Mathons

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Mathons
Image illustrative de l'article Mathons
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Canton Joinville
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Joinville-en-Champagne
Maire
Mandat
Michel Truilhé
2014-2020
Code postal 52300
Code commune 52316
Démographie
Gentilé Mathonais, Mathonaises
Population
municipale
73 hab. (2014)
Densité 5,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 09″ nord, 5° 02′ 41″ est
Altitude 308 m (min. : 242 m) (max. : 349 m)
Superficie 13,4 km2
Localisation

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Mathons est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mathons se situe sur le plateau surplombant Joinville par l'ouest. Entre la Marne et la Blaise, la commune se compose du village en lui-même ainsi que des hameaux tel que celui des BonsHommes. 1340 hectares.

Localisation : 9 km à l'ouest de Joinville.

Le village est relié à Morancourt, Guindrecourt-aux-Ormes, Nomécourt, Ferrière-et-Lafolie.

Pas d'industrie mais de l'agriculture : élevages bovins, polyculture (blé, colza, maïs) et sylviculture.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1984 1990 Léon Pincemaille    
1990 2001 Jean Graillot    
2001 2010 Alain Bruncher    
2010 en cours Michel Truilhé    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 73 habitants, en augmentation de 30,36 % par rapport à 2009 (Haute-Marne : -2,51 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
269 265 267 203 293 299 300 312 321
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312 303 267 257 263 214 195 180 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
151 157 154 142 110 112 99 116 103
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
92 75 68 55 51 52 57 64 73
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux, monuments et même objets…[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (fin XIIe à début XIIIe) classée pour ses fresques probablement du XIVe siècle dont certaines sont dans un bon état de conservation. Elles représentent des saints et saintes sur les murs de la nef. Nous pouvons y voir sainte Marguerite sortir du ventre du dragon terrassé dont l'ombre est en train de se détacher. Saint Philippe et saint Thomas entre autres sont également présents.

Les vestiges du prieuré de bonshommes (désignant les Grandmontains : membres de l'ordre religieux de Grandmont inspiré par saint Étienne) sont désormais très peu visibles et de plus sur une propriété privée. Mais le rayonnement de ces lieux fut important au Moyen Âge notamment avec le commerce de denrées alimentaires et les échanges intellectuels.

Deux objets nous sont parvenus :

Le bas-relief en pierre intitulé le silence de Carrache visible sur le maître-autel de l'église communale et offert à la commune par le propriétaire de l'ancien prieuré.

La croix de Mathons, crucifix en émaux sur cuivre, de trente-cinq centimètres de haut et vingt-cinq de large qui se compose de la croix principale complétée de quatre éléments à chaque extrémité (dont trois ont été répertoriés). Sur ceux à la gauche et à la droite du Christ sont représentés des animaux divins (un lion et un bœuf ailés tenant quelque chose dans leurs pattes probablement les saintes écritures). L'élément inférieur représente un saint tenant sur la poitrine une tablette. L'élément supérieur serait décoré également d'une représentation d'un personnage. Cet œuvre se trouve au Musée national du Moyen Âge de Cluny (Paris)[5]. La croix de Mathons est attribuée au maître de l'autel de Grandmont (dont dépend le prieuré des Bonshommes (sur la commune de Mathons). Plusieurs symboles des évangélistes sont présents notamment sur les potences de la croix qui disposent de palmettes dorées, ourlée d'une zone émaillée en dégradée. Cette particularité se rencontre sur l'épaule et la cuisse du lion et du bœuf (potences latérales de l'œuvre) mais aussi sur l'aigle de saint Jean (présence sur une potence probablement du sommet (jadis propriété de Martin Le Roy)). La potence du pied (inférieure) n'a pas de reconnaissance, nous pouvons y observer un saint (probablement un évangéliste si nous nous référons aux symboles couramment utilisés par l'ordre) debout sur un arc de couleur, tenant une tablette et montrant sa main droite en forme de bénédiction. Plusieurs exemples de croix émaillées (un peu différentes sont visibles notamment dans les collections du Limousin (origine de l'ordre).

Cette œuvre (avec d'autres) est représentative de l'école d'orfèvrerie de Grandmont (issu des principes de vie de saint Étienne) qui s'ajoute aux capacité et spécificité de bâtisseurs de l'Ordre. En effet, sans doute grâce à la générosité des rois d'Angleterre principalement, Grandmont put entretenir une école d'orfèvrerie. C'est l'ordre de Grandmont qui diffusa les émaux limousins en France. De nombreuses dépendances grandmontaines possédaient des croix ou des reliquaires émaillés. Cette école fut enfin reconnue, et admirée, dès le milieu du XIXe siècle, une centaine d'années trop tard malheureusement, car la Révolution avait envoyé à la fonte les plus beaux exemplaires de cette école. Ce sont donc des vestiges qu'il nous reste, dont la collection réunie par Edmond du Sommerard, qui se trouve actuellement au Musée national du Moyen Âge (Cluny) à Paris.

Voir aussi la Châsse de Mathons (reliquaire en émaux à champs levés) inscrite au trésor de la cathédrale de Troyes.

Le plus bel exemple du passé et de son activité de sylviculture restent sans doute sa "Forêt de Mathons" qui se trouve au sud du village et permet de longues promenades en pleine nature (attention aux 4x4 qui disposent d'un petit parcours dans une portion) renseignez-vous également sur les périodes de chasse. Vous y rencontrerez également la stèle en souvenir des maquisards fusillés (voir article sur l'histoire de Mathons) situé à l'entrée de la forêt.

Est présent également un beau lavoir à l'ouest de la commune.

Sans oublier la fameuse "rue du Lac" et son hôtel qui prouvent que les habitants ont de l'humour. Le lac n'est en fait qu'une petite marre (boueuse à l'époque) aujourd'hui comblée, se situant derrière la mairie actuelle. Son fameux hôtel comportait une chambre avec vue …. sur le lac bien sûr. Café, restaurant, tabac, téléphone et hôtel on trouvait de tout dans cet établissement.

Les petites choses de la vie[modifier | modifier le code]

L'association Saint Fiacre soutenue par des bénévoles œuvre dans la commune pour l'embellissement (fleurissement estival des édifices et illuminations de Noël) et pour la conservation historique (ouverture de l'église aux journées du patrimoine).

Construit par les bénévoles de la commune, le camping « La Croix » situé à la croisée des chemins, à l'entrée du village.

En 2004, Mathons s'est équipé d'une connexion haut débit internet par satellite et Wifi. C'est l'un des tout premiers villages en France à proposer aux habitants une connexion à internet par ondes radio (Wifi)[réf. nécessaire] mais la particularité se présente également par une émission/réception via un satellite.

En 2006, les habitants ont voté pour attribuer un nom à chacune de leurs rues.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. À propos d'un lion champlevé limousin : La survivance d'un thème sassanide Geneviève Souchal Gesta, Vol. 15, No. 1/2, Essays in Honor of Sumner McKnight Crosby (1976), pp. 285–292 doi:10.2307/766778