Meyssac

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Meyssac
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Blason de Meyssac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Brive-la-Gaillarde
Canton Midi corrézien
Intercommunalité Communauté de communes des Villages du Midi Corrézien
Maire
Mandat
Christophe Caron
2014-2020
Code postal 19500
Code commune 19138
Démographie
Gentilé Meyssacois(e)
Population
municipale
1 297 hab. (2014 en augmentation de 4,18 % par rapport à 2009)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 22″ nord, 1° 40′ 36″ est
Superficie 11,59 km2
Localisation

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Meyssac
Liens
Site web Site officiel

Meyssac est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Meyssacois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Meyssac se trouve à l’extrême sud de la Corrèze, à 20 km de Brive-la-Gaillarde. Quelques trésors d’architecture sont réunis autour de son église, ainsi que le long de ses ruelles bordées de belles maisons de grès rouge, aux façades parfois animées de treilles. La terre rouge, dite « terre de Collonges », se prête au travail de la poterie.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Meyssac vient sans doute du nom d’un propriétaire terrien gallo-romain. Marcel Villoutreix (Les noms de lieux du Limousin, T. A. L., 2002, p. 46) donne Maniciaco en 941 issu du nom attesté Mancius ; et Mensac, Maensac vers 1315.

La forme Maiçac correspond à la prononciation du lieu en occitan limousin. Comme la totalité des communes du canton historique dont elle était le chef-lieu, Meyssac bénéficie, sur ses panneaux d'entrée, d'un double affichage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée français-occitan de la ville de Meyssac.

Jusqu’en 1738, le castrum de Meyssac appartenait à la vicomté de Turenne. La famille de Touchebœuf en fut longtemps les seigneurs. Des fortifications ainsi qu’un fossé furent construits afin de protéger les habitants des pillards. Trois portes en permettaient l’accès : à l’est, la porte de Voussée (en direction de Beaulieu) ; au sud, la porte Grande (en direction de Martel) ; et enfin la porte de l’Auvitrie, située au nord (en direction de Tulle). Au XVIIIe siècle, les ruines de ces murailles, devenues inutiles et gênantes, furent détruites. Comme dans beaucoup de villes françaises, elles furent remplacées par un large boulevard, une sorte de « périphérique ». Une fois franchie cette frontière entre le centre ancien et les « barris » (faubourgs) plus récents, on découvre de belles maisons entourant une église dont le clocher-porche roman ouvre sur un intérieur gothique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meyssac Blason D'or à trois fasces ondées de gueules, au chef d'azur à trois étoiles d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902 1905 Jean SIREYJOL   
1905 1908 Ludovic ASTRUIT   
1908 1919 Jean PAUTY   
1919 1929 Paul CEYRAC Conservateur Notaire, conseiller général (1910-1928)
1929 1954 Maurice FAIGE Rad. Conseiller général (1928-1940)
1954 1971 Louis SALVAT   
1971 1979 Maurice PAUTY   
1979 1995 René PUYJALON   
1995 2001 Bernard BLAVIGNAC   
2001 2014  Jacques MASSON
2014  en cours Christophe CARON
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Meyssac est jumelée depuis 1995 avec la commune rurale allemande de Bettenhausen (Rhönblick), en Thuringe (750 habitants).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2014, la commune comptait 1 297 habitants[Note 1], en augmentation de 4,18 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 881 2 072 2 175 2 218 2 447 2 540 2 561 2 655 2 846
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 639 2 593 2 590 1 989 2 033 1 947 1 949 1 839 1 645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 597 1 548 1 524 1 252 1 205 1 141 1 049 1 030 983
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 027 1 046 1 073 1 103 1 124 1 100 1 208 1 222 1 236
2013 2014 - - - - - - -
1 280 1 297 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le canton conserve sa vocation agricole. La plupart des exploitations sont de taille moyenne (entre 10 et 35 ha). La production principale est la viande bovine limousine, et particulièrement le veau sous la mère - label développé dans tout le bassin de Brive. On produit également sur le territoire le vin « Mille et Une Pierres » de Branceilles, la noix Marbot de Saillac, les foie gras et confits, un peu de châtaignes, du fromage de chèvre, etc.

Autre activité économique, les touristes viennent mettre leurs pas dans ceux des pèlerins qui, dès le Xe siècle, se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle et à Rocamadour. La riche et puissante vicomté de Turenne a fait fleurir manoirs, châteaux et autres maisons nobles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Marsac - Gite d'Hôtes 5 Epis
Mairie au fond, maison Verdès à gauche avec sa tour et clocher de l’église à droite.
Halle en grès rouge.
  • Les Foires de Meyssac, une tradition millénaire :

L’origine de ces foires remonte au Moyen Âge. À l’époque, elles constituaient la richesse économique de la ville. On y trouvait vin de pays, chanvre, lin, céréales et huile de noix. Longtemps, les collines environnantes furent couvertes de vignobles. Touchés par le phylloxera entre 1880 et 1883, ils disparurent presque complètement et laissèrent place à des truffières, très prospères dans les années 1920. La manne s’étant peu à peu tarie, on se tourna vers l’élevage.

De nos jours, les foires de Meyssac sont spécialisées dans la vente de veau élevés sous la mère. L’appellation "veau de Meyssac" leur a été délivrée. Trois foires annuelles primées leur sont consacrées. Les marchés se tiennent chaque mardi et vendredi matin.

  • L’église Saint-Vincent et Saint-Roch :

L'église Saint-Vincent[5] datant du XIIe siècle, XVe siècle et XVIe siècle a été classée aux monuments historiques en 1942. Construite sur un plan à nef unique, l’église est placée sous le vocable de saint Roch et saint Vincent, ce dernier, patron des vignerons, en raison du vignoble alentour, disparu à la fin du XIXe siècle. Avec ses voussures légèrement brisées, le portail ouest est un très bon modèle de portail roman limousin. À la fin du Moyen Âge, d’importants travaux modifièrent le bâtiment. Les attaques successives de la ville pendant la guerre de Cent Ans incitèrent les habitants à le fortifier en le dotant de hourds de bois à la manière d’un château fort. Les parties hautes furent remplacées par des voûtes en ogives. Les guerres de religion eurent pour conséquence le renforcement des défenses existantes, comme l’indiquent les meurtrières-canonnières situées à l’ouest ou la bretèche sur le mur sud. À l’intérieur, deux statues – une pietà et une Vierge à l’Enfant – rappellent l’importance du culte marial en Corrèze.

Située derrière l’église se trouve la halle aux grains du XVIIIe siècle, témoin de l’activité commerçante de Meyssac. Son imposante toiture d’ardoise coiffe une charpente en châtaignier que supportent des piliers et des colonnes de grès rouge. Aujourd’hui, elle abrite diverses manifestations, et les jeux des enfants du quartier.

  • La Maison Verdès[7] à côté de l'église.

Vie locale active[modifier | modifier le code]

Meyssac compte nombre de commerces et de services, d’artisans, de structures publiques (écoles maternelle et élémentaire, collège, crèche et centre de loisirs, institut médico-éducatif, maison de retraite, soins à la personne, maison du département, marchés,...) ainsi que quelques entreprises plus importantes (Unité de production Simah (produits de beauté) du Groupe Sothys, par exemple). La commune propose également un point multimédia gratuit et dispose d’une médiathèque. Enfin, la ville de Meyssac est animée par plus d’une trentaine d’associations actives dans tous les domaines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]