dans un acte daté du 24 juillet 1603, Pierre de Vassignac, son fils aîné et seigneur de Langlade entre 1588 et 1622, reconnaît le moulin de Beyssac à Jean Salvat, bourgeois de Martel et seigneur de la Raymondie. Les seigneurs de la Raymondie sont alors les propriétaires éminents du moulin et les seigneurs de Langlade les propriétaires utiles. Jean Salvat a acheté des rentes sur le moulin que possédaient Hercule de Loubrairie, sieur de la Roque et de Montvalent. Il revend cette rente en 1604 à Jean du Batut, seigneur de la Peyrouse, sénéchal de Turenne.
    La seigneurie et le château de Langlade sont vendus le 22 septembre 1657 par Gédéon II de Vassignac à Louis de La Serre (1578-1660), lieutenant général de la sénéchaussée de Martel. Jean-Louis Ignace et Suzanne de La Serre héritent de la seigneurie de Langlade. Jean-Louis Ignace de La Serre (1662-1759) vivant à Paris va faire des dettes importantes qui ont amené la saisie et la vente de ses biens dont le moulin de Beyssac en 1695.
    Suzanne de La Serre, héritière du château de Langlade, s'est mariée avec Jean Baptiste Vaurillon, sieur de Lachaud, avocat et notaire à Tulle, en 1692, qui a racheté les biens mis en vente. La famille Vaurillon habite au château de Langlade pendant tout le XVIIIe siècle.
    À la Révolution, la paroisse de Beyssac est rattachée à la commune de Strenquels, en 1800. La commune des Quatre-Routes avec l'ancienne paroisse de Beyssac est créée en 1912[10]. Le moulin de Beyssac appartient à la famille Battut au XIXe siècle, puis à Guillaume Glédines. En 1873, ce dernier demande l'autorisation de transformer le moulin en minoterie. En 1879, la minoterie appartient à Mathurin Delol. Elle bénéficie de la proximité de la route et de la gare de chemin de fer qui a été construite en 1862. Guillaume Delol, qui avait été un promoteur de la nouvelle commune et a été son maire, a légué la minoterie en 1932 à la famille Merle qui l'exploitait depuis longtemps. Les bâtiments de la minoterie sont reconstruits en 1935. La minoterie a continué à fonctionner jusque dans les années 1980.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot,‎ (consulté le 11 janvier 2015).
  2. a et b Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 119.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Base de données Palissy du Ministère de la Culture
  8. Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze : Moulin de Beyssac
  9. Patrimoine du Lot : château (Strenquels)
  10. Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze : Les Quatre-Routes

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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