L'Aiguillon

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L'Aiguillon
L'Aiguillon
Vue de l’église de l'Aiguillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Pays d'Olmes
Intercommunalité Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Claude Camanes
2014-2020
Code postal 09300
Code commune 09003
Démographie
Gentilé Aiguillonnais ou Aiguillonnois
Population
municipale
420 hab. (2015 en augmentation de 7,14 % par rapport à 2010)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 55′ 05″ nord, 1° 54′ 06″ est
Altitude Min. 457 m
Max. 920 m
Superficie 6,37 km2
Localisation

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L'Aiguillon

L’Aiguillon (L'Agulhon en occitan languedocien) est une commune française, située dans le département de l’Ariège en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L’Aiguillon fait partie de la région naturelle du pays d'Olmes, et se trouve à mi-chemin entre Lavelanet, chef-lieu du canton, et Bélesta. Elle compte un certain nombre de hameaux et de lieux-dits (notamment Terris, Durenat, Couchou, Pagès, Jordy, Ramoundino, les Peyriquets, Saint-Charles, Roudière)[B 1].

Situé au pied du massif du Plantaurel, le bourg de L'Aiguillon s'établit sur l'Hers-Vif, au moment où celui-ci entaille une première fois le pli calcaire en une cluse, séparant à l'ouest la crête de Bouchard de la crête de l'Arse à l'est. Le sud de la commune est quant à lui marqué par les premières hauteurs du massif de Tabe.

La route départementale 117, ancienne route nationale 117, qui relie Foix à Perpignan, traverse la commune, et est rejointe au centre du village par la route départementale 16[B 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de L'Aiguillon[B 1]
Dreuilhe
(par un quadripoint)
Lesparrou
Saint-Jean-d'Aigues-Vives L'Aiguillon Bélesta
Bénaix Fougax-et-Barrineuf

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Hers traverse la commune au nord, au pied de la Crête de l’Arse. Plusieurs affluents le rejoignent sur le territoire de la commune : les ruisseaux de Benaix, de Mède, du Bac[B 1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au fond d’une cluse, creusée par l’Hers dans le Plantaurel, massif du Piémont pyrénéen[A 1]. Le village est enserré entre le pic de Mède au sud, qui culmine à 912 m d’altitude, et la crête de l’Arse au nord, dont le point le plus haut se trouve à 718 m, cette dernière étant coupée de la crête de Bouchard par le col des Balussous, là où l’Hers bifurque vers le nord (se reporter à la carte)[B 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’Aiguillon était anciennement orthographié L’Éguillon[A 2]. En occitan, agulhon (« Aiguillon ») désigne une « hauteur pointue »[A 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ruines du moulin à marbre, par la suite transformé en usine de peigne en corne.

La seigneurie de L’Aiguillon relève de Mirepoix jusqu’au partage du fief en 1329, date à laquelle elle passe sous l’autorité de Léran. À partir du XVIe siècle, L’Aiguillon fait partie de la baronnie de Bélesta, avec les seigneuries de Bélesta et de Fougax. Le village fait partie de la commune de Bélesta jusqu’à sa distraction en 1926[B 3].

Les principales industries au XIXe siècle et au XXe siècle sont, comme c’est le cas dans tout le pays d’Olmes, celle du peigne en corne (anciennement en buis) et de la filature[B 3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Claude Camanes DVG Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2015, la commune comptait 420 habitants[Note 1], en augmentation de 7,14 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
420423408414403372391437480
1999 2005 2010 2015 - - - - -
422403392420-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de la fabrique de jardin dans le jardin à la française. En arrière-plan à droite, maison miniature.

Une scierie de marbre du XIXe siècle (ordonnance de Charles X du ) a été mise à jour en 2005. Un moulin à farine antérieur à 1747, transformé en usine de peigne en corne, est maintenant en ruines[B 4].

L’église mêle des éléments architecturaux classiques et modernes (particulièrement l’entrée). Anciennement consacrée à la Vierge Marie, elle est aujourd’hui dédiée à saint Sernin. Il existait en outre une chapelle vouée à saint Michel, près de l’église actuelle (fin du XVe siècle)[B 3].

À côté du cimetière se trouve un jardin à la française, avec en son centre un belvédère[B 3].

Il y a de surcroît plusieurs croix de chemins.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L’abbé Edouard Lafuste († à L’Aiguillon), curé du village, est l’auteur de nombreuses études historiques[B 3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. Louis Claeys, André Lagarde, Claudine Pailhès, Daniel Pédoussat, Michel Sébastien et Robert Simonnet, Encyclopédie Bonneton de l'Ariège, Paris, Éditions Bonneton, , 319 p. (ISBN 2-86253-200-2), p. 194.
  2. Briand de Verzé, Dictionnaire géographique de la France, Belin, , 660 p. (lire en ligne), p. 500.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations non romanes ; formations dialectales, vol. 2, Genève, Librairie Droz, , 1381 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 1187.

Références[modifier | modifier le code]

Références web[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Carte IGN de L’Aiguillon », sur Géoportail (consulté le 13 juin 2011).
  2. « L’Aiguillon », sur le site de l’Association des maries et des élus de l’Ariège (consulté le 13 juin 2011).
  3. a b c d et e Jean-Jacques Pétris, « L’Aiguillon », sur histariege.com (consulté le 13 juin 2011).
  4. Laurence Cabrol, « Un moulin peut en cacher un autre » [archive du ], sur AriègeNews, (consulté le 13 juin 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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