Olivier Dartigolles

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Olivier Dartigolles
Illustration.
Olivier Dartigolles en octobre 2016.
Fonctions
Conseiller municipal de Pau
En fonction depuis le
(12 ans, 9 mois et 30 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
28 juin 2020
Maire Martine Lignières-Cassou
François Bayrou
Porte-parole national du Parti communiste français

(12 ans, 8 mois et 17 jours)
Avec Patrice Bessac
Successeur Ian Brossat
Cécile Cukierman
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Bordeaux (Gironde)
Nationalité Française
Parti politique Parti communiste français
Diplômé de Université Bordeaux Montaigne
Profession Professeur d'histoire
Site web http://dartigolles.fr

Olivier Dartigolles, né le à Bordeaux (Gironde), est un homme politique français.

Il est porte-parole du Parti communiste français de 2006 à 2018 et conseiller municipal de Pau depuis 2008.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Titulaire d'un DEA obtenu en 1994 à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3[1], il est enseignant en histoire.

Il participe chaque semaine au talk-show L'Heure des pros, animé par Pascal Praud sur la chaîne CNews[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Ayant adhéré au Parti communiste français (PCF) en 1987[3], il devient secrétaire départemental du parti dans les Pyrénées-Atlantiques et membre du conseil national lors du congrès de Martigues, en 2000.

Élu membre du comité exécutif national en 2003 lors du 32e congrès du PCF, il est chargé des questions relatives à la jeunesse, notamment pendant le mouvement contre le contrat première embauche (CPE). Il anime les travaux de la commission « stratégie » pour le 33e congrès, où il est élu porte-parole du PCF. Au congrès suivant, en 2008, il est élu à la direction collégiale, chargé de la communication, la presse et les médias et reste porte-parole[3].

Il est l'auteur d'un ouvrage consacré à la victoire du « non » au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, intitulé Journal de campagne du non… et autres considérations.

En mars 2008, il est élu conseiller municipal de Pau, sur la liste de Martine Lignières-Cassou (Parti socialiste), qui remporte l'élection.

Lors de l'élection présidentielle de 2012, il est co-directeur, avec François Delapierre, de la campagne du candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Il est également candidat du Front de gauche aux élections législatives de 2012 dans la 1re circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où il recueille 8,8 % des voix.

Il se présente aux élections municipales de Pau en 2014. Sa liste arrive sixième au premier tour avec un score de 5,32 %[4]. Il rejoint la liste du candidat socialiste David Habib au second tour, liste qui est battue très nettement dans un rapport 62,95/37,04 par la liste de François Bayrou (MoDem). Il conserve à l'issue de l'élection son siège de conseiller municipal et communautaire.

En , il est désigné par les communistes de la nouvelle grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes pour être leur chef de file lors des élections régionales des 6 et . Désigné tête de liste régionale, il conduit lors du scrutin de décembre la liste du Front de gauche, L’Humain d’abord. La liste, qui arrive en cinquième position, n'obtient que 4,85 % des suffrages[5], ne passant donc pas la barre des 5 % et ne pouvant ainsi pas fusionner avec la liste d'Alain Rousset. Elle totalise 100 390 suffrages contre plus de 129 000 en 2010 sur l'ensemble de la région[6]. Le recul est le plus net en Limousin, avec des chutes de 6,47 % en Corrèze, 4,58 % en Creuse et 4,90 % en Haute-Vienne[7], alors que la liste du Front de gauche y obtenait plus de 13 % en 2010. Sur le département des Pyrénées-Atlantiques, il n'obtient que 4,64 %[7], en recul de 0,27 point par rapport à 2010. Il obtient 5,23% sur la ville de Pau, où il est élu municipal depuis 2008, sa liste arrivant en cinquième position. Là-aussi, elle est en recul de 0,49 point par rapport à 2010.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Journal de campagne du non et autres considérations, éditeur : Les Nouvelles des Pyrénées Atlantiques, 2005, (ISBN 2-9524821-0-1)
  • Blog à part, chronique engagée d'une époque cruelle, éditeur : Arcane 17 Association, 2010, (ISBN 9782918721079)
  • François Moncla, Récits de vie et d'ovalie, éditeur : Arcane 17 Association, 2016, (ISBN 978-2918721543)
  • Macron, entreprise de démolition : Forces, failles et supercheries, Editions de l'Atelier, 2018, 141 p., (ISBN 978-2708245624)
  • Marseille me manque : un ex-flic se livre, La Déviation, 2020, 88 p., (ISBN 979-1096373284)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoire soutenu : Les députés communistes du Sud-Ouest et du Nord-Pas-de-Calais 1945-1958 : approche prosopographique et comparative à partir de cinquante quatre itinéraires biographique, sous la direction de Sylvie Guillaume et Bernard Lachaise, 1994
  2. Éric Bely, « Olivier Dartigolles se « sent bien » dans l’émission de Pascal Praud sur CNews », sur La République des Pyrénées (consulté le 15 janvier 2020).
  3. a et b Notice biographique d'Olivier Dartigolles
  4. Son score est très en recul par rapport à celui de Jean-Luc Mélenchon qui avait fait près de 13 % dans la ville deux ans auparavant.
  5. Le Monde, 8 décembre 2015 : PS 30,39 % ; LR-UDI-Modem 27,19 % ; FN 23,23 % ; EELV 5,60 % ; FDG 4,85 % ; DLF 3,35 % ; La Vague citoyenne 1,81 % ; LO 1,41 % ; Nouvelle Donne 1,21 % ; UPR 0,92 %.
  6. 2010 : 5,95 % pour le FDG en Aquitaine, 13,13 % en Limousin et 4,66 % en Poitou-Charentes.
  7. a et b Le Monde, 8 décembre 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]