Les Houches

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Les Houches
Vue du centre-ville des Houches.
Vue du centre-ville des Houches.
Blason de Les Houches
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Mont-Blanc
Intercommunalité CC de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc
Maire
Mandat
Xavier Roseren
2014-2020
Code postal 74310
Code commune 74143
Démographie
Gentilé Houchards
Population
municipale
2 942 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 27″ nord, 6° 47′ 57″ est
Altitude Min. 796 m – Max. 4 280 m
Superficie 43,07 km2
Localisation

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Liens
Site web leshouches.fr

Les Houches sont une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune des Houches est située dans le département de Haute-Savoie, dans la vallée de l'Arve, non loin de la commune de Chamonix, au pied du mont Blanc. Étendue sur près de 5 000 hectares, de 850 m à 4 304 m (sommet du dôme du Goûter), la commune comprend de nombreux hameaux.

Rose des vents Passy Servoz Rose des vents
N Chamonix-Mont-Blanc
O    Les Houches    E
S
Saint-Gervais-les-Bains

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale 205 en direction de Chamonix et du tunnel du Mont-Blanc (2×1 voies). Le chemin départemental 213 est l'axe principal dans le sens de la longueur la commune. En train, la commune est desservie par les trains de la ligne Saint-Gervais - Vallorcine, à voie métrique. La gare des Houches se situe à 11,6 km du terminus de Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet, où s'arrêtent les trains Intercités et TGV.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Houches est un toponyme dont on trouve une première mention sous la forme Ochiae au XIVe siècle[1]. La forme Les Ouches est utilisée en 1840[1].

Les toponymistes Ernest Nègre, le chanoine Gros ou encore Charles Marteaux font provenir le toponyme du mot Ouche, de l'ancien français houche (du bas latin olca, olchia), qui désigne une bonne terre de culture ou des vergers, parfois clôturés[1],[2],[3],[4]. Si l'origine gauloise semble pertinente, Charles Marteaux indique que le mot trouverait son origine dans le mot grec olké (sillon, champs labouré)[3]. En arpitan savoyard, ôches (prononcé [ˈu.θɘ] ou [ˈɔ.θɘ]) désigne un champ labouré ou fermé par une haie ou un fossé[5]. De plus, ôche ([ˈuθ.ə]) et ôchons ([u.ˈθɔ̃]) signifient « faire des entailles longitudinales »[3].

Le nom de la commune en arpitan est Les Ôches, prononcé [le.ˈzø.θə] ou [le.ˈzø.t͡ʃə] aux Houches, [le.ˈzœ.θə] à Cordon, ou encore [le.ˈzɔ.θə] à Albens[5]. Quand le toponyme est écrit selon la graphie de Conflans, il peut êtreLéz Eûshe[6].

Les habitants sont appelés les Houchard(e)s[7]. En arpitan, ils sont los Ôchards et les Ôchardes[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon l'historiographie traditionnelle, les Ceutrons occupent le haut-Faucigny[8].

En 121 avant notre ère, les vallées de l'Arve et du Giffre sont passées sous la domination romaine, et l'on aurait tort de penser que les lieux sont restés retirés, sans traces de civilisation gallo-romaine. Cette date est marquée par la victoire romaine sur le peuple des Allobroges par le consul Quintus Fabius Maximus Allobrogicus. Des tensions puis un conflit opposent ces derniers aux Ceutrons à propos des limites entre leurs territoires respectifs[9]. Le conflit prend une telle proportion que Rome fait intervenir Cneus Pinarius Cornelius Clemens, légat de la Germanie supérieure. Ce dernier est à l'origine de la borne frontière, mise en place au col de la Forclaz-du-Prarion, sur la commune actuelle de Passy[9],[10],[11].

Au IVe siècle, la partie ceutrone de la vallée de l'Arve est attachée au Valais[9]. Durant les siècles suivants, cette partie de la vallée est contrôlée par des peuples appelés Burgondes.

Avec la fondation du prieuré de Chamonix vers la fin du XIIe siècle, plus probablement au XIIe siècle, il apparaît que la vallée de Chamonix appartient au comte de Genève[12],[13].

Une station de sports d'hiver est aménagée. La piste « Verte » accueille régulièrement l'épreuve de l'Arlberg-Kandahar.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Anciennement rattachée au syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc (regroupant initialement 14 communes), Les Houches se sont associées avec Chamonix-Mont-Blanc, Servoz et Vallorcine pour former, en 2009, la communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc[14].

