Longe-côte

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Longe-côte à Leffrinckoucke

Le longe-côte ou la randonnée aquatique[1] est un sport pratiqué à l'origine dans le nord de la France (Dunkerque, Bray-Dunes), sur des plages de sable, consistant à marcher avec de l'eau jusqu'au diaphragme en s'aidant éventuellement d'une pagaie pour avancer[1].

Depuis 2010[réf. souhaitée] le concept s'est diffusé et des clubs de longe-côte se sont créés en région PACA (Var, Alpes-Maritimes), en Normandie (Calvados, Manche) et en Bretagne (Ille-et-Vilaine) jusqu'à couvrir l'ensemble des littoraux de France métropolitaine avec des implantations à l'étranger.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette discipline a été mise au point en 2005 par Thomas Wallyn, entraineur d'un club d'aviron de Dunkerque. Il concevait cette activité comme complément d’entraînement pour les rameurs[1].

Après deux ans de pratique isolée, la discipline a été diffusée sur la région de Dunkerque par l'association Opale Longe Côte qui a accueilli des longeurs lors des journées nautiques en mai 2007 et a permis l'adhésion en septembre 2007[2]. Il s'agissait de permettre l'accès à cette discipline au plus grand nombre (avec par exemple, un prêt temporaire de matériel et des cotisations modiques) En avril 2009, le premier sentier de randonnée pédestre aquatique a été officiellement inauguré par Bernard Weisbecker, maire de la ville de Leffrinckoucke, « Le sentier bleu de la Licorne[3] ». Un sentier bleu est un sentier marin qui se pratique en longe-côte avec ou sans pagaie[2].

Le longe-côte définit le principe d'une nouvelle forme de randonnée, la randonnée pédestre aquatique (on évolue debout dans l'eau, immersion minimale jusqu'à la taille.) L'association « les Sentiers Bleus » dont l'objet est la promotion et le développement du longe-côte est créée en juin 2009. Elle a depuis accompagné la création des structures[4][réf. insuffisante], formé les encadrants, défini un code des courses[5] et rédigé la fiche de caractérisation de la discipline avec la Fédération française de randonnée pédestre auprès du Ministère de la jeunesse et des sports[réf. souhaitée].

Description[modifier | modifier le code]

Le principe du « longe-côte » consiste à marcher en mer une fois l'eau à la taille. Le longeur (pratiquant du longe-côte) peut utiliser ou non une pagaie, facilitant ainsi l’enchaînement du mouvement de jambes en complète immersion[réf. souhaitée]. Quand elle est utilisée[1], la pagaie sert à la fois d'élément moteur et d'appui.

Par temps calme, la discipline peut se pratiquer comme un loisir, soit de manière sportive en augmentant la fréquence d’enchaînement de la progression[réf. nécessaire]. Par mer agitée, le mouvement s'accompagne de périodes de franchissement de vagues.

Le mouvement de base[modifier | modifier le code]

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Le mouvement s'effectue le corps immergé jusqu'au diaphragme ; il consiste en l'exécution simultanée d'un mouvement de jambe et d'un mouvement de bras. Avoir le dos immergé permet de ne pas forcer sur le bas de la colonne vertébrale.

Le mouvement des jambes[modifier | modifier le code]

Le mouvement des jambes est constitué d'une succession de grands pas occasionnés par un déséquilibre avant.

Le mouvement de la pagaie[modifier | modifier le code]

Le mouvement commence par un positionnement de la pagaie parallèlement au sens de déplacement, la pagaie bien en hauteur.

La prise d'eau se fait donc à l'avant du corps lors du déséquilibre avant à côté du genou de la jambe avant. Seule la pale de la pagaie est plongée dans l'eau. Celle-ci est ramenée le long du corps par une conjonction d'un mouvement de poussée de la main du côté de la jambe en avant et de traction de l'autre. La pale est sortie de l'eau avant le plan du corps. Il suffit alors de lever la pagaie en effectuant une rotation du poignet pour enchainer le mouvement de l'autre côté.

Enchaînement des mouvements[modifier | modifier le code]

Selon la marée et le sens du courant, le mouvement pourra s'effectuer de manière symétrique (type mouvement kayak) ou asymétrique (type mouvement canoë).

Le mouvement symétrique s'effectuera de manière générale pendant la phase d'étal (ou à marée montante par fort vent de terre). Un coup de pagaie à gauche, un coup de pagaie à droite. Le mouvement asymétrique s'effectuera courant dans le dos.

La technique dite « du double appui » est globalement la plus efficace, car elle permet de prendre davantage de vitesse en favorisant, par le déséquilibre, la coordination indispensable à la bonne réalisation de geste. Deux coups de pagaies à droite pour un seul à gauche. Le deuxième à droite s'effectuera un peu plus à gauche du genou gauche par rapport au premier. Concrètement, l'immersion de la pagaie (premier coup) se fait pratiquement en avant du genou gauche, tandis que l'immersion de la pagaie (deuxième coup) se fait un peu plus à gauche du genou gauche. Un léger déséquilibre s'opère alors, rendant l'enchainement du mouvement de bras plus rapide et surtout plus efficace.

L'équipement[modifier | modifier le code]

Outre la pagaie, l'équipement est celui de toute personne évoluant en milieu marin[1] :

  • une combinaison de type plongée ou planche à voile
  • des chaussons de type voile ou plongée

Ces équipements seront adaptés à la température de l'eau.

Apports du point de vue médical[modifier | modifier le code]

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  • Travail en décharge : la pratique en milieu aquatique permet un travail en poids apparent réduit et donc une levée des contraintes articulaires liées au poids, notamment pour la région lombaire et les membres inférieurs.
  • Travail de renforcement musculaire du caisson abdominal et des muscles du tronc : en effet, il y a un travail synergique des muscles abdominaux (grand droit / petit et grand oblique) et des paravertébraux (long dorsal-épi épineux-iliocostal lombaire-iliocostal dorsal) correspondant au verrouillage lombaire et au soutien de la colonne vertébrale, travail recommandé chez les lombalgiques.
  • Travail musculaire dynamique cette fois de groupes musculaires : tels que : les abaisseurs d'épaule (grand rond, petit rond, grand pectoral) très recommandé pour les périarthrites scapulo-humérales et recentrage huméral lié au stress ; lutte contre l'effet « tête dans les épaules ».
  • Important travail du grand dorsal : appelé muscle du paraplégique en raison d'une innervation haute C6 C7 C8 et d'une insertion basse crête iliaque épineuse des vertèbres sacrées, lombaires, des 6 dernières dorsales et 4 dernières cotes finissant par une insertion haute dans la coulisse bicipitale - qui joue un rôle majeur dans le maintien de la colonne.
  • Travail circulatoire : semelle de Lejar (voûte plantaire). La poussée demande une attaque franche du talon suivi d'un déroulement du pas souple (puisqu’en impesanteur) jusqu'aux orteils favorisant le retour veineux rendant une sensation de jambes légères après la séance.
  • Travail d'équilibre et vestibulaire dû au courant
  • Effet minéralisant : l'eau de mer et l'air marin apportent leurs lots de minéraux, y compris en buvant quelques gorgées d'eau de mer, tonique et réhydratant jusqu'à 100 ml / jour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]