Servoz

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Servoz
L'église et le centre du village.
L'église et le centre du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Mont-Blanc
Intercommunalité CC de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc
Maire
Mandat
Nicolas Évrard
2014-2020
Code postal 74310
Code commune 74266
Démographie
Population
municipale
965 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 57″ nord, 6° 45′ 46″ est
Altitude Min. 758 m – Max. 2 324 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

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Servoz

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Servoz

Servoz (se prononce Servo[Note 1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village est resté à l'écart des grands flux touristiques de la région et garde, de ce fait, un aspect rural montagnard sauvegardé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Servoz vu de Platé
Servoz vue de Platé.

Servoz se situe dans la haute vallée de l'Arve, entre Chamonix-Mont-Blanc et Saint-Gervais-les-Bains. C'est un village qui s'étend au pied de la montagne de Pormenaz.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Passy Rose des vents
N Chamonix-Mont-Blanc
O    Servoz    E
S
Les Houches

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Train en gare de Servoz
Train en gare de Servoz.

La gare SNCF de Servoz est sur la ligne Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet à Vallorcine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le -oz final du nom de la commune ne se prononce pas[Note 1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sarvô, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison dans le vieux Servoz.

Au Ve siècle av. J.-C., les Ceutrons, s'installent tout près du lac qui à cette époque occupait le bassin de Servoz. Deux siècles plus tard, les Allobroges, peuplade celtique, repoussent les Ceutrons et installent leurs camps sur les Gures, promontoire dominant l'entrée du bassin de Servoz. Avec le temps et l'érosion, le lac disparaît. La borne de la Forclaz-du-Prarion marque la limite en 74 ap. J.-C., du territoire des Ceutrons et des Allobrogres, au sommet dudit col.

Un passé industriel[modifier | modifier le code]

Dès le XVe siècle, et peut être même durant l'antiquité, les richesses minières de l'ensemble de la vallée de Chamonix seront l'objet de recherches. Plomb, cuivre et dans une moindre mesure l'argent, seront donc recherchés. L'alun, bien que son existence fut à plusieurs reprises contestée dans cette partie des Alpes françaises sera recherché au XVe siècle. Plusieurs minéraux du groupe de l'alun ont été trouvés depuis quelques années sur plusieurs sites. Notamment dans les gorges de la Diosaz et aux Montées Pellissier (analyses X sur MEB et observations au MEB)[5].

Servoz est, au XVIIIe siècle, le siège d'une compagnie minière qui exploitait plusieurs filons de cuivre, plomb et argent.

Les travaux d'exploitation étaient situés au sein d'une concession de plus de 63 km2.

Aujourd'hui, les vestiges de ce passé industriel font partie intégrante du patrimoine archéologique industriel de Servoz et de la Haute vallée de l'Arve. Récemment des travaux ont été entrepris sur les scories de fonderie (analyses XRF et XRD, observations sur section polies au microscope électronique). Les scories sont de plusieurs types : scories écoulées externes, scories internes, scories de fourneau à manche.... Une affiche est présentée aux gorges de la Diosaz (rivière utilisée pour la mise en mouvement des différents ateliers de la fonderie).

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 2], dont une quarantaine dans le village[8],[9]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Anciennement rattachée au syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc (regroupant initialement 14 communes), Servoz s'est associée avec Chamonix-Mont-Blanc, Les Houches et Vallorcine pour former, en 2009, la communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc[11].

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune est intégrée au canton du Mont-Blanc, avec Chamonix-Mont-Blanc, Les Contamines-Montjoie, Les Houches, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, et Vallorcine. Le bureau centralisateur se trouve à Passy[12]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Chamonix-Mont-Blanc.

La commune fait partie de l'aire urbaine de Chamonix-Mont-Blanc ensemble à Chamonix-Mont-Blanc et Les Houches.

Servoz relève de l'arrondissement de Bonneville et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009), dont la députée est Sophie Dion (UMP) depuis les élections de 2012[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1983 Christian Ferrero    
1983 mars 2008 Marie-France Marcos PRG Proviseure, conseillère régionale (1998-2010)
mars 2008 mars 2014 Laure Schmutz DVG ...
mars 2014 en cours Nicolas Evrard DVG ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 965 habitants, en augmentation de 5,35 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
422 430 441 436 616 589 455 453 453
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
465 478 519 510 495 562 755 568 532
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
503 503 460 440 479 509 441 426 434
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
435 619 818 917 935 965 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les gorges de la Diosaz, site classé, sont un objectif de promenade accessible à tous, à travers un sentier entretenu accroché à la paroi, franchissant le torrent, permettant d’approcher les cascades et de pénétrer dans l’étroite fissure de la montagne[19].

Réserves naturelles[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune ne contient aucune réserve naturelle mais trois sont très proches :

ZNIEFF de type I[modifier | modifier le code]

C'est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I, comprenant notamment :

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Servoz bénéficie du label « ville fleurie » avec « 1 fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[20].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alexandre Stavisky, escroc français mort à Servoz le 8 janvier 1934.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le -oz final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[1],[2],[3].
  2. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[6],[7].
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
  2. Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  3. « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le 20 juillet 2016).
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou
  5. Selon S. Briand, Un patrimoine minier.
  6. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  7. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  8. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 71-72.
  9. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  10. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  11. « La Communauté », sur site de la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) (consulté le 19 mars 2015).
  12. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en octobre 2014).
  13. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Sixième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en octobre 2014).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 249.
  19. Ouverture de juin à septembre.
  20. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).