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune est intégrée au canton du Mont-Blanc, avec Chamonix-Mont-Blanc, Les Contamines-Montjoie, Servoz, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, et Vallorcine. Le bureau centralisateur se trouve à Passy[15]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Chamonix-Mont-Blanc.

La commune fait partie de l'aire urbaine de Chamonix-Mont-Blanc ensemble à Chamonix-Mont-Blanc et Servoz.

Les Houches relèvent de l'arrondissement de Bonneville et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009), dont la députée est Sophie Dion (UMP) depuis les élections de 2012[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Pierre Portier    
mars 2001 mars 2014 Patrick Dole   Technicien forestier
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Xavier Roseren DVD Commerçant

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • La réserve de Carlaveyron.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Russie Krasnaïa Poliana (Russie).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 942 habitants, en diminution de -3,6 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 369 1 368 1 414 1 652 1 713 1 628 1 171 1 194 1 212
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 165 1 152 1 113 1 081 1 045 1 057 2 069 1 085 1 108
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 027 990 988 870 982 1 137 1 186 1 243 1 474
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
1 766 1 947 2 706 3 037 2 985 2 942 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006 [21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les Houches sont une station de sports d'hiver et d'été de renommée internationale.

Les Houches accueillent chaque année des épreuves de la coupe du monde de ski alpin, sur sa célèbre piste « La Verte des Houches ». Cette piste, en réalité une noire, est une piste de descente homme.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite une école de physique théorique, où se déroulent chaque année des cours donnés par les meilleurs spécialistes. De nombreux lauréats du Prix Nobel de physique sont passés par l'École de Physique des Houches, en tant qu'élèves ou conférenciers.

  • Musée montagnard, dans une maison du XVIIIe siècle, sur le thème du patrimoine et de l'habitat traditionnel.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Les Houches

Les armes des Houches se blasonnent ainsi : D'or vêtu d'azur, à un alpenstick et un piolet d'argent passés en sautoir brochant, chargé en cœur d'un besant du même,bordé de sinople et de gueules, surchargé d'un écusson de gueules à la croix d'argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Henry Suter, « Les Houches », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 5 novembre 2016).
  2. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 325.
  3. a, b et c Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6_2,‎ (lire en ligne), p. 145.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz, , 708 p., p. 280.
  5. a, b et c Roger Viret, Dictionnaire Français-Savoyard : Comportant plusieurs variantes de la langue savoyarde, (non édité à ce jour), 1770 p. (lire en ligne), p. 916.
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou
  7. « Houches (Les) », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 5 novembre 2016), Ressources - Les communes.
  8. Henri Ménabréa, Histoire de la Savoie, Bernard Grasset, (réimpr. 1960, 1976, 2009), p. 10.
  9. a, b et c Pierre Broise, « Antiquités gallo-romaine en Faucigny », Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève, no XVIII,‎ , p. 230-231.
  10. « Inscription romaine du col de la Forclas », notice no PA00118436, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Laurent Lamoine, Le pouvoir local en Gaule romaine, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Histoires croisées », , 468 p. (lire en ligne), p. 213.
  12. Arnaud Delerce, Une abbaye de montagne, Sainte-Marie d’Aulps. Son histoire et son domaine par ses archives, Académie chablaisienne, coll. « Documents d’Histoire savoyarde », , 546 p. (lire en ligne), p. 61.
  13. Histoire des communes savoyardes 1980, p. 140-142.
  14. « La Communauté », sur site de la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) (consulté le 19 mars 2015).
  15. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en octobre 2014).
  16. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Sixième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en octobre 2014).
  17. Site de l'association FranceGenWeb
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. 7, Société d'histoire et d'archéologie de Genève (réimpr. 1978) (1re éd. 1956), 486 p., p. 282.
  23. Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève : Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe - XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, , 646 p. (ISBN 978-2-90110-218-2), p. 195.
  24. « Snow-covered church - Marc Chagall », sur www.wikiart.org (consulté le 11 septembre 2016)
  25. Site officiel du Foyer de Charité de la Flatière
  26. « Les villes et villages fleuris - Site officiel des Villes et Villages Fleuris, label de qualité de vie », sur www.cnvvf.fr (consulté le 29 décembre 2015)