Les Quatre-Routes-du-Lot

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Les Quatre-Routes-du-Lot
Image illustrative de l'article Les Quatre-Routes-du-Lot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Martel
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Raymond Risso
2014-2020
Code postal 46110
Code commune 46232
Démographie
Gentilé Quatre-Routois, Quatre-Routoise
Population
municipale
634 hab. (2013)
Densité 226 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 53″ Nord 1° 38′ 46″ Est / 44.9980555556, 1.64611111111
Altitude Min. 118 m – Max. 209 m
Superficie 2,80 km2
Localisation

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Les Quatre-Routes-du-Lot est le nom d'une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés Quatre-routois et Quatre-routoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le nord du département du Lot, limitrophe du département de la Corrèze et proche de Brive la Gaillarde, Turenne, Martel, Vayrac, Meyssac. Les quatre routes auxquelles il est fait référence dans la dénomination de la commune sont constituées par l'intersection perpendiculaire, au centre du village, des routes départementales 96 et 720, soit quatre directions vers Turenne, Meyssac, Vayrac et Martel.

La superficie de la commune est seulement de 2,8 km², soit 280 ha. À titre indicatif, la commune voisine de Strenquels, deux fois moins peuplée, totalise un territoire triple de 9,01 km². La commune est traversée par le ruisseau la Tourmente et par son affluent le Vignon. Ils confluent d'ailleurs à l'extrême est du territoire communal. La Tourmente est un affluent direct de la rivière Dordogne, qui coule à 5 km au SSE des Quatre-Routes. Le territoire de la commune est majoritairement sans relief et d'une altitude de 125 à 130 m, excepté les coteaux du pech Maillot et Costebille à l'ouest, culminant à 202 m près du lieu dit le Chauvet.

Au plan géologique, la commune se situe en bordure nord du causse de Martel (calcaires et dolomies du Jurassique moyen et supérieur). Le Vignon, issu d'une résurgence Karstique de ce même causse, L'œil de la Doue, coule d'O-SO en E-NE sur le territoire de la commune, traçant une assez large vallée entre les tables calcaires, bordée de versants argilo-marneux. La plaine alluviale, argilo-calcaire, montre une alcalinité très nette. La Tourmente, issue des vallons sud-ouest du pays de Brive, coule aux Quatre-Routes du NO au SE. Sa vallée est bien plus large que celle du Vignon et sa vaste plaine alluviale, sous-montée de fortes couches argileuses imperméables, est fréquemment inondée au printemps. Les roches calcaires affleurant du coteau de Costebille sont localement riches en fossiles, essentiellement Ammonoidea et Belemnoidea.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Les Quatre-Routes est une dénomination française récente[2].

La commune des Quatre-Routes a été renommée Les Quatre-Routes-du-Lot en 1995.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune des Quatre-Routes a été créée en 1912 autour de la gare de chemin de fer récemment établie et de l'église de la paroisse de Beyssac. Son territoire provient du démembrement des communes voisines de Cazillac, Condat, Cavagnac et Strenquels[2]. La gare, place essentielle d'où l'on expédiait tous les biens agricoles produits dans les environs (bestiaux, noix, arbres fruitiers, etc.) fut à la fois le motif et le catalyseur de ce projet pionnier. L'économie de la commune s'est ainsi rapidement développée, principalement dans le secteur des services, autour de ce point exceptionnel de regroupement des populations environnantes. Animés au rythme des multiples foires et marchés, on comptait dans le village nombre de bars, restaurants et autres lieux de réjouissance. Cette expansion fulgurante consécutive à l'arrivée du chemin de fer n'est pas sans rappeler, par son côté romanesque, l'imagerie de l'Ouest américain.

Des commerces sont rapidement apparus dans le courant du XXe siècle, ainsi que des établissement de négoce, des professions libérales, de petites industries de transformation (vêtements, menuiserie), un entrepôt de distribution alimentaire et même une pépinière fruitière et ornementale. L'activité agricole, en raison de la superficie réduite de la commune, s'est toujours limitée à quelques fermes de taille modeste.

Au fil de l'histoire, la commune s'est enrichie avec l'afflux d'immigrés espagnols, italiens, portugais, fuyant leur pays d'origine aux prises avec le totalitarisme ou la guerre. Plus tard, une communauté turque s'est constituée puis stabilisée aux Quatre-Routes, initialement à l'appel d'une industrie du bois implantée dans la commune.

Durant le deuxième conflit mondial, la commune des Quatre-Routes a hébergé un important foyer de résistance.

Dès les années 70, un ralentissement de l'activité s'est progressivement fait sentir, voyant plusieurs établissements d'importance communale successivement fermer leurs portes. Les générations d'alors ont connu le chômage de masse (15,6 % de la population active en 1999) lorsqu'elles ne se sont pas exilées vers les métropoles régionales environnantes.

De nos jours, en dépit d'une relative stabilisation, la commune recherche encore et toujours la prospérité de ses temps fondateurs. La gare de chemin de fer, nucleus historique, n'est plus aujourd'hui qu'un fantôme. Rares sont les trains qui passent encore aux Quatre-Routes et encore plus ceux qui s'y arrêtent. La gare démantelée se résume aujourd'hui à un quai unique non gardé.

Événements & Festivités[modifier | modifier le code]

Le centenaire de cette jeune commune devrait, en toute logique, être fêté à la mi-mai 2012.

La commune a connu par le passé des animations festives d'envergure :

Une jeune association, le STAFF a réactualisé la Fête du village le 24, 25 et 26 juillet 2015 qui n'avait pas eu lieu depuis un certain temps. Les événements qui été présent se jour la été : concert, feu d'artifice, attraction foraine, concours de pétanque, concours de jeu vidéo, vélo fleurit avec bandas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Pierre Leymat    
mars 2008   Lucien Teillard    
mai 2014   Raymond Risso    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 634 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1921. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
512 514 546 556 619 623 630 617 671
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
632 588 580 640 688 640 634 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une statue de saint Fiacre dans l'église de Beyssac a été classée monument historique au titre mobilier[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot,‎ (consulté le 11 janvier 2015).
  2. a et b Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 119.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  5. Base de données Palissy du Ministère de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